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Publié le 26 mars 2012

Faut-il en rire ou en pleurer ? Selon M. Sarkozy, « Fukushima n’est pas un accident nucléaire »...

M. Sarkozy s’est rendu lundi 26 mars à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher), pour égrener une nouvelle fois les mêmes arguments pronucléaires usés, comme il l’a déjà fait le 25 novembre dernier depuis la centrale nucléaire de Tricastin (Drôme) et le 9 février depuis celle de Fessenheim (Haut-Rhin).

Cependant, à Saint-Laurent, M. Sarkozy s’est autorisé une déclaration encore plus sidérante que les précédentes : selon lui, "la catastrophe de Fukushima n’est pas un accident nucléaire"  [1].

Le fait d’être en campagne électorale semble suffire à M. Sarkozy pour s’autoriser les déclarations les plus absurdes. Il est vrai que les pronucléaires prétendaient déjà que Tchernobyl n’était pas un accident nucléaire... mais soviétique.

Voici désormais que Fukushima n’est pas non plus un accident nucléaire. Alors, la faute à qui ? Au séisme du 11 mars 2011 ? Au Tsunami qui s’en est suivi ? A la malchance ? Aux antinucléaires ? Et si cette catastrophe qui cause une gigantesque contamination radioactive n’est pas nucléaire, comment la qualifier ?

La vérité est que les promoteurs de l’atome, M. Sarkozy en tête, se refusent à reconnaître leurs terribles déconvenues et leurs conséquences dramatiques. Lorsqu’on construit une centrale nucléaire, on doit pouvoir assurer que rien ni personne ne causera un accident, or cette assurance est impossible car un fait imprévu est toujours possible, qu’il soit d’origine humaine ou naturelle.

Si Fukushima n’est "pas un accident nucléaire", alors il est clair que M. Sarkozy n’est pas compétent pour parler de nucléaire...


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