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Publié le 1er novembre 2017

Revue de presse - août 2013

Corée / France : qui aura le nucléaire le plus ridicule ?

Montebourg : "La Corée est en train de battre la France dans le nucléaire"
France3, 30 août 2013 : http://bit.ly/17pJXBm
Corée du Sud : panne d’un réacteur nucléaire
AFP, 21 août 2013 : http://bit.ly/19IrWjA
La Corée du Sud en panne d’électricité après un scandale
Le Monde, 17 août 2013 : http://bit.ly/12SiPaC

On se souvient du regrettable Thierry Rolland qui affirmait que « rien ne ressemble plus à un footballeur coréen qu’un autre footballeur coréen ». Aujourd’hui, c’est Arnaud Montebourg, aussi appelé Awerell (Dalton), qui assure que la Corée du Sud est en train de battre la France dans le nucléaire « parce qu’ils ont un État, issu du communisme d’ailleurs après les années 50, qui a structuré leur paysage économique ».

Or, contrairement à sa voisine du Nord, la Corée du Sud n’a jamais eu de régime communiste. Probablement que, pour Montebourg, « rien ne ressemble plus à un Coréen du Nord qu’un Coréen du Sud ». Ce niveau d’incompétence fait penser à Cécile Duflot qui, forte de ses études de géographie, n’hésite pas à placer le Japon... dans l’hémisphère Sud (pour assurer que les radiations de Fukushima ne menacent pas l’hémisphère Nord : http://bit.ly/eTdWCF ).

Moins amusant est le niveau de « compétence » du nucléaire sud-coréen qui rivalise de nullité avec le nucléaire français (pour mémoire, EDF et Areva n’arrivent même pas à construire leur propre réacteur, l’EPR dont les deux chantiers, à Flamanville et en Finlande, rivalisent de malfaçons, surcoûts, retards, etc : http://reacteur.epr.free.fr ).

Les Sud-Coréens s’amusent beaucoup dans le nucléaire : de la corruption, des milliers de pièces contrefaites dans les réacteurs, de faux certificats de sécurité, etc. Du coup, 6 réacteurs sont arrêtés depuis des mois (cf revues de presse 10, 14, 23, 31 : http://bit.ly/17DhUMf ).

Et voilà qu’un septième réacteur, même pas falsifié celui-là, s’arrête pour cause de panne, au cœur de l’été quand les climatiseurs fonctionnent à plein. Résultat, les autorités appellent la population à moins gaspiller l’électricité, tout en promettant 16 nouveaux réacteurs pour que chacun puisse bientôt recommencer à surconsommer... Heureusement, comme nous l’avons souvent vu, les annonces fracassantes de nouveaux réacteurs sont le plus souvent suivies d’annulations discrètes...

Début de l’effondrement du nucléaire aux USA : les gaz de schiste ont bon dos...

USA : Fermeture d’une centrale nucléaire à cause de la concurrence des gaz de schiste
AFP, 27 août 2013 : http://bit.ly/18ij51j
Aux Etats-Unis, le nucléaire recule face au gaz de schiste
Le Monde, 27 août 2013 : http://bit.ly/1dnb5o2
Etats-Unis : le gaz de schiste fait fermer une centrale
Les Echos, 28 août 2013 : http://bit.ly/1fqe8aG
Le gaz de schiste évince le nucléaire aux Etats-Unis
L’Usine nouvelle, 28 août 2013 : http://bit.ly/17lxmeE

Il faut les comprendre : certains médias ont tant et tant annoncé depuis des années le prétendu « grand retour du nucléaire » qu’il leur est bien difficile de reconnaître aujourd’hui que, non seulement c’est faux (et donc que des milliers d’articles de véritable propagande ont été inutiles), mais que la réalité est même inverse.

Le « grand retour » devait voir des centaines de nouveaux réacteurs pousser comme des champignons partout sur la planète. La réalité, c’est que la plupart des projets de nouvelles centrales sont abandonnés (cf début août un nouvel exemple, en Floride : http://bit.ly/17XV55x ) et que, a contrario, de nombreux réacteurs ferment définitivement leurs portes.

