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Publié le 1er janvier 2015

Revue de Presse - Décembre 2014

Charlie Hebdo, journal antinucléaire

Voici avec un peu de retard la revue de presse de décembre 2014. Elle est dédiée à Charlie-Hebdo, journal qui a toujours raillé le nucléaire tant par des articles que par des dessins. On nous permettra d’ironiser un instant sur les nucléocrates qui ont assuré « Je suis Charlie »...

Nous avons une pensée particulière pour Fabrice Nicolino, gravement blessé à la jambe lors de l’attaque du 7 janvier, qui avait en grande partie réalisé le numéro spécial de Charlie-Hebdo "L’escroquerie nucléaire" que nous avions présenté lors de sa sortie dans cette revue de presse, dont vous pouvez voir la réclame ici : http://bit.ly/14QkLVc

Bien entendu, cette revue de presse est agrémentée de dessins antinucléaires de Charlie-Hebdo. Merci à leurs auteurs, vivants ou morts... mais de toute façon vivants.

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Un numéro spécial de Charlie-Hebdo que vous pouvez toujours acheter...

Chantier EPR : faire un réacteur nucléaire tue. Verdict le 25 février.

  • Bouygues en appel mercredi pour un décès sur le chantier du réacteur EPR
    AFP, 1er décembre 2014 : http://bit.ly/1xwqA5C
  • Décès sur le chantier du réacteur EPR : peine allégée requise en appel contre Bouygues
    AFP, 3 décembre 2014 : http://bit.ly/1Bpn26n
  • EPR de Flamanville : un réacteur et des hommes
    Rappel France-inter, 6 octobre 2013 : http://bit.ly/1tM95i8
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La religion nucléaire, par Charb

Nous avons régulièrement évoqué cette affaire qui illustre les conditions moyenâgeuses dans lesquelles sont exploités les travailleurs sur le chantier du réacteur EPR de Flamanville. Et encore, bien que ce soit probablement lié, il ne s’agit même pas ici de revenir sur les graves malfaçons et lourds retards de ce chantier catastrophique, sans parler de la facture multipliée à ce jour par 3 (8,5 milliards au lieu de 2,8 et probablement bien plus au final).

En l’occurrence, c’est carrément la vie des ouvriers qui est en jeu, et elle est carrément méprisée par les donneurs d’ordre, en particulier EDF et Bouygues qui se cachent derrière les sous-traitants auxquels ils délèguent le sale boulot. De nombreux accidents du travail ne sont pas déclarés et, comme démontré dans l’excellent reportage de Pascale Pascariello, les responsable de la sécurité du travail sont licenciés s’ils tentent de faire correctement leur travail.

C’est ainsi que deux travailleurs sont morts en 2011 sur le chantier EPR. Condamnées lors d’un premier procès, les sociétés Bouygues et Tissot ont bien entendu fait appel et, étrangement, l’avocat général de la cour d’appel de Caen a requis une peine allégée pour Bouygues. La décision a été mise en délibéré au 25 février prochain.

Voiture électrique (nucléaire) : un flop à tout prix !

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La voiture électrique/nucléaire, par Cabu

Malgré une désinformation massive par la publicité mais aussi par de nombreux articles ou reportages complaisants, la voiture électrique ne décolle pas. Mieux : le mois dernier, les Échos révélaient qu’à peine 30% des ventes étaient dues aux particuliers : « Les flottes d’entreprise, les réseaux d’autopartage et les concessions assurent plus des deux tiers des débouchés. » (cf http://bit.ly/1tGbXrm )

L’Observatoire du nucléaire a mené une croisade quasi solitaire depuis des mois contre la voiture rechargée au nucléaire mais aussi contre le gaspillage massif d’argent public pour installer partout en France des bornes de rechargement qui seront obsolètes à peine installées (cf http://bit.ly/1AmnWBL ).

Mais on peut noter enfin quelques frémissements ici où là. Après l’excellent reportage de France5 (rappel : http://bit.ly/1ywEXIJ ), et avant un attendu Envoyé spécial, c’est Que choisir qui s’y colle, prudemment toutefois, en demandant « Est-il raisonnable d’imposer aux promoteurs immobiliers des équipements de recharge pour les véhicules électriques dans tous les bâtiments neufs ? » et en reconnaissant que « L’éventualité que ces équipements ne servent jamais ne peut être exclue. »

Pour sa part, Le Monde se demande (il est grand temps !) « A quoi sert vraiment une Autolib ? » et conclut « Pour résumer, Autolib’ apparaît comme un service, très pratique mais très coûteux, permettant aux cadres de sexe masculin d’éviter de prendre le RER ou de chercher un taxi quand ils rentrent tard du bureau... »
.

