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Publié le 6 juin 2015

Revue de presse - Avril / Mai 2015

Crime : EDF largue délibérément son plutonium dans la Loire !

Révélations explosives grâce à “Spécial investigation” (Canal Plus)
Révélations explosives grâce à “Spécial investigation” (Canal Plus)

Il est déjà insupportable que les installations nucléaires rejettent des matières radioactives et toxiques de façon accidentelle. Mais que dire lorsque de tels rejets sont opérés délibérément, froidement, criminellement  ?

Ceux qui s’intéressent de près au nucléaire savaient que la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) avait connu deux accidents graves (avec fusion partielle des coeurs) en 1969 et 1980. Et il semblait plus que probable que des matières dangereuses aient été rejetées dans l’environnement lors de ces événements.

Mais, même lorsqu’on connaît bien le cynisme et l’absence de scrupule des atomistes, il est parfaitement sidérant d’apprendre, grâce à une nouvelle enquête remarquable de « Spécial investigation » (Canal Plus), que EDF s’est délibérément débarrassé dans la Loire de diverses matières nucléaires, et en particulier de plutonium, et ce pendant au moins 5 ans  ! Or, l’eau potable de nombreuses villes provient de ce fleuve et rien n’a été fait pour la débarrasser du plutonium... vu que EDF s’était bien gardé d’en révéler la présence.

Pour mémoire, le plutonium n’existe quasiment pas à l’état naturel et est créé sur Terre par les installations nucléaires. Et c’est assurément un des pires poisons : un millionième de gramme inhalé ou ingéré suffit à vous assurer un cancer. Michel Delpech ferait bien de faire déménager sa famille (écouter ici).

Pourquoi ces actes criminels ? Tout simplement pour pouvoir prétendre que les événements de 1969 et 1980 étaient anodins et que « La France n’a jamais connu d’accident nucléaire grave ». Cette dernière phrase, répétée des milliers de fois par EDF, Areva, les politiciens pronucléaires, mais aussi de nombreux éditorialistes, étaient donc basée sur un mensonge criminel.

On notera pourtant que, au lieu de prévoir l’emprisonnement des pronucléaires, voire leur transport à Fukushima, la scélérate Loi sur le renseignement vise en particulier les antinucléaires. Valls est un Sarkozy de haut niveau, probablement même « meilleur » que le vrai !

Cependant, plutonium oblige, l’Observatoire du nucléaire a demandé à son avocat de déposer une plainte contre EDF et son PDG de l’époque, le dénommé Marcel Boiteux, responsable (coupable) de la construction du parc nucléaire français. Il ne s’agit pas d’envoyer en prison ce bandit de 89 ans, mais déjà de l’obliger à reconnaître publiquement ce crime, et probablement beaucoup d’autres.

Climat radioactif sur Paris 2015

Les “chefs écolos” ont cautionné Sarkozy et le nucléaire en 2007. Rebelote avec Hollande ?
Les “chefs écolos” ont cautionné Sarkozy et le nucléaire en 2007. Rebelote avec Hollande ?

Attention, lisez bien ceci : « Manuel Valls a attribué le label "grande cause nationale pour l’année 2015" à la "Coalition Climat 21", regroupement d’associations, organisations, syndicats, dont Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot, Oxfam France, le WWF ». Voilà qui rappelle furieusement le Grenelle de l’environnement ou le Sommet mondial du Climat à Copenhague, quand les chefs des « grandes ONG écologistes » ont déroulé le tapis vert pour Sarkozy.

On admirera les sidérantes aptitudes à la contorsion de Greenpeace, ONG capable d’actions radicales d’un côté, et de signer de tels torchons d’autre part. Pour mémoire, Sarkozy avait tout accordé aux ONG « écologistes », en particulier des postes de parasites surpayés au Conseil économique et social (et peut-être un petit extra avec Cécilia ?) à une condition, acceptée par tous sans état d’âme : ne pas critiquer le nucléaire.

A l’approche de la « COP21 », le sommet mondial du Climat en décembre prochain à Paris, le même processus se met en place. Certes, il y aura une belle annonce à afficher : la diminution à 50% de la part du nucléaire dans l’électricité française « à l’horizon 2025 ». Or, à cet « horizon », Hollande sera à la retraite politique, et ses promesses gratuites se seront envolées depuis longtemps. Pendant ce temps, l’Allemagne réduit le nucléaire ET les émissions de co2, ce n’est pas encore en France qu’on verra ça.

