Observatoire du nucléaire

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Publié le 14 mars 2013

Revue de presse n°41

Du vendredi 8 au jeudi 14 mars 2013

Avertissement : en cette semaine de « Fukushima +2ans », d’innombrables articles ont été publiés sur le sujet. Nous n’en citons que quelques-uns, particulièrement édifiants ou représentatifs.

Vendredi 8 mars

Déjà la sortie de route pour la voiture nucléaire !

  • Article de La Tribune : « Les voitures électriques n’ont pas la cote au salon de Genève »

Depuis quelques années, à l’occasion des Salons de l’Automobile internationaux (Paris, Genève, etc), la voiture électrique était mise en vitrine et célébrée par les médias unanimes. Ces derniers, sans rire (et sans réfléchir), ont martelé à quel point ce véhicule était « propre » et « écologique ».

Surtout en France où, comme chacun le sait, l’électricité est principalement nucléaire et donc « verte »... à condition bien sûr d’oublier les contaminations, les déchets radioactifs, etc, qui ont donc été consciencieusement occultés dans d’innombrables articles et reportages.

Notons d’ailleurs que, même si ses batteries sont rechargées avec de l’électricité renouvelable, la voiture électrique reste une horreur environnementale (énergie et matières pour la fabrication, batteries, pneus, déchets, épave, etc). Mais si on évoque ces « détails », qui concernent pourtant tous les véhicules (électriques et thermiques), on est un mauvais citoyen parce que l’on sape l’industrie et les rêves (vains) de croissance...

Pourtant massif, cet engouement médiatique n’a pas suffit à faire décoller la voiture électrique. Celle-ci serait même déjà en train de... lâcher prise ! Pourtant, l’Etat français, jamais en retard d’une ineptie anti-environnementale, offre carrément 7000 euros au gogo qui croit « protéger la nature » en achetant une auto nucléaire. Mais le résultat est implacable : 99,70% des véhicules français ne sont pas électriques. A vous dégoûter de faire de la propagande...

EPR : l’Usine nouvelle entonne une douce mélodie chinoise...

  • Article de l’Usine nouvelle : « Les Chinois définitivement en tête dans la course à l’EPR »

« Si Flamanville et Olkiluoto ont pu faire douter de la possibilité d’arriver à construire le réacteur de 3e génération EPR, EDF et Areva entendent bien s’appuyer sur la réussite chinoise pour le promouvoir. » Ce n’est pas la première fois que nous tombons sur cette ineptie : puisque les Chinois arrivent à construire l’EPR, cela « prouve » que EDF et Areva en sont capables !

Eh bien non : cela prouve juste... que les Chinois en sont capables. EDF et Areva échouent devant le monde entier à construire leur propre réacteur, les raisonnements alambiqués de l’Usine nouvelle n’y changent rien. Pour finir, notons que cette réussite chinoise au niveau de la construction ne présage pas de ce qui se passera à la mise en service de l’EPR. Boom ?

Samedi 9 mars

Répression contre les manifestants anti-nucléaires au Japon

Le nucléaire ne serait rien sans la police et l’armée, sans les matraques et les gaz lacrymogènes, sans la surveillance, les intimidations et les arrestations. Même - et surtout - après une catastrophe nucléaire. Illustration édifiante au Japon.

Japon : les crimes du lobby nucléaire pour « évacuer » Fukushima

  • Reportage de Ouest-France : « Des forçats du nucléaire dans l’enfer de Fukushima »

Reportage édifiant de Ouest-France dont le seul défaut est hélas de ne pas signaler que les mêmes crimes seront de mise si le prochain Fukushima a lieu à Flamanville (zone de « couverture » de Ouest-France).