C’est en particulier le cas aux USA, où l’on compte une centaine de réacteurs en service. Certes, nous n’en sommes qu’au début d’une dégringolade qui s’annonce gigantesque, mais déjà 5 de ces réacteurs viennent de fermer en quelques semaines. Les raisons de ces fermetures, nous les avons déjà évoquées : la plupart des réacteurs en service sur Terre, et tout particulièrement aux USA, sont très anciens et nécessitent de très onéreux travaux de rénovations pour simplement continuer à fonctionner (et non pour être « encore plus sûrs » comme le prétendent les atomistes).

Contrairement à la France où le nucléaire est une religion d’Etat et bénéficie depuis 50 ans de lourdes sommes publiques pour le rendre « rentable », les entreprises de l’énergie aux USA n’ont aucun état d’âme : quand c’est déficitaire, on ferme, qu’il s’agisse de nucléaire ou de n’importe quoi d’autre.

Alors, certes, le développement (insensé) des gaz de schiste fait concurrence à l’atome, mais ce dernier était supposé être immensément moins cher que tout le reste. De plus, une centrale nucléaire ancienne, et donc amortie, est supposée être extrêmement rentable, gaz de schiste ou pas.

C’est un fait, nos chers médias français cherchent une échappatoire pour ne pas reconnaître leur déroute (qui est aussi celle de l’atome). Les gaz de schiste ont bon dos, la réalité est que le parc nucléaire mondial est en bonne partie en fin de course et que les réacteurs vont fermer par dizaines, et pas seulement aux USA. Du moins ceux qui n’auront pas explosé entre temps car, si un réacteur est toujours dangereux, même tout neuf, il l’est encore plus en fin de vie...

Sûreté nucléaire : les « spécialistes » pensaient avoir tout prévu...

Des séismes sans précédent historique sont possibles en Europe
Le Monde, 16 août 2013 : http://bit.ly/1bFGn56
Centrale nucléaire de Fessenheim : le risque sismique est-il sous-évalué ?
France Bleu, 21 août 2013 : http://bit.ly/1d1P8dV
Inspection des cuves des réacteurs d’Europe de l’Ouest
Wenra, 29 août 2013 : http://bit.ly/17wMN5U

Toujours pris en défaut, les « spécialistes » de la prétendue sûreté nucléaire se délectent des catastrophes : elles leur permettent d’en tirer des enseignements et de rendre le nucléaire « encore plus sûr ».

Ces plaisantins doivent donc se régaler d’apprendre que tous leurs calculs de résistance des centrales nucléaires face au risque sismique sont bons à jeter à la poubelle : des séismes beaucoup plus puissants que prévu pourraient bien avoir lieu en Europe. Ce qui était une évidence, pour qui a un peu de bon sens, vient d’être montré par un important programme de recherches sismiques.

En attendant, plus d’un an après la découverte de fissures dans les cuves de deux réacteurs belges (cf revues hebdo n°10 et suivantes : http://bit.ly/17DhUMf ), la WENRA (régulateur nucléaire de l’Europe de l’Ouest) décide qu’il faut vérifier toutes les cuves. Un an pour se décider, trois ans pour faire les contrôles, il n’y a pas le feu au lac !

De toute façon, les deux réacteurs belges fissurés ont été autorisés à redémarrer, comme de vulgaires réacteurs français, dont les fissures sont, il est vrai, « meilleures » que celles des réacteurs belges (rappel revue hebdo n°12 : http://bit.ly/17wMN5U ). Décidément, il y a « besoin » de plusieurs autres catastrophes pour « en tirer les enseignements » et que le nucléaire soit « encore plus sûr »...

Les éoliennes allemandes gâchent le paysage... des pronucléaires français !