Il n’y a donc rien à attendre de la COP21 (ni pour le climat, ni contre le nucléaire), et encore moins de cette pathétique « coalition » où l’on trouve pourtant quelques organisation estimables (dont on se demande ce qu’elles font dans cette galère) et d’autres fort nuisibles, le tout regroupé derrière l’impayable Nicolas Hulot. On notera toutefois la présence des YMCA qui mettront peut-être un peu d’animation...

Une France « 100% renouvelables » en 2050 ? Attention au piège !

Rendez-vous en 2050 pour voir si les promesses ont été tenues !
Rendez-vous en 2050 pour voir si les promesses ont été tenues !

Étrange polémique début avril sur un rapport de l’Ademe (agence d’Etat) reconnaissant que la France pourrait fonctionner avec « 100% de renouvelables » vers 2050. On n’est pas pour rien au pays de l’atome, le rapport a dans un premier temps et gardé secret, avant que des fuites n’obligent l’Ademe à en reconnaître l’existence puis à le publier.

Notons d’abord que ce rapport ne concerne que la production d’électricité, c’est à dire un petit cinquième de la consommation française d’énergie, dont 70% proviennent du « trio carboné » : pétrole-gaz-charbon. Mais le piège est ailleurs : rien d’étonnant à ce que l’affaire ait fait un buzz dans la plupart des médias, même les plus conservateurs.

En effet, 2050 c’est... dans 35 ans ! Alors, comme M. Jourdain pour faire de la prose et M Hollande pour promettre de baisser la part du nucléaire, chacun peut y aller de son couplet pour célébrer une France sans nucléaire... d’ici 2050 ! Pensez-donc, même le WWF, organisation « écologiste » financée par les multinationales, et qui n’a jamais levé le petit doigt contre l’atome, y va de son grain de sel.

Il faut donc rappeler que, du fait de la catastrophe de Fukushima, le Japon a fermé ses 54 réacteurs en UN AN, pas en 35 ans ! La France en compte un nombre équivalent (58), elle peut donc faire de même, d’autant qu’elle compte deux fois moins d’habitants (65 millions contre 130 millions).

Malfaçons des cuves : le coup fatal pour l’EPR !

Encore un “exploit” d'Areva : les cuves des EPR sont défaillantes...
Encore un “exploit” d’Areva : les cuves des EPR sont défaillantes...

On croyait avoir tout vu grâce à EDF et Areva sur leurs chantiers EPR respectifs à Flamanville et en Finlande. Mais non, le nucléaire français est toujours capable d’être encore plus ridicule ! C’est ainsi que les cuves des EPR ont été fabriquées avec de graves défauts qui pourraient empêcher leur utilisation.

Ce n’est pas une mince affaire : la cuve, une pièce de plus de 500 tonnes coûtant des centaines de millions d’euros, dans laquelle doit se produire la réaction nucléaire, est un élément essentiel du réacteur. Il est théoriquement possible de changer les cuves défaillantes, mais cela prendrait des années car il faudrait en construire de nouvelles.

Et il faudrait aussi détruire une partie des réacteurs concernés car, Areva et EDF ayant ignoré ou caché les malfaçons, les cuves ont été installées à Flamanville et dans les deux réacteurs de Taishan (Chine). La seule cuve d’EPR qui semble correcte est celle de Finlande... car elle n’a pas été fabriquée par les Français mais sous-traitée au japonais Mitsubishi !

Des tests doivent être effectués dans les prochaines semaines pour connaître l’état exact des cuves : on imagine sans peine les pressions qui existent sur l’Autorité de sûreté nucléaire pour la contraindre à estimer que, finalement, les défauts ne sont pas graves. Sans oublier l’inénarrable Ségolène Royale, spécialiste renommée en résistance des matériaux, qui assure que l’EPR n’est pas condamné...

Mais on imagine aussi la fureur de Pékin, surtout s’il est avéré que EDF et Areva connaissaient les défauts des cuves avant leur installation et ont caché la vérité aux Chinois. Pour mémoire, ils sont environ 1400 millions (et non 700), et peuvent donc facilement envahir la France pour se venger. Il serait donc sage de prendre les devants et de leur livrer tout de suite les dirigeants et les cadres d’Areva et d’EDF : un petit stage dans les mines de sel leur fera le plus grand bien...

Le projet britannique d’EPR prend l’eau

le financement mafieux du projet EPR britannique
le financement mafieux du projet EPR britannique

Depuis plusieurs années, contre vents et marées, et malgré les éditos dithyrambiques de la presse française, nous assurons que les deux EPR que EDF prétend construire en Grande-Bretagne ne verront jamais le jour. Pour mémoire, ce projet est tellement déficitaire que le premier ministre Cameron a accordé à EDF des conditions tellement favorables (au détriment des citoyens et usagers britanniques) qu’il ne peut être que stupide ou corrompu.