Le directeur de l’IRSN avoue son engagement pronucléaire

  • Interview dans le Monde : « Il faut arrêter la course à la puissance et imaginer d’autres types de réacteurs »

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) n’a pas officiellement pour mission de promouvoir l’atome, mais c’est ce qu’il fait consciencieusement en ne signifiant jamais que la seule façon d’assurer « la radioprotection » et « la sûreté nucléaire » est de stopper l’industrie de l’atome. Mais ce n’est pas encore assez pour le Directeur général de l’IRSN : « Fukushima ne remet pas en cause l’utilisation de la fission nucléaire comme source d’énergie ». Il demande même « de nouveaux réacteurs ». EDF et Areva « tremblent » devant ce contrôleur si radioactif...

Les « chefs » du Réseau Sortir du nucléaire laminent... les revendications antinucléaires !

  • Première dépêche AFP
  • Seconde dépêche AFP

Ayant organisé une conférence de presse, les « chefs » (putschistes : cf http://reseau.democratie.free.fr) du Réseau Sortir du nucléaire ont constaté que l’AFP leur faisait revendiquer « l’arrêt immédiat des centrales françaises ». Panique à bord : s’étant fait gronder par la direction d’EELV (qui ne veut pas se fâcher avec le très pronucléaire PS), les « chefs » du Réseau contactent l’AFP pour faire rectifier la dépêche en réduisant les revendications.

Une dépêche rectificative est effectivement éditée, dans laquelle le Réseau ne revendique plus que la fermeture des réacteurs de plus de 30 ans. Du coup, les « chefs » du Réseau, qui organisent une "Chaine humaine - Faites un don" en région parisienne... ne revendiquent PAS la fermeture de la centrale de Nogent-sur-Seine ! (réacteur 1 raccordé en 87, réacteur 2 en 88).

De même, ils revendiquent la fermeture des réacteurs 1 et 2 de Chinon (82,83)... mais PAS des réacteurs 3 et 4 ! (86,87). Idem avec Cruas : fermeture du réacteur 1 (83) mais PAS des réacteurs 2,3 et 4 (84, 84, 84). Idem avec Gravelines : fermeture des réacteurs 1 à 4, mais PAS des 5 et 6 (84, 85). Quelle rigolade !

Finalement, les dirigeants du Réseau Sortir du nucléaire sont aussi ridicules que ceux d’EDF et d’Areva. On en rirait presque si l’on oubliait la détresse des militants, qui ne méritent pas de tels « chefs ». Ils méritent d’ailleurs de ne pas avoir de « chefs » du tout...

Dimanche 10 mars

Un accident nucléaire pourrait coûter jusqu’à 5.800 milliards, voire plus !

  • Révélation du JDD
  • Rectificatif piteux de l’IRSN

Où l’on reparle de Patrick Momal, le « Gengis Khan » de l’IRSN (cf revue de presse n°36). On découvre que ce curieux économiste a produit diverses estimations du coût d’un accident nucléaire. Officiellement, ce serait 430 milliards. Selon l’IRSN, « en incluant l’impact sur les exportations et le tourisme, le chiffre pourrait même atteindre 1.000 milliards d’euros. »

Une misère en réalité puisque M. Momal a en fait trouvé que la facture pourrait être de 5800 milliards, chiffre gardé secret mais révélé par le JDD. La réalité pourrait même être pire puisque, de l’aveu même du chercheur, l’étude n’a même pas envisagé que la région parisienne soit touchée. Mais, aussi « courageux » que les chefs du Réseau Sortir du nucléaire, les dirigeants de l’IRSN publient vite un piteux rectificatif.

Peu importe finalement : il est évident qu’une catastrophe nucléaire coutera des sommes astronomiques. En plus des souffrances infinies et... sans prix. Ce n’est pas pour rien si l’industrie nucléaire est la seule à ne pas être assurée...