Ainsi que nous l’avons déjà noté, il se confirme qu’avec ses voitures nucléaires, M. Bolloré (Autolib à Paris, Bluecub à Bordeaux, Bluely à Lyon) attire à la voiture individuelle des gens qui prenaient auparavant les transports en commun : quelle « réussite » pour un système d’autopartage sensé réduire la place de la voiture et protéger l’environnement !

Cigeo : l’enfouissement des déchets nucléaires prend l’eau (chaude)

  • Géothermie ou déchets radioactifs ? Des associations assignent l’Andra au tribunal
    Journal de Haute-Marne, 17 décembre 2014 : http://bit.ly/1zOe52k
  • Une étude de 600 000 € pour savoir combien va coûter Gigéo !
    L’Affranchi, 14 décembre 2014 : http://bit.ly/1Fa7hEm
  • Nouvelle attaque d’Anonymous sur des sites web meusiens
    Est Républicain, 29 décembre 2014 : http://bit.ly/1wPSPqT
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L’enfouissement des déchets radioactifs par Tignous

Lorsque les nucléocrates ont cherché un endroit pour enfouir leurs déchets radioactifs, ils ont fait semblant de rechercher un site approprié sur le plan géologique. En réalité, ce n’était pas la résistance de la roche qu’ils testaient, mais la résistance de la population.
C’est ainsi qu’ils ont finalement choisi Bure, un lieu presque désert aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne. Pas de chance, le site surplombait un gisement potentiel de géothermie, cas exclu par la loi. Qu’à cela ne tienne : le vrai domaine de compétence de l’industrie nucléaire étant le mensonge, l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs) décréta qu’il n’y avait pas de potentiel géothermique à Bure.
Les courageuses associations locales en lutte contre la création de cette poubelle nucléaire ont saisi la justice. On verra bien si celle ci s’en lave les mains (à l’eau chaude, ça va de soi) ou si elle fait son travail en annulant de projet d’enfouissement...

Les corrompus de l’atome se disputent le magot

  • La manne de Civaux est sauvée mais reste controversée
    La Nouvelle République, 2 décembre 2014 : http://bit.ly/1F9alRf
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Cabu

La Contribution économique territoriale, qui a succédé à la Taxe professionnelle, fait toujours saliver les « corrompus de l’atome » : ces élus qui doivent leur place à leur soumission à l’industrie nucléaire, laquelle les récompense en retour en leur versant de belles taxes qui leur permettent d’être réélus, etc.
Après des décennies à toucher le magot sans en laisser une miette aux voisins, les communes d’implantation des centrales ont été obligées de partager un peu par le biais des communautés de communes et des départements. Mais les clés de répartitions font l’objet d’âpres négociations : la concurrence est rude entre corrompus et plus encore avec ceux qui voudraient tellement l’être !

EDF dans les mains d’une véritable mafia...

  • EDF : un nouveau président sous influence
    Médiapart, 2 décembre 2014 : http://bit.ly/1xtfdvk
  • Stockage de déchets radioactifs au Bugey : le chantier Iceda va reprendre
    Le Progrès, 30 décembre 2014 : http://bit.ly/1tJHvSS
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Charb

Édifiant article de Médiapart qui montre que le nouveau PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, est sous la coupe des réseaux de Gérard Longuet, ancien membre du groupe fasciste « Occident » dans les années 1970. D’ailleurs, M Lévy a immédiatement offert un contrat (avec notre argent, bien sûr) à l’agence de communication de la sulfureuse Anne Meaux, ancienne membre d’Occident elle aussi, et largement impliquée dans le désastre d’Areva. Une sorte de mafia réactionnaire abondamment abreuvée d’argent public.

On n’osera pas parler aussi de mafia à propos de la Cour administrative d’appel de Lyon, mais on sera pour le moins étonné de voir qu’elle a annulé le jugement du tribunal administratif qui avait recalé le permis de construire de l’installation Iceda (dans le site de la centrale nucléaire du Bugey) où EDF entend entreposer les déchets issus du prochain démantèlement des 9 premiers réacteurs français (ceux des années 50 et 60).

Tenez-vous bien : pour le Conseil d’État, la phrase : "sont interdites toutes les occupations et utilisations non liées et nécessaire à l’activité de la centrale" peut être considérée comme "n’imposant pas que ces travaux aient pour objet exclusif de répondre à ses besoins". Non non, rien à voir avec une mafia...