Cameron a attribué à EDF un tarif de rachat de l’électricité nucléaire incroyablement élevé et ce pendant 35 ans ! Ce montage mafieux est si grossier qu’il est attaqué devant la justice européenne par la courageuse Autriche (malgré les pressions et menaces de rétorsion de la France et de la Grande-Bretagne) et par une coopérative allemande de distribution d’électricité renouvelable.

Mais, au fil du temps, de nombreuses voix s’élèvent en Grande-Bretagne, y compris dans le camp de Cameron, pour remettre en cause le projet et son montage financier. Qui plus est, l’affaire des cuves vient démultiplier les doutes. Il apparaît que, finalement, pas mal de gens seraient assez contents en Grande-Bretagne si la justice européenne annulait tout ça. A bon entendeur...

D’ailleurs, EDF a déjà commencé à licencier sur le fameux site de Hinkley Point. L’Observatoire du nucléaire, qui vole de succès en triomphes, parie plus que jamais que ces deux EPR ne seront jamais construits. Une nouvelle victoire est en vue...

Nucléaire français ridicule : il n’y a pas que l’EPR !

Les nucléocrates français, plus ridicules que jamais...
Les nucléocrates français, plus ridicules que jamais...

Les déboires inouïs des EPR ne sont pas les seules raisons de railler les nucléocrates français, loin de là. Car, contrairement à une légende entretenue par les médias dominants, l’industrie nucléaire hexagonale n’a cessé depuis des décennies d’être gravement défaillante.
L’Observatoire du nucléaire a déjà mis à jour les principales faillites de cette industrie, mais certaines autres affaires méritent d’être connues, comme le flop gigantesque d’Areva à Tchernobyl ou celui de Framatome en Hongrie.
D’autres chantiers en cours connaissent de graves contre-temps, comme ceux d’Iter et du Mégajoule (fusion nucléaire), évoqués dans de précédentes revues de presse. Mais aussi celui du réacteur Jules Horowitz en perdition à Cadarache.
Enfin, alors que la propagande assure que le nucléaire permet de lutter contre le réchauffement climatique, c’est en réalité l’inverse qui se produit : le président Hollande en est réduit à supplier les Suisses de bien vouloir lâcher de l’eau fraîche dans le Rhône dont l’eau est "trop chaude" l’été pour refroidir correctement les nombreuses centrales construites sur ses rives : Bugey, Saint-Alban, Cruas, Tricastin...

La France nucléaire à genoux devant les Chinois

Le représentant officiel de l’industrie nucléaire dans la rédaction du Monde, M Bezat, tente une fois de plus de tourner les choses en faveur de l’atome hexagonale, avec un article titré positivement « L’avenir du nucléaire français s’écrit en chinois ». En réalité, il fallait titrer « Moribond, le nucléaire français fait allégeance aux Chinois ». Ces derniers sont assurément de gentils amis - surtout avec l’affaire des cuves EPR ! - prêts à aider la France. Un peu comme la France a « aidé » le Niger ces 50 dernières années, en le pillant, le contaminant...

Areva : l’heure du démantèlement !

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Non, hélas, Areva ne démantèle pas les innombrables installations nucléaires qui jonchent le territoire de la France. Au contraire c’est Areva, en faillite, qui est en plein démontage. Ce mastodonte assemblé jadis par la « reine de l’atome », Anne Lauvergeon, est découpé en morceaux.
Les activités encore récupérables sont convoitées par EDF et Engie (ex-GDF-Suez), le reste - et en particulier les dettes colossales de l’entreprise - sera à la charge de l’Etat, c’est à dire des citoyens de France qui vont une fois de plus payer les factures inouïes du nucléaire : ce sont des centaines de milliards qui vont encore nous être volés...
Les syndicats de l’atome, CGT en tête, se désespèrent de voir disparaître leur poule aux oeufs d’or, et appellent à une grève le 2 juin. Nous compatissons bien sûr concernant le sort des « soutiers » de l’atome, qui sont irradiés et contaminés en échange de salaires plus que modestes.
Mais nous ne verserons pas une larme sur les flopées de cadres de l’atome qui sont grassement rémunérés depuis des décennies sur notre dos, au dépend de notre santé et de celle de nos enfants. Qu’ils aillent donc à Fukushima, on manque de monde là-bas pour s’occuper de la centrale en perdition...