« D’Allemagne, on voit la centrale nucléaire de Cattenom… »
Le Républicain Lorrain, 9 août 2013 : http://bit.ly/13KZHfv
« L’Allemagne est souveraine »
Le Républicain Lorrain, 9 août 2013 : http://bit.ly/1a59t0U

Après le Mali, et avant la Syrie, François (Hollande) le Conquérant va-t-il attaquer l’Allemagne ? Il faut dire qu’il y a de quoi : sans demander aux Français s’ils sont d’accord, les Sarrois installent des éoliennes... qui se voient depuis l’Hexagone.

Cependant, les Allemands ont beau jeu de rappeler que, eux, ils « bénéficient » de la vue sur la centrale de Cattenom (Lorraine), et pas qu’un peu : http://bit.ly/16W6za3 . Sans parler d’ailleurs de Fessenheim (Haut-Rhin), installée à quelques dizaines de mètres de l’Allemagne.

N’oublions pas non plus les Belges : la centrale de Chooz (Ardennes) a été installée spécialement à leur intention (surtout en cas de catastrophe) dans la « Pointe de Givet », aussi connue sous le nom – parfaitement adapté à la situation ! - de « Doigt de Givet » (cf http://bit.ly/17qGiDq et http://bit.ly/RGPebU ).

Quand à la centrale de Gravelines (Nord), elle menace directement la Belgique (encore !) mais aussi la Grande-Bretagne, laquelle est visée aussi par les centrales de Paluel et Penly (Seine-Maritime) : les nuages radioactifs peuvent traverser la Manche sans prendre l’Eurostar !

Pas de quoi empêcher le très pronucléaire Président du Conseil général de Moselle de protester contre les éoliennes germaniques : « Je ne peux pas laisser passer ça. On doit rediscuter et si par ce biais-là rien n’aboutit, j’actionnerai d’autres leviers. » Idée : faire exploser Cattenom, cela donnerait une bonne leçon aux Allemands !

Bush, Sarkozy et les sous-marins nucléaires de l’Inde

Inde : le premier sous-marin nucléaire, « un pas géant en avant » (Singh)
Ria-Novosti : http://bit.ly/16GZZo8
En Inde, 18 marins portés disparus après l’explosion d’un sous-marin
LeMonde.fr : http://bit.ly/16OHXAF
Accord nucléaire avec l’Inde : les USA et la France entre cynisme et irresponsabilité
Rappel - Stéphane Lhomme, septembre 2008 : http://bit.ly/173YaOl

Les Indiens habitent en Inde, et non en Amérique comme le croyait cet ignorant de Christophe Collomb ou bien les cow-boys qui n’étaient pas toujours très futés. La minorité Sikh ne représente que 2% de la population d’Inde, ce qui n’empêche pas l’un d’eux, Manmohan Singh, d’être premier ministre.

Lorsqu’ils ne sont pas massacrés (ce qui leur arrive régulièrement) ou quand ils ne coupent pas les cheveux en quatre (ils ne se les coupent en fait jamais), les Sikhs sont donc plutôt habiles : après avoir accédé au pouvoir, Singh a magouillé ferme avec Bush et Sarkozy pour obtenir, en 2008, un accord nucléaire inouï car bafouant les règles internationales de non-prolifération.

Prenez donc 3 minutes pour lire (ici : http://bit.ly/173YaOl ) l’écoeurante vérité sur les manœuvres qui ont eu lieu pour contourner toutes les règles de non-prolifération nucléaire dans l’espoir de vendre des réacteurs nucléaires à l’Inde. Cette opération gravissime et inouïe, contre laquelle même le New York Times a protesté, a été totalement ignorée par la presse française...

Aujourd’hui, grâce à Bush et Sarkozy, mais aussi grâce à son allié russe, l’Inde a fait de grands « progrès » dans le nucléaire : d’une part, répression massive contre les populations qui s’opposent à la construction de centrales nucléaires : un chantier russe (cf images saisissantes : http://bit.ly/RftgfP ) et un projet criminel d’Areva maintenu par Hollande (cf http://rfi.my/11KgeRq ).