Mafia nucléaire (suite) : l’argent public détourné par Macron

  • Le CEA va céder une nouvelle tranche d’Areva à l’Etat français
    AFP, 12 décembre 2014 : http://bit.ly/1xx450i
  • Détournement de 334 millions d’euros publics au profit du CEA
    Observatoire du nucléaire, 12 décembre 2014 : http://bit.ly/1Dako6x
  • Rappel : l’affaire Uramin, quand Lauvergeon fait disparaître des milliards...
    Télérama, 10 décembre 2014 : http://bit.ly/1AfT59O
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Areva par Charb

On lit encore ici où là que Areva serait le « géant du nucléaire ». Or, cette entreprise échoue partout où elle passe, et en particulier sur le chantier du réacteur EPR de Finlande. Sans oublier l’affaire de corruption Uramin (souvent évoquée dans nos colonnes). A tel point que l’action Areva à la bourse de Paris, introduite à 82 euros, ne vaut plus que 9 euros : 90% de pertes !
Face à ce désastre, le banquier Macron, déguisé en ministre « de gauche », a organisé une écoeurante opération de détournement de l’argent public : l’Etat (c’est à dire nous) a acheté au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) 27 412 875 actions d’Areva au prix de 334 300 010 euros.
Saisissant sa calculette, l’Observateur du nucléaire montre que cela fait 12,2 euros par action, soit 35% au dessus du cours boursier. Et 100% au dessus de la valeur réelle de l’action Areva, qui est nulle. En résumé, Macron a offert 334 millions d’euros au CEA. Un véritable détournement d’argent public. Encore des pratiques mafieuses ! Que fait la police ?

Encore un réacteur fermé aux USA !

  • Nuclear : Carbon Free, but Not Free of Unease
    New York Times, 22 décembre 2014 : http://nyti.ms/1reVvCo
  • Another Reactor Closes, Punctuating New Reality for U.S. Nuclear Power
    National Geographic, 31 décembre 2014 : http://bit.ly/1rOOEjr
  • Etats-Unis : où stocker les déchets nucléaires à haute valeur radioactive ?
    Novethic, 10 décembre 2014 : http://bit.ly/1wPMxYd
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par Charb

Après les réacteurs San Onofre 1 et 2, Crystal River 3 et Kewaunee 1 en 2013, c’est celui de Vermont Yankee qui a été définitivement fermé 29 décembre 2014 malgré une prolongation de durée de vie à 60 ans qui permettait son exploitation jusqu’en 2032.
Les propriétaires de ces réacteurs ont fait les comptes et sont arrivés à la conclusion que produire de l’électricité nucléaire était une activité largement déficitaire et qu’il fallait cesser les frais.
Après avoir longtemps été de 104, le nombre de réacteurs en service aux USA est, pour la première fois depuis des décennies, repassé en dessous de 100. Et ce n’est que le début de la déconfiture de l’atome…

Nucléaire en Europe : plus dure est la chute

  • Le nucléaire européen face à son obsolescence
    Actu-environnement, 16 décembre 2014 : http://bit.ly/1zmkWUa
  • Pourquoi E.ON, le géant nucléaire allemand, se démantèle et se recentre sur l’énergie verte
    Le Monde, 1er décembre 2014 : http://bit.ly/1tubsA3
  • La Belgique prolonge de dix ans ses vieux réacteurs nucléaires
    Le Monde, 23 décembre 2014 : http://bit.ly/1xwZCL8
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Fessenheim par Catherine

L’atome européen n’est pas plus flamboyant que celui des USA : sur les 131 réacteurs en fonctionnement dans l’Union européenne, 75% tournent depuis plus de 27 ans, et la moitié des unités sont en activité depuis plus de 29 ans. Et 25% des unités sont en production depuis 33 ans ou plus. Or, construire un réacteur prend au moins 15 ans et, de toute façon, coûte si cher que presque plus personne ne veut se lancer dans une telle aventure. En clair, des dizaines de réacteurs vont fermer dans les années à venir, et ils ne seront quasiment pas remplacés.

Bien sûr, de façon irresponsable, des prolongation de durée de vie sont accordées, par exemple en Suisse, en Belgique, en France. Mais cela ne fait qu’accorder un sursis à l’industrie de l’atome, qui est irrémédiablement condamnée. Elle devrait cependant nous gratifier de quelques accidents ou catastrophes, et laissera de toute façon à nos enfants des centrales à démanteler, des déchets radioactifs et de lourdes factures.

La version russe du fantomatique « grand retour » du nucléaire

  • Nucléaire : le russe Rosatom revendique 100 milliards de dollars de commandes
    Les Echos, 23 décembre 2014 : http://bit.ly/1De7HHT
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Nucléaire russe par Riss

Depuis le début des années 2000, abondamment relayée par les journalistes spécialisés dans l’énergie (en France dans Les Échos, Le Monde, Le Figaro, la Tribune, etc), l’industrie nucléaire annonce avec tambours et trompettes la construction « prochaine » d’innombrables réacteurs nucléaires à peu près partout sur la planète.