Un Japon à 0% de nucléaire : une réalité... qui dure !

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  • L’industrie nucléaire du Japon se réjouit de la relance prochaine de réacteurs de l’archipel - AFP, 13 avril 2015
  • Relance des réacteurs nucléaires au Japon : quand la justice s’en mêle - AFP, 17 avril 2015
  • Japon : la justice confirme le blocage du redémarrage de deux réacteurs - AFP, 19 mai 2015
  • Tokyo lève le dernier obstacle au redémarrage du nucléaire - Les Echos, 28 mai 2015

Beaucoup de bla-bla ces derniers mois autour des réacteurs japonais à l’arrêt, tant et si bien que pas mal de gens croient que certains réacteurs, voire tous, ont été réactivés. D’ailleurs, l’AFP a jugé utile de se fendre d’une dépêche pour faire savoir au monde entier que l’industrie nucléaire du Japon « se réjouit » : quelle information cruciale !
Mais la réalité est que le Japon fonctionne toujours actuellement, et depuis près de deux ans, avec 0% de nucléaire. Oui, ce pays ultra-industrialisé de 135 millions d’habitants !
Rappelons que les 6 réacteurs de Fukushima sont définitivement déclassés. Et qu’à ce jour, sur les 48 restants, seuls ceux de Takahama 3 et 4 et de Sendaï 1 et 2 sont éventuellement susceptibles de redémarrer. Éventualité de plus en plus éloignée pour les deux premiers, après un jugement confirmé en appel.
Mais, effectivement, après là aussi une bataille juridique, il apparaît que les deux réacteurs de Sendaï pourraient hélas être réactivés cet été. Ce serait certes une très mauvaise nouvelle mais, objectivement, on serait bien loin du « grand retour du nucléaire ».
Pourtant, toujours en pointe dans sa croisade pro-atome, le quotidien Les Échos titre sur « le redémarrage du nucléaire » au Japon, laissant croire au lecteur que l’ensemble du parc nucléaire va redémarrer, ou l’a même déjà fait : les atomistes se nourrissent de subterfuges, de tromperies et de mensonges. Mais ce n’est heureusement pas cela qui sauvera leur chère (très chère !) énergie nucléaire...

Fukushima : et ça continue encore et encore (refrain connu)

Olivia Newton-Jones a chanté à Fukushima pour les victimes du nucléaire
Olivia Newton-Jones a chanté à Fukushima pour les victimes du nucléaire

Olivia Newton-John n’est pas seulement une immense vedette de la chanson, révélée au grand public en 1978 par le film Grease. Elle est aussi la petite-fille du grand physicien allemand Max Born, devenu britannique en 1939, et co-signataire en 1955 (avec diverses autres personnalités dont Albert Einstein) du manifeste Russell-Einstein qui dénonçait le danger causé par les armes nucléaires sans pour autant se laisser aller à la promotion de l’atome prétendu "civil".
Olivia, tout à fait digne de son grand-père, s’engage carrément contre l’énergie nucléaire, à tel point qu’elle est allé chanter à Fukushima en solidarité avec les victimes de la catastrophe commencée le 11 mars 2011. Bravo !
Elle ne chante pas (à notre connaissance) mais Janik Magne n’est pas moins active pour faire connaître les ravages du nucléaire au Japon où elle vit depuis 40 ans. Bravo aussi à elle.
A ce sujet, les Japonais ont envoyé un robot dans un des réacteurs accidentés de Fukushima, mais il est tombé en panne après avoir parcouru seulement dix mètres ! Heureusement, on sait faire aujourd’hui des robots qui se réparent eux-mêmes (cf Le Monde ). Et les centrales qui se réparent elles-mêmes, c’est pour quand ? Et celles qui répareront la nature et les gens irradiés ?
Pendant ce temps, une partie de la radioactivité de Fukushima traverse l’océan Pacifique et contamine l’Amérique du Nord, comme le montrent Reuters et Netoyens, mais les autorités nient ou minimisent ce phénomène : la contamination est « trop faible pour représenter un danger ». On a déjà entendu ça maintes fois...

En avril, c’est Tchernobyl

Nous lui souhaitons un bon cancer...
Nous lui souhaitons un bon cancer...