D’autre part, des « avancées » dans le nucléaire militaire, comme la mise en service d’un sous-marin nucléaire : « Le sous-marin Arihant a été construit avec l’assistance des spécialistes de l’Union soviétique et de la Russie ». La compétence de ces derniers a d’ailleurs été amplement démontrée, par exemple lors de l’affaire du Koursk, mais pourtant l’Inde s’entête... Koursk que Koursk (http://bit.ly/9Plo5H ).

Le résultat ne se fait pas attendre : 18 morts dans l’explosion d’un sous-marin indien. Il n’était pas nucléaire, mais patience, ça va arriver. A moins d’enfermer le premier ministre indien... à Sing-Sing !

Fukushima : « Ha bon, ce n’est pas terminé ? »

Fukushima, cette crise que le monde voudrait oublier
Médiapart, 24 août 2013 : http://bit.ly/19exP3Q
Fukushima : la crise s’internationalise
Le JDLE, 27 août 2013 : http://bit.ly/16PTmvY
Les radiations de Fukushima affectent les américains
Elitedalily.com, 9 août 2013 : http://elitedai.ly/17Bk8eb

Le plus stupéfiant dans la catastrophe de Fukushima est peut-être que tant de gens croient qu’elle est terminée... alors qu’elle ne fait que commencer. Comme pour Tchernobyl, c’est en général une fois par an, à la date « anniversaire » du début de la catastrophe, qu’on en reparle un peu. Et un peu plus lors des dates particulières : pour les 5 ans, les 10 ans, les 20 ans, etc...

Autour de Tchernobyl, la situation est à peu près stabilisée, des millions de gens vivent « normalement » dans les zones dangereuses, mangent quotidiennement des produits contaminés, et développent des cancers ou autres maladies graves pour lesquels les promoteurs de l’atome nient leur écrasante responsabilité.

A Fukushima cependant, on est encore loin d’être entré dans la longue phase de contamination « paisible » : la situation est encore explosive, les trois réacteurs en fusion doivent être refroidis en continu avec des centaines de milliards de litres d’eau qui sont alors dramatiquement contaminés et s’accumulent... un peu partout.

L’opérateur Tepco a déjà rempli un bon millier de réservoirs de cette eau mortelle, dont certains fuient, mais de toute façon les sous-sols de la centrale et la nappe phréatique sont déjà contaminés de façon gigantesque et irréversible. Pendant ce temps, des médias indépendants estiment que les contaminations venues de Fukushima commencent à faire effet aux USA : il faut des mois pour traverser le Pacifique, mais les courants marins et aériens font leur travail.

Cependant, aux USA comme au Japon et ailleurs, il est improbable que la cause des maladies à venir (cancers et autres) soit reconnue : même si elle est en déclin irréversible, l’industrie nucléaire exploite toujours une centaine de réacteurs aux USA et ne souhaite pas que l’opinion publique se pose trop de questions sur les dangers de l’atome...

Fukushima : Abe, Edf et Areva tentent d’instrumentaliser la catastrophe

Fukushima : fuites et pannes en séries autour de la centrale nucléaire
France-Info, 20 août 2013 : http://bit.ly/12mjnFE
Fukushima : Tepco, de la dissimulation à l’ "incompétence"
Le Monde, 2 septembre 2013 : http://bit.ly/14SqQO4
Fukushima : le gouvernement japonais reprend en main les opérations de décontamination de l’eau
Le Monde, 3 septembre 2013 : http://bit.ly/17IXBjb

Ces jours-ci, l’opérateur Tepco a feint de découvrir autour de la centrale des « flaques » hautement contaminées, mais il est évident que c’est le cas tous les jours depuis deux ans et demi. De même les autorités japonaises feignent de découvrir l’incompétence de l’opérateur Tepco. Pourquoi donc ces « révélations » soudaines ?

Assurément pour permettre au gouvernement du premier ministre Shinzo Abe (ultra-nationaliste et ultra-pronucléaire), qui veut faire redémarrer les 48 réacteurs arrêtés (sur 50), de se mettre en scène en annonçant que, avec lui, la situation va être reprise en main. Mais la manoeuvre, déjà usée jusqu’à la corde, est grossière et ne trompe personne au Japon.