Et, depuis 15 ans, les effets d’annonce succèdent aux effets d’annonce sans que jamais ne se produise la ruée vers l’atome. Bien au contraire puisque, depuis 2001, la part du nucléaire dans la production mondiale d’électricité s’est effondrée de 17% à 9%. Pas de quoi refroidir les Russes qui, à leur tour, multiplient... les annonces.

Ainsi, Rosatom avance un carnet de commandes de 100 milliards de dollars, et pas moins de 81 réacteurs en projet. Une liste sidérante... dont on peut illico rayer 32 réacteurs « à l’étude » (100% bla bla), ainsi que 26 réacteurs « en cours de négociation » (à peine moins virtuels que les précédents).

Quant aux 23 projets restants, il faut lire avec attention la légende de l’infographie des Echos : « projets de construction en route ». Attention : cette formule laisse croire que les chantiers sont commencés, ce qui est faux pour la quasi totalité des cas ! En effet, la plupart des clients potentiels hésitent devant le coût gigantesque d’un réacteur nucléaire. Mais les Russes ont trouvé la « solution » : ils proposent de payer eux-mêmes le réacteur, à charge pour eux de se rembourser ensuite par la vente d’électricité.

Ces effets d’annonce sont déjà ridicules en temps ordinaire, ils le sont encore plus actuellement alors que le prix du pétrole et du gaz s’effondre, ce qui entraîne à la fois une concurrence redoutable pour le nucléaire et une chute brutale des rentrées de devises pour les pays producteurs d’hydrocarbures... et en particulier la Russie, confrontée par ailleurs à la déroute du rouble. En clair : Rosatom est totalement incapable de financer les chantiers annoncés. Le bla-bla ne fait (heureusement) pas pousser les réacteurs...

Le nucléaire sud-coréen vérolé

  • Le nucléaire sud-coréen visé par un piratage
    Le Monde, 23 décembre 2014 : http://bit.ly/1AlD02A
  • Corée du Sud : trois morts par une fuite de gaz dans une centrale nucléaire
    AFP, 26 décembre 2014 : http://bit.ly/1Imm9h2
  • Les Emirats dotés d’un premier réacteur nucléaire [coréen] en 2017
    AFP, 22 décembre 2014 : http://bit.ly/1BDCOIS

En décembre 2009, la prétendue « équipe de France du nucléaire (EDF, Areva, CEA) essuyait un échec retentissant aux Émirats arabes unis : ces derniers ayant décidé de s’offrir une centrale nucléaire, différents constructeurs s’étaient proposés et la victoire ne pouvait évidemment pas échapper à l’atome hexagonal.

Badaboum, ce sont en réalité les Coréens du Sud qui ont décroché le marché. Il faut dire que, même si les Émirats sont très riches, la différence de prix était énorme. Par ailleurs le désastre des chantiers EPR (Finlande, Flamanville) prouvait déjà que la sûreté n’était pas non plus du côté français.

Mais, en 2012, un scandale incroyable était révélé concernant le nucléaire sud-coréen (cf notre revue de presse du 2 novembre 2012 : http://bit.ly/1z00IRn ) : corruption, opacité, utilisation dans les centrales de plus de 7000 pièces falsifiées, etc ! Pas de quoi effrayer les Émirs qui ont maintenu leur confiance à Séoul.

Et voilà qu’aujourd’hui le nucléaire sud-coréen est attaqué par des virus ! Le voisin nord-coréen est soupçonné, mais peu importe le coupable : ce qui est certain, c’est que la situation est grave et, d’ailleurs, un accident ayant causé 3 morts dans une centrale est supposé avoir été causé par les attaques informatiques. Bon courage aux Émirats...

Niger, uranium, avion et cie...

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Arlit par Tignous

C’est un numéro « spécial Vietnam » mais il présente cependant un remarquable reportage sur le Niger, comme on peut en juger avec le début de l’Edito : « Il faudrait songer à eux à chaque fois qu’on allume la lumière ou qu’on recharge son téléphone portable. Aux habitants de ces villages du Niger, qui voient du minerai d’uranium exploser sous leurs yeux, les poussières toxiques infiltrer leurs sols et contaminer leurs nappes phréatiques. La fée nucléaire française, à qui nous devons 76 % de notre électricité, porte aussi en elle ses maléfices. ».

Et enfin, le résultat du procès d’Areva contre l’Observatoire du nucléaire sera annoncé le 21 janvier.
Pour réviser : http://observ.nucleaire.free.fr/accueil-proces-areva.htm

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