Antonio Pagnotta : des mots et des photos qui condamnent le nucléaire

  • Tribune dans Le Monde : « Un accident nucléaire, c’est la fin de la démocratie »
  • Livre : dans le NouvelObs et communiqué de l’Editeur, Don Quichotte : « Le dernier Homme de Fukushima »

Il faut lire ces textes, mais la présentation de l’auteur est déjà édifiante : « Antonio Pagnotta, photojournaliste, a vécu 20 ans au Japon et est l’auteur de plusieurs scoops retentissants ; c’est un habitué des zones interdites. À partir d’avril 2011, mu par un puissant lien émotif envers le Japon meurtri, il est entré à maintes reprises dans la zone rouge de Fukushima pour documenter les conséquences des désastres nucléaires. Outre des risques inhérents aux radiations, toute personne qui pénètre la zone risque une amende ou un mois de prison, ou les deux. »

Lundi 11 mars - Fukushima + 2 ans

« Vent de guitares » pour Fukushima

Commençons en poésie avec ce « Vent de guitares » pour Fukushima depuis Bordeaux, ou plus exactement depuis la Dune du Pyla, la plus haute d’Europe. Bravo à Garlo et ses amis, déjà signalés dans la Revue de presse n°25 pour cette chanson.

Utiliser Fukushima pour justifier... les investissements dans le nucléaire !

  • Article BFM : « EDF et Areva misent désormais sur la sûreté nucléaire »
  • Article de l’Usine nouvelle : « Areva a créé un business "Fukushima" »
  • Communiqué de l’Observatoire : " Les citoyens conditionnés à accepter l’hypothèse d’un accident nucléaire »

Bien que les autorités japonaises et de l’industrie nucléaire tentent autant que faire se peut de mentir sur les conséquences (sanitaires, financières, humaines) de la catastrophe de Fukushima, il leur est tout de même difficile de prétendre qu’il ne s’agit pas d’un événement gravissime.

Alors le lobby de l’atome change son fusil d’épaule. Loin de reconnaître ses torts immenses, il joue au contraire de sa propre inconséquence : puisque Fukushima est un événement grave, alors il faut investir massivement... dans le nucléaire ! Pour en améliorer la « sûreté ». C’est ainsi que, comme les profiteurs de guerre, « Areva a créé un business "Fukushima" ». Le cynisme n’a plus de limites...

L’Observatoire du nucléaire montre comment les citoyens sont conditionnés à accepter l’hypothèse d’une catastrophe atomique, aussi grave soit-elle. On discute du coût d’un tel drame, on prétend « améliorer » la sûreté des réacteurs... tout en signalant qu’il faut se préparer au pire. Et la seule hypothèse qui n’est jamais envisagée, du moins en France, est pourtant la seule qui soit raisonnable : l’arrêt du nucléaire.

Fukushima : le PCF tente le coup de la récupération pronucléaire

  • Communiqué indécent du PCF : « Fukushima : Le PCF s’associe à l’hommage rendu aux victimes »
  • Mise au point par l’Observatoire : « Fukushima : entre cynisme et récupération, le PCF aurait mieux fait de s’abstenir »
  • Point de vue du Parti communiste japonais

Après avoir glorifié en 1945 la "sensationnelle découverte scientifique" des bombardements criminels d’Hiroshima et Nagasaki, le PCF soutient depuis près de 70 ans le développement de l’énergie nucléaire à des fins prétendument civiles. De fait, le PCF fait incontestablement partie des responsables et coupables des différentes catastrophes nucléaires, et en particulier de celles de Tchernobyl (1986, URSS) et de Fukushima (2011, Japon).

Or, sans scrupule, la direction du PCF instrumentalise le drame de Fukushima pour revendiquer... encore plus d’investissements dans l’atome. Cet entêtement insensé pousse à supposer qu’une part du budget du puissant Comité d’entreprise d’EDF continue à être détournée... Le PCF reste d’ailleurs extrêmement discret sur la position de ses camarades japonais : le Parti communiste nippon est pour la sortie du nucléaire, comme on le voit sur le site web... du PCF (mais en petit et dans un coin).

