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Publié le 17 février 2012

Nucléaire en Grande-Bretagne : Henri Proglio achète des réacteurs... à son ami Sarkozy !

  • La construction de réacteurs français programmée par British energy... qui appartient à EDF !
  • Le PDG d’EDF, M. Proglio, aide ainsi son ami M. Sarkozy dans sa campagne présidentielle
  • Les citoyens français vont donc assumer les risques financiers... à la place des britanniques

Lors du sommet franco-britannique qui se tient aujourd’hui à Paris, Nicolas Sarkozy, EDF et Areva tentent de faire croire à l’opinion publique française que "les britanniques" ont l’intention de construire chez eux des réacteurs nucléaires français de type EPR.

Il est donc nécessaire de rappeler que l’entreprise British Energy, qui envisage la construction de ces réacteurs, appartient en réalité à EDF qui l’a rachetée au prix fort (environ 15 milliards d’euros) fin 2008.

En réalité, c’est donc la France qui se vend des réacteurs à elle-même ! British Energy appartenant à EDF, elle-même entreprise appartenant à l’Etat français, ce sont une fois de plus les citoyens français qui vont assumer les risques incommensurables de cette opération.

Quand on connait les retards, malfaçons, et surcoûts gigantesques rencontrés sur les chantiers EPR par Areva en Finlande et par EDF à Flamanville (Manche), tout laisse à penser que les mêmes graves problèmes sont probables sur les chantiers envisagés en Grande-Bretagne.

Or, si le premier ministre britannique M. Cameron se plait à afficher aujourd’hui une entente cordiale avec M. Sarkozy et les dirigeants d’EDF et d’Areva, le gouvernement britannique n’hésitera pas un seul instant le moment venu pour infliger aux français de lourdes pénalités financières lorsque les problèmes surgiront, sans parler du risque d’accident nucléaire démontré par la catastrophe de Fukushima... dont MM Sarkozy et Cameron semblent ignorer l’existence.

Ce seront alors les citoyens français qui paieront la lourde addition, comme si les factures déjà annoncées n’étaient pas déjà suffisamment exorbitantes (démantèlement des installations nucléaires françaises, gestion impossible mais ruineuse des déchets radioactifs, etc).

Alors que M Sarkozy est en pleine campagne présidentielle, il est inévitable de ne pas noter que c’est lui qui a nommé son ami Henri Proglio à la tête d’EDF, et que ce dernier renvoie maintenant l’ascenseur au "candidat-président", lequel veut faire croire à l’opinion française que "les britanniques" achètent les réacteurs nucléaires français.

C’est une manoeuvre politicienne mais aussi une tromperie grossière.

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