En avril, c’est Tchernobyl : autour de la date fatidique du 26, des manifestations ont lieu un peu partout dans le monde pour dénoncer le nucléaire et commémorer la catastrophe. Celle-ci, près de 30 ans après son commencement, n’en finit plus de s’aggraver.
Des millions de gens consomment quotidiennement des produits contaminés et, après les enfants, ce sont les petits-enfants de Tchernobyl qui sont victimes : « A ce jour nous ne savons toujours pas quelle est l’origine de la contamination des enfants de la deuxième génération. Mode de vie ? Régime alimentaire ? Génétique ? Tout autant de questions qui restent sans réponses, vingt-neuf ans après la catastrophe »
Pas de quoi inquiéter une curieuse jeune femme qui fait le buzz sur le web en mangeant délibérément des aliments contaminés dans la zone de Tchernobyl, assurant qu’il n’y a là aucun danger, et fustigeant les gens qui ont « peur pour rien ». Nous souhaitons les pires cancers et leucémies à cette andouille slave, mais la vie est parfois mal faite et il arrive que les crapules s’en sortent sans dommage. Dommage !
Pendant ce temps, le drame continue : de temps à autre (c’était déjà le cas en 2010), de gigantesques incendies frappent la végétation des zones contaminées et remettent en suspension d’innombrables particules radioactives, emportées par les vents : c’est l’éternel retour du nuage de Tchernobyl...

La blague du « grand retour du nucléaire » (suite)

Au début des années 2000, les atomistes ont inventé la thèse du « grand retour du nucléaire » : Tchernobyl était pratiquement oublié, la lutte contre les émissions de co2 commençait à occuper le devant de la scène et, du coup, les réacteurs nucléaires allaient pousser comme des champignons partout sur la planète. Bien disciplinée, l’éditocratie a relayé cette thèse depuis 15 ans dans les grands médias de nombreux pays et tout particulièrement en France.
Non seulement le phénomène attendu ne s’est jamais produit mais, aujourd’hui, c’est l’inverse : l’industrie nucléaire s’effondre. Et pourtant, certains éditorialistes obtus continuent à entonner la chanson du mythique « grand retour » (cf revue de presse de février-mars). Mais c’est bien le « grand effondrement » qui continue.
Longtemps présentée comme la « preuve » qu’on ne pouvait pas sortir du nucléaire, la Suède vient carrément de décider de fermer de façon anticipée deux réacteurs pourtant autorisés à fonctionner jusqu’en 2025. Et la Finlande, qui comprend enfin dans quelle panade elle s’est mise en commandant un EPR en 2003, vient sagement d’abandonner le projet d’un réacteur supplémentaire prévu à côté du chantier maudit d’Areva.
En France même, on commence à envisager aussi la vie sans le nucléaire. Un peu comme des alcooliques repentis, les tenants de l’atome vont de voir se sevrer. Bienvenue chez les « atomistes anonymes » !

Voiture électrique : voiture nucléaire et pollutions diverse

L'argent public capté par milliards pour que les privilégiés rechargent leurs joujoux nucléaires...
L’argent public capté par milliards pour que les privilégiés rechargent leurs joujoux nucléaires...

C’est un scandale de la plus grande ampleur contre lequel hélas peu de gens protestent : des sommes astronomiques d’argent public, qui se comptent en dizaines de milliards d’euros, sont captées pour... remplacer des voitures polluantes (thermiques : essence ou diesel) par d’autres voitures polluantes (électriques).

Nous avons déjà fait savoir que, du fait de la fabrication de ses batteries, la voiture électrique est massivement émettrice de co2 (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013). Mais ce n’est pas tout : on apprend aussi que « Les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel » : contrairement à tout ce qui est avancé pour « justifier » l’injustifiable, la voiture électrique est donc aussi fortement émettrice de ces fameuses particules fines si nocives !

Pas de quoi freiner (sic) les dirigeants stupides d’EDF et, en particulier, de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), lesquels aident ses salariés à s’équiper en voitures électriques, confirmant bien que, en France, on peut véritablement parler de voitures nucléaires. Et donc criminelles (même sans accident de la circulation ! )

Ceci dit, malgré les milliards publics gaspillés, le développement de la voiture électrique se fait attendre (tant mieux !) et les déconvenues s’accumulent : les Grenoblois ne les utilisent pas, Strasbourg ne tombe pas dans le piège de la pieuvre Bolloré, contrairement à Paris, Lyon, et Bordeaux.

D’ailleurs, à ce sujet, aucune nouvelle de la plainte déposée contre l’Observatoire du nucléaire pour débrancher et faire débrancher les Autolib, Bluely et Bluecub en charge sur la voie publique : Bolloré n’est qu’un misérable couard qui, instruit de la défaite cuisante infligée à Areva, semble renoncer à attaquer l’Observatoire du nucléaire. Dommage !

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