Catastrophe nucléaire à Libération

Lundi 11 mars 2013, deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima. Logiquement, Libération fait sa Une sur le nucléaire, mais de façon fort curieuse. Le titre, déjà, donne le ton : "Deux ans après Fukushima, l’atome s’accroche", avec cette précision parfaitement mensongère : "Fortement remise en cause après la catastrophe japonaise, l’énergie nucléaire est toujours omniprésente". Lire la suite du décryptage de la propagande de Libération ici.

Energie : le naufrage de Batho

  • Décryptage des âneries ministérielles par l’Observatoire

Eh oui, encore notre amie Delphine. A tel point que nous nous sentons obligés d’écarter tout sexisme à son encontre : si Mme Batho est nulle, ce n’est pas parce que c’est une femme, c’est juste parce qu’elle est nulle. Et elle le prouve. Par exemple, alors que les énergies carbonées (pétrole-gaz-charbon) couvrent 81% de l’énergie mondiale, Mme Batho soutient l’atome car elle ne veut pas qu’elles (les énergies carbonées) deviennent "la première énergie consommée dans le monde" . C’est risible. Ou pleurable. Au choix.

Agissements mafieux d’EDF avec l’argent du démantèlement des centrales nucléaires !

Une affaire écoeurante, où l’on voit que l’argent public est gaspillé et l’intérêt général bafoué, une sale affaire sur fond de gazoduc. Rien à voir a priori avec le nucléaire... sauf quand on apprend (bravo au journaliste Laurent Mauduit, et merci à notre ami PatrigK, toujours vigilent) que, pour mener son raid mafieux, « EDF a puisé dans ses réserves financières dédiées officiellement au démantèlement des centrales nucléaires ». Il est clair que, lorsqu’il faudra financer le démantèlement du parc nucléaire, les sommes prétendument prévues par EDF à cet effet seront très largement insuffisantes. A supposer qu’il reste encore quelque chose le moment venu...

Mardi 12 mars

Conditionnement de la population à accepter un accident nucléaire

Communiqué Préfet de l’Aude : « Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine / Un exercice de sûreté le 9 avril »

Nouvelle démonstration du conditionnement de la population à accepter l’intolérable : le 9 avril, la centrale de Nogent-sur-Seine simulera un « accident technique » qui « permettra de tester la chaîne de décisions des pouvoirs publics ». La population sera conviée à participer à cette mascarade : relevés de mesures de radioactivité dans l’environnement par des équipes spécialisées, barrages routiers filtrants par les services de gendarmerie de Nogent-sur-Seine, mise à l’abri des habitants de Marnay-sur-Seine et des élèves de Nogent-sur-Seine. Les enseignants refuseront-ils de cautionner l’instrumentalisation de leurs élèves et la désinformation qui va leur être infligée ?

La Dépêche du Midi recrute pour l’industrie de l’atome !

La Dépêche du midi semble renoncer au journalisme pour se transformer en rabatteur pour l’industrie de l’atome. Curieuse collaboration et triste destin pour un journal, qui sera probablement remercié au centuple par de lucratives pages de pub d’Areva et EDF...

Mercredi 13 mars

Plogoff : un combat réussi contre le nucléaire

Alors que la quasi-totalité des médias français occultent l’hypothèse d’arrêter le nucléaire, il faut que ce soit un journal du Luxembourg qui rappelle une grande victoire des citoyens français contre l’atome. C’était à Plogoff dans les années 70 et 80. Un bel exemple pour les jeunes... à condition qu’ils en entendent parler !

Libération continue sa campagne pro-accident nucléaire

  • Article de Libération : « Qui seraient les liquidateurs en cas de catastrophe nucléaire en France ? »

Au cas où Fukushima vous ferait douter de l’atome, Libération vous remet dans le droit chemin : ne vous inquiétez pas, des gens sont prévus pour se rendre à la centrale accidentée. On notera d’ailleurs le ralliement de Libération aux euphémismes bureaucratiques : « Les personnes mobilisées risquent une exposition aux radiations supérieure aux seuils réglementaires. ». Ca passe mieux que « Les personnes mobilisées risquent de mourir dans d’atroces souffrances ». On sait se tenir à Libération. Et puis, Anne Lauvergeon surveille ( http://bit.ly/r1n3ui ) ...

Manche : le lobby nucléaire pris dans la neige !

Commentaires ironiques de Philippe (de SDN38) : « "Envisager l’inenvisageable " a dit le 11 mars à France Info la Delphine qui nous mène en Batho en parlant de la sureté nucléaire.... Et vlan, le soir même... la réalité en pleine gueule ! Une énorme tempête de neige "inenvisageable" mais bien réelle qui bloque et isole tout le nord Cotentin, région de France où se concentre le plus de sites nucléaires. La Hague à l’arrêt et des salariés d’Areva qui se posent des questions sur la sécurité du site... »

Jeudi 14 mars

Les Echos continuent leur campagne pro-atome...

  • Article de propagande : « L’Allemagne rattrapée par le défi de la transition énergétique »

Pas de trêve pour Les Echos qui continue à tenter de saper les efforts de l’Allemagne pour sortir du nucléaire. Non que son projet soit facile à réaliser (on est toujours dans une situation déplorable quand on a des centrales nucléaires !), mais à lire Les Echos, on croirait que seule la sortie du nucléaire pose problème et coûte cher. On n’est hélas pas près de lire dans Les Echos quelque chose comme « La France rattrapée par son aveuglement pronucléaire ». Au contraire, le journaliste laisse clairement transparaitre son espoir de voir l’Allemagne échouer : « La sortie du nucléaire tourne au casse-tête en Allemagne ». Heureusement, sa prose a un effet nul sur le cours des évènements.

Nucléaire en Grande-Bretagne : mieux vaut Qatar que jamais ?

  • Dépêche AFP : "Le Qatar pourrait fortement investir en Grande-Bretagne"
  • Rappel AFP novembre 2012 : « Le Qatar envisage d’investir 10 milliards d’euros dans des groupes français »

Suite du feuilleton sur les projets fumeux d’EDF de faire 4 réacteurs EPR en Grande-Bretagne (cf revues de presse précédentes). Au dernières nouvelles, le gouvernement Cameron est prêt à faire payer par les ménages britanniques les pertes d’EDF pendant pas moins de... 35 ans ! C’est dire à quel point l’atome est « rentable » ! Mais cette manœuvre mafieuse ne devrait pas passer le filtre de Bruxelles.

Alors, nous l’avons vu, les Chinois et leurs gros chéquiers sont espérés. Oui mais voilà : les Britanniques ne sont pas chauds à l’idée de se livrer à Pékin pieds et poings liés. EDF non plus n’est pas enchantée car les Chinois imposeraient un vrai réacteur et non pas le ridicule EPR français.

Alors, en guise d’ « Oncle d’Amérique » (cf Revue de presse 39), ce sont maintenant les Qataris qui sont attendus. Ils seraient disposés à investir 10 milliards en Grande-Bretagne, dans divers projets... dont les fameux EPR d’EDF. Première remarque : 10 milliards seulement ? Ca fait tout juste un EPR, alors qu’il est aussi question de centrales à gaz, de parcs éoliens, de projets routiers et ferroviaires... Par ailleurs, il y a quelques mois, les Qataris étaient annoncés... directement en France. Or, il s’agissait déjà de 10 milliards. Les mêmes milliards ?

Finalement, pas de quoi paniquer : l’EPR britannique reste totalement virtuel à ce jour. Une remarque pour finir : il paraît que la France intervient au Mali pour "sauver le peuple de la Charia" (loi islamique), alors que celle-ci... est en vigueur au Qatar. Oui, mais de façon moins virulente nous dit-on. On ne va pas refuser les pétro-milliards pour un Doha de Charia. Et puis, grâce au chéquier du Qatar, le Paris Saint-Germain a gagné plusieurs matchs de football, et ça c’est un vrai miracle. Mais de là à ce que les Emirs parviennent à ranimer l’EPR, faut pas charrier...

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