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Publié le 1er novembre 2017

Revue de presse - octobre 2013

Rappel : procès d’Areva contre l’Observatoire du nucléaire

Vendredi 20 décembre à 13h30 au Tribunal de grande instance de Paris
Rassemblement de soutien à 12h30 devant le tribunal (4 rue du Palais, métro Cité)
animé par la Compagnie Jolie Môme ( http://www.cie-joliemome.org )
Informations : http://observ.nucleaire.free.fr/accueil-proces-areva.htm

Octobre 2013

Uranium : Areva, otages, petites magouilles et grandes manoeuvres...

Libération des otages : Areva et Vinci ont payé les rançons
Innombrables articles : http://bit.ly/1eapwve
Niger : des milliers de manifestants anti-Areva dans le Nord
AFP, 12 octobre 2013 : http://bit.ly/HBCPrp
Areva signe un partenariat stratégique pour exploiter de l’uranium en Mongolie
Le Monde, 27 octobre 2013 : http://bit.ly/H9IBQ9
La conférence rémunérée de François Fillon au Kazakhstan
FranceTVinfo, 12 octobre 2013 : http://bit.ly/17lxn1s

Sauf si vous étiez sur Mars, vous n’avez pas échappé le 29 octobre à la grande hystérie médiatique qui a accompagné la libération des 4 otages d’Areva et Vinci enlevés il y a 3 ans au Niger, près des mines d’uranium où ils gagnaient (grassement) leurs salaires. Un mauvais Sarkozy (nommé Hollande) est venu mentir autant que faire se peut, assurant sans rire qu’aucune rançon n’avait été versée, et que les 4 ex-otages étaient de « grands citoyens français » (cf http://bit.ly/HqmuF0 ).

Seul l’Observatoire du nucléaire a signalé (sans bien sûr justifier pour autant leur captivité) que ces gens étaient avant tout des « expats » venus tripler leurs salaires en participant au pillage et à la contamination du Niger par les mines d’uranium exploitées par Areva (avec l’aide de Vinci), cf http://bit.ly/184ohq5 . Un peu comme les otages du Liban libérés comme par hasard entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988, les otages d’Areva ont bénéficié (tant mieux pour eux) d’un contexte favorable.

On notera ainsi les manoeuvres d’un chef touareg, islamiste quand ça l’arrange... et libérateur d’otages le cas échéant (cf http://bit.ly/1bRPcbb ). Mais aussi l’intérêt du Président du Niger, en pleine renégociations avec Areva (son ancien employeur) sur le prix de l’uranium. Candidat à sa réélection en 2016, il a probablement pensé marquer des points en faisant libérer les otages. Et en s’appuyant sur des manifestations « anti-Areva » dont on aimerait qu’elles soient spontanées (il y a de quoi !) et non dirigées par Niamey.

Mais voilà : Areva sous-paye (pille) l’uranium du Niger depuis 50 ans et n’a pas l’intention que ça change. Comme par hasard, deux jours avant la libération des otages, Areva signait avec la Mongolie un partenariat pour exploiter l’uranium du désert de Gobi. Voilà de quoi dire aux Nigériens : « Si vous voulez nous faire payer plus cher votre uranium, nous irons nous approvisionner ailleurs ». Le ministre des Affaires étrangères, le grand écologiste Laurent Fabius, a accompagné en Mongolie le petit Luc (Oursel, Pdg d’Areva, celui qui attaque l’Observatoire du nucléaire en justice : http://bit.ly/14I0cFn ) de peur qu’il ne confonde Strauss-Khan et Gengis Khan, Oulan-Bator et Albator.

Gobi soit qui mal y pense : si des mines d’uranium sont réellement mises en exploitation, il conviendra de déplacer les populations autochtones, assécher les nappes phréatiques, contaminer l’environnement comme Areva sait le faire de longue date en Afrique.
Notons au passage que l’inénarrable Fillon, pronucléaire (pour « sauver le climat ») et fan de courses automobiles (tant pis pour le climat !), est allé se faire corrompre en donnant une conférence pronucléaire grassement rémunérée au Kazakhstan, joli pays dont le régime totalitaire deale lui aussi de l’uranium avec Areva...

Autre enseignement : malgré des milliers d’articles et de reportages, pratiquement personne n’a noté que l’enlèvement au Niger de salariés d’Areva prouve (si cela est encore nécessaire) que le nucléaire ne relève en aucun cas de l’ « indépendance énergétique » puisque 100% de l’uranium « français » est importé...
Quand il s’agit d’uranium, les citoyens sont pris pour des crétins, les journalistes sommés de rediffuser la parole officielle, les droits de l’Homme (et de Lhomme) remis en cause. Le nucléaire dans toute sa splendeur...

Chantier du réacteur EPR : retour au Moyen-Âge

EPR de Flamanville : un réacteur et des hommes
France-Inter, 6 octobre 2013 : http://bit.ly/1gfJFzo
Nouvel aléa technique sur le chantier de l’EPR de Flamanville
AFP, 17 octobre 2013 : http://bit.ly/1gNDvXr

Il existe encore quelques espaces de liberté dans les médias, par exemple dans l’émission « Interception » diffusée le dimanche matin sur France-Inter. Et l’on trouve encore des journalistes dignes de ce nom pour faire bien leur travail, probablement au détriment d’une carrière lucrative (mais servile).

Ce 6 octobre était diffusé le reportage de Pascale Pascariello qui s’est rendue sur le chantier d’un réacteur nucléaire dans un pays arriéré et moyenâgeux : la France. EDF et ses sous-traitants, à commencer par Bouygues, ont mis en place un système qui leur permet assurément de faire des économies, mais qui programme avec quasi-certitude la mort de travailleurs. Ce qui n’a pas manqué d’arriver.

Bouygues doit d’ailleurs comparaître en correctionnelle en novembre à Cherbourg pour deux « homicides involontaires », EDF n’étant curieusement pas poursuivi. Un inspecteur du travail courageux avait bien tenté de s’opposer à ces pratiques, mais il avait été rapidement licencié : dehors le gêneur.

Notons d’ailleurs que ce reportage n’est pas en soi antinucléaire, il décrit « seulement » la façon ignoble dont EDF construit le réacteur EPR. Pour autant, les incidents et accidents continuent sur le chantier EPR, où une pièce de 4 kg s’est écrasée dans le bâtiment réacteur, sans tuer personne cette fois, par chance.

Réacteurs en France : jusqu’à 50 ans ? Vraiment ?

L’État va prolonger le nucléaire de dix ans
JDD, 13 octobre 2013 : http://bit.ly/1eiYyPu
France - Allonger la vie du nucléaire sera peut-être trop cher (ASN)
Reuters, 17 octobre 2013 : http://bit.ly/196eN1a

C’est le JDD qui a lancé les grandes manoeuvres, annonçant comme si c’était déjà décidé que les réacteurs français allaient fonctionner dix ans de plus, jusqu’à 50 ans. Immédiatement, cette « information » était reprise telle quelle dans la majorité des médias. Pourtant, rien n’est acté et, quoi que l’on pense de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de sa prétendue indépendance, c’est quand même elle qui doit donner au cas par cas l’autorisation à EDF de prolonger la vie de chaque réacteur.

Or, justement, l’ASN a commencé à autoriser des réacteurs à aller au-delà... de 30 ans. Et au mieux jusqu’à 40 ans. De fait, l’affaire des 50 ans est un bon vieux coup de com, un ballon d’essai, probablement une première approche d’EDF pour « travailler » l’opinion publique. Mais, même au pays de l’atome, l’affaire ne sera pas si simple. Reuters rapporte les propos des dirigeants de l’ASN selon lesquels « la décision sur un éventuel allongement de la durée de vie des réacteurs nucléaires d’EDF de 40 à 50 ans sera complexe en terme de sûreté et pourrait être freinée par le coût très élevé du remplacement de certains composants clés ».

Par ailleurs, nous avons évoqué dans les revues de presse précédentes les cas de ces réacteurs américains (parfaitement comparables à ceux qui fonctionnent en France) tellement dégradés qu’il ont été fermés aux alentours de 40 ans... malgré des autorisations de fonctionner jusqu’à 60 ans !

Deux EPR en Grande-Bretagne ? Vraiment ?

Accord pour la construction de deux réacteurs EPR par EDF en Angleterre
AFP, 17 octobre 2013 : http://bit.ly/1gY7yhH
EDF et Londres confirment la construction de 2 EPR au Royaume-Uni
AFP, 21 octobre 2013 : http://bit.ly/1cMwUd9
L’accord Londres/EDF éreinté par la presse britannique
The Independent, 16 octobre 2013 : http://ind.pn/1cqRMqc
Dailymail, 26 octobre 2013 : http://dailym.ai/HkHkXc
Grande-Bretagne : EDF a utilisé des méthodes relevant de la corruption
Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/GYqpsF
Des réacteurs ultra-subventionnés.mais qui ne verront probablement pas le jour
Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/GYqpsF

A peine le temps de souffler après le pseudo « scoop » du JDD sur la durée de vie des réacteurs, et voilà que la quasi-totalité de la presse française s’emballe à nouveau pour célébrer la prétendue vente par EDF de deux EPR à la Grande-Bretagne. Notons d’abord que, quand bien même cette vente se concrétiserait, elle ne constitue en aucun cas un « succès du nucléaire français à l’export », contrairement à ce qui a été écrit un peu partout. En effet, EDF a d’abord racheté (avec notre argent) British Energy : c’est donc finalement EDF qui achète deux réacteurs... à EDF (!), ficelle aussi grossière que ruineuse : pas de quoi se gargariser.

Mais surtout, contrairement à leurs promesses, les politiciens de Londres ont accordé à EDF des conditions financières incroyablement avantageuses... avec l’argent public et celui des usagers britanniques. C’est déjà l’aveu que le nucléaire n’est « rentable » que s’il est massivement subventionné. Or, justement, les règles européennes de la fameuse « concurrence libre et non faussée » pourraient, pour une fois, aller dans le bon sens : normalement, Bruxelles devrait annuler l’accord Londres/EDF, et anéantir du même coup ces deux EPR bien virtuels.

Mais les dirigeants britanniques et français s’agitent déjà en coulisse, sans parler de ceux d’EDF, en premier lieu le PDG Proglio, qui n’hésitent pas à utiliser des méthodes relevant de la corruption. Résultat des courses dans environ un an... Cela n’a pas empêché la quasi-totalité de la presse française de célébrer un prétendu « grand succès » de l’atome hexagonal. Nous reviendrons sous peu sur cet emballement gigantesque et ridicule mais notez déjà que, malgré une concurrence acharnée, la palme de la désinformation (et/ou de la bêtise) revient à Sud-Ouest pour qui les deux EPR sont d’ores et déjà en chantier ! (cf http://bit.ly/1czmm4m ).

Déchets nucléaires : la mystification de la vitrification pour justifier le crime de l’enfouissement

Vitrification des déchets radioactifs HAVL : la grande Mystification
Pierre Péguin, 6 octobre 2013 : http://bit.ly/196FhQ7
Débat pluraliste dans l’Est Républicain
Est-Républicain, 20 octobre 2013 : http://bit.ly/1b6ZYZv
Déchets nucléaires, un projet pour l’éternité
Propagande de Valeurs actuelles, 31 octobre 2013 : http://bit.ly/1dHX7Kj
Déchets nucléaires stockés à Bure ? Une faille majeure dans le projet
Reporterre, 24 octobre 2013 : http://bit.ly/1eMfdLw
Moronvilliers, un territoire sacrifié de plus
The-dissident.eu, 30 octobre 2013 : http://bit.ly/Hwu29P

Après avoir été sabordé par des opposants dénonçant à juste titre une parodie de démocratie et une décision déjà prise, le « débat public sur l’enfouissement des déchets radioactifs » se poursuit... de façon virtuelle, sur Internet. C’est probablement ce que l’on peut appeler une démocratie « moderne ».

Pendant ce temps, des gens motivés font un véritable travail citoyen. C’est ainsi que notre ami Pierre Péguin, physicien nucléaire à la retraite, et son acolyte Gilbert Talent, ont épluché les travaux validant le procédé de vitrification des déchets radioactifs ultimes, ceux précisément destinés à être enfouis à Bure (Meuse). Le verdict est sans appel : l’estimation officielle de résistance des déchets vitrifiés (300 000 ans selon le lobby nucléaire) ne s’appuie que sur des modèles très simplifiés, et sur une expérimentation réduite à quelques années. Sa valeur scientifique est donc proche de zéro !

Pour l’industrie nucléaire, l’objectif est clairement d’enfouir à tout prix pour se débarrasser de ces déchets bien encombrants, et peu importe ce qui arrivera par la suite ! Ce n’est vraiment pas pour rien si nous estimons que cet enfouissement est un crime... et si ce légitime point de vue a été censuré (cf http://bit.ly/1anbtLt ) par la Commission du prétendu « Débat public ».

Notons cependant un effort de l’Est Républicain pour assurer un certain pluralisme des points de vue sur cette question de l’enfouissement. Ce n’est en revanche pas le cas de Valeurs actuelles et de son propagandiste (déguisé en journaliste) Mickaël Fonton qui démontre indubitablement qu’il sait... recopier la propagande pro-atome.

De son côté, le site Reporterre révèle une faille majeure dans le projet d’enfouissement à Bure, et plus exactement concernant la prétendue "réversibilité" de cette enfouissement, censée être possible pendant les cent années de remplissage... Peut-être de quoi faire annuler l’ensemble de ce projet criminel... A suivre !

Enfin, n’oublions pas que les déchets ultimes ne sont pas les seuls, loin de là : la France est jonchée de sites contaminés, certains étant de véritables déchets radioactifs géants, comme le « polygone d’expérimentation » de Pontfaverger-Moronvilliers (Champagne-Ardennes, CEA-DAM Ile-de-France), objet d’un combat courageux mené par l’association de défense de l’environnement de Pontfaverger et son opiniâtre Président Damien Girard. Si vous êtes de la région, n’hésitez pas à le rejoindre...

De Tchernobyl à Fukushima, toujours pire...

L’existence de l’Institut Belrad compromise
Appel de Yves Lenoir : http://bit.ly/1azrcx5
Japon : l’ex-Premier ministre Koizumi devenu 100% antinucléaire
AFP, 2 octobre 2013 : http://bit.ly/1hHd4mH
Un gouverneur accuse Tepco de "mensonge institutionnalisé"
Reuters, 28 octobre 2013 : http://bit.ly/19NqrgQ
Japon : des pièces non vérifiées de réacteur nucléaire exportées pendant 10 ans
AFP, 14.10.2013 : http://bit.ly/196y8iU
Séoul s’attaque à sa « ?mafia ? » du nucléaire
Les Echos, 11 octobre 2013 : http://bit.ly/1ecC7vb

Pas facile de s’occuper des conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl 27 ans après son début, et alors que celle de Fukushima fait l’actualité. Pourtant, les enseignements de la première ne peuvent qu’aider à comprendre ce qui attend les victimes de la seconde. L’institut Belrad a été fondé en 1989 en Biélorussie (pays encore plus contaminé que l’Ukraine, où se trouve Tchernobyl) par le physicien nucléaire Vassili Nesterenko pour faire la lumière sur les conséquences de la catastrophe du 26 avril 1986.

Notre ami Yves Lenoir lance un appel pour sauver Belrad qui se débat pour continuer son travail malgré le décès de Nesterenko en 2008. Ce combat est d’autant plus difficile que la Biélorussie est sous la coupe d’un véritable dictateur qui ne veut plus entendre parler de Tchernobyl... et qui aimerait même s’offrir une centrale nucléaire toute neuve !

Au Japon, les travaux sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima n’en sont qu’à leurs débuts, mais d’ores et déjà, à moins d’être aveugle et sourd (ou pronucléaire), il est facile de comprendre l’ampleur du drame : 120 000 personnes évacuées, des centaines de milliers qui auraient dû l’être (mais où ?), des milliers d’enfants qui vont à l’école avec des dosimètres... Tant et si bien que l’ex-Premier ministre Koizumi, pourtant membre du parti (ultranationaliste et pronucléaire) au pouvoir, est devenu 100% anti-atome : il s’oppose au redémarrage des 50 réacteurs arrêtés, rejoignant en cela la mobilisation citoyenne qui ne faiblit pas malgré la propagande incessante.

On apprend au passage que, pendant 10 ans, l’industrie atomique japonaise a exporté des milliers de pièces pour réacteurs nucléaires... sans les avoir vérifiées. On en trouverait dans au moins 17 pays. Par "miracle", les pièces exportées vers la France auraient été vérifiées. Vous croyez aux miracles, vous ?

Tant que nous sommes dans la région, notons que la Corée du Sud semble décidée à s’attaquer à sa « mafia de l’atome » dont les membres, comme de vulgaires Japonais, auraient installé dans les réacteurs coréens des milliers de pièces non vérifiées ou non conformes. Le plus étonnant est que le Fukushima coréen ne se soit pas encore produit...

ITER : le bout du tunnel avance plus vite que la fusion nucléaire !

Iter, le réacteur nucléaire du futur
Le Figaro, 29 septembre 2013 : http://bit.ly/1aPZW8b

Iter, la fusion nucléaire, Le Figaro y croit encore et met sur le coup le plus grand laudateur de tout ce qui est atomique, le dénommé Frédéric de Monicault. Tout à sa mission de promotion (publi-reportage déguisé en « article »), il indique qu’Iter doit entrer en service en 2027, mais il omet un « détail » : en 2006, l’entrée en fonction d’Iter était prévue pour 2016 (cf dépêche AFP du 8 juin 2006 titrée "Iter : début des appels d’offres pour des équipements dans un an").

En 7 ans, le bout du tunnel s’est éloigné... de 11 ans ! Il va donc bien plus vite que ce projet dont l’échec technologique est de toute façon d’ores et déjà assuré. Mais, dès qu’il s’agit d’atome, la croisade ultralibérale s’arrête, l’argent public est mobilisé à fonds perdus : ce sera toujours ça de moins pour l’éducation, la santé, la culture, doivent estimer les atomistes, qui se nourrissent de l’ignorance.

M. de Monicault ne se foule pas pour autant et se laisse encore une fois aller à un artifice usé jusqu’à la corde : Iter serait le réacteur nucléaire « du futur ». Exactement la même formule bidon que pour l’EPR ou pour tout autre projet atomique. Le futur, c’est inattaquable, on ne peut pas être contre le futur. Mais on peut cependant être pour le journalisme...

Voiture électrique-atomique : la suite

La Voiture électrique n’est pas propre
Le Canard enchaîné, 