Par contre, le journal Le Monde tombe dans le panneau et développe la thèse de l’incompétence de Tepco et de la reprise en main par le gouvernement nippon (cf http://bit.ly/14SqQO4 et http://bit.ly/17IXBjb )

Cette thèse convient aussi très bien aux nucléocrates français qui laissent croire que EDF et Areva feraient beaucoup mieux que Tepco. Or, la vérité est que tout autre opérateur nucléaire mentirait autant que Tepco (c’est dans les « gènes » de l’industrie nucléaire) et serait tout aussi impuissant : personne ne peut « gérer » une catastrophe nucléaire ou en limiter les conséquences. Ce sera exactement le cas en France si le pire s’y produit...

Cocottes-minutes et congélateurs pour cuisine moléculaire au plutonium

Nucléaire : des cocottes-minutes pour transporter des "matériaux sensibles"
France-Info, 13 août 2013 : http://bit.ly/169SPrH
Des armes nucléaires testées dans nos congélateurs
Le Parisien, 18 août 2013 : http://bit.ly/14h50jM
Association de défense de l’environnement de Pontfaverger & de sa région
Site web : http://bit.ly/15tLb8e

Ce n’était donc pas un mythe : l’industrie nucléaire française est bien la meilleure du monde, et de loin, grâce à du matériel de pointe : des cocottes-minutes et des congélateurs (et à travers).

Commençons par le Centre nucléaire de Valduc (Côte-d’Or), site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), qui a lancé un appel d’offres pour acheter 4 000 autocuiseurs... pour transporter du plutonium. Des cocottes-minutes, des vraies, comme celle que vous avez probablement dans votre cuisine : sans le savoir, vous êtes armé pour transporter du plutonium !

Mais le CEA utilise aussi des congélateurs, tout aussi ordinaires que les cocottes-minutes. Il s’agirait d’ « étudier le comportement de certains explosifs à très basse température », d’après un porte-parole du centre de la Direction des applications militaires (DAM-CEA). Il faut croire que la France s’apprête à attaquer les esquimaux ou les ours polaires.

Cette attaque « froide » est en préparation dans le Centre nucléaire de Moronvilliers-Pontfaverger où le CEA s’est autorisé à faire une tambouille fort peu ragoutante, dénoncée à juste titre par une courageuse et opiniâtre association (cf http://bit.ly/15tLb8e )

De nombreux autres sites du CEA, disséminés un peu partout en France, sont aussi contaminés à des degrés divers. C’est par exemple le cas en Gironde au CESTA, où la curieuse « cuisine » du CEA est dénoncée de longue date par l’association Tchernoblaye (cf http://tchernoblaye.free.fr/contaminations.htm )

Le lobby nucléaire, Le Monde et Libération

Au nord du Canada, un projet d’Areva se heurte aux défenseurs du caribou
Reportage Le Monde, 5 août 2013 : http://bit.ly/1dLqwGQ
Censuré, le journaliste Hervé Kempf quitte le Monde
Reporterre, 2 septembre 2013 : http://bit.ly/18wBDez
Ces élus très branchés atome
Libération, 28 août 2013 : http://bit.ly/12Oy4kU + Une : http://bit.ly/191hDCJ

Le journal Le Monde n’est plus ce qu’il était, c’est une évidence. Les journalistes y ont perdu l’essentiel de leur droits collectifs (en particulier concernant la ligne éditoriale). Le service Planète a été rétrogradé en un pôle subordonné au service International.

Enfin le journaliste Hervé Kempf, qui disposait encore d’une chronique, a démissionné après avoir été censuré. Il est donc probable qu’il faille lire avec attention le reportage publié début août sur les projets d’Areva dans le grand nord : sous peu, ce sont probablement des publi-reportages d’Areva qui seront proposés !

Que dire de Libération, journal autrefois « révolutionnaire », aujourd’hui propriété de Rothschild et surveillé par la très radioactive Lauvergeon ( http://bit.ly/r1n3ui ) ? Pas étonnant que le journal ait entre autre « oublié » de parler de la victoire fabuleuse d’un modeste Aborigène sur Areva ( http://bit.ly/XKQMD5 ) et d’enquêter sur les lourdes responsabilités de Mme Lauvergeon dans l’affaire Uramin ( http://bit.ly/OE8r0T ).

Mais Libération semble redorer son blason fin août avec un dossier sur les élus du lobby nucléaire. En réalité, avec à la Une un titre bien sobre « Les élus du nucléaire », et la précision « Les relais puissants de la filière de l’atome au parlement », pas de quoi empêcher un nucléocrate de dormir.

Au contraire, cela peut carrément passer pour une valorisation de cette industrie sachant efficacement se faire entendre par les « élus du peuple ». Le dossier est finalement assez anodin, et se termine même ainsi « Et le nucléaire, ce sont des emplois, des impôts locaux… et des suffrages ». Lauvergeon ronronne, les atomes sont bien gardés...

Ce n’est donc pas encore que nous verrons dans Le Monde ou Libération de véritables enquêtes sur les agissements du lobby de l’atome : corruption, mensonges, contaminations, exploitation, menaces, etc. Et procès (cf http://bit.ly/14I0cFn ).

Transports nucléaires par route et par mer

Des matières nucléaires fissiles sur l’autoroute A 61
La Dépêche, 7 août 2013 : http://bit.ly/158tXN2
Transport d’uranium sous haute surveillance : le port de Sète bloqué
Midi-Libre, 7 août 2013 : http://bit.ly/148eEDW

Avant de parler voiture électrique et nucléaire (voir ci-dessous), occupons-nous d’autres transports atomiques. Notons d’abord qu’ « un couple d’automobilistes a été verbalisé pour défaut de contrôle technique après avoir photographié un convoi de matières nucléaires fissiles sur l’autoroute A 61. »

Un bonne amende pour leur apprendre à se mêler de nucléaire, le tout assorti d’une détention, courte mais parfaitement arbitraire, et de menaces. Qu’on se le dise, le danger ne vient pas du plutonium mais des citoyens un peu trop curieux...

Le jour même, le port de Sète était totalement bloqué, accès terrestres et maritime condamnés, plongeurs en prime. Le tout pour charger une cargaison atomique « secrète » mais dont nous pouvons révéler (grâce à nos informateurs sur le terrain) qu’il s’agit de combustible nucléaire pour la seule centrale Sud-Africaine, celle de Koeberg, située près du Cap, destination « secrète » du bateau chargé à Sète.

Pour mémoire, cette centrale a été construite à la fin des années 70 et au début des années 80, c’est à dire sous le régime de l’apartheid. Bien entendu, la centrale a été construite par le lobby nucléaire français, toujours prêt à collaborer avec les régimes totalitaires...

L’Observatoire triomphe de la voiture électrique... et nucléaire

Communiqué triomphal : http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Tenez-vous bien : mis en cause par l’Observatoire du nucléaire, les constructeurs automobiles Renault, Citroën, Bollore, Opel et Nissan ont reconnu leurs torts et rectifié leurs publicités. Ces petits malins voulaient faire croire que leurs voitures électriques (rechargées au nucléaire) étaient « propres », ou « vertes », ou « écolo », Nissan allant jusqu’à prétendre que sa Leaf n’avait « aucun impact sur l’environnement ».

On notera sans surprise la mauvaise foi de Bollore ( cf quelques-uns de ses « exploits » : http://bit.ly/14inPZ0 ) qui tente jusqu’au bout de « prouver » que sa Bluecar est « propre », mais qui finit tout de même par rendre les armes : "Néanmoins, afin de ne pas créer de confusion dans l’esprit du consommateur, nous consentons à retirer le mot "propre" de notre publicité".

L’Observatoire du nucléaire « consent » à accepter les plus plates excuses de Bollore mais, attention, la prochaine fois la punition sera bien moins indulgente... ;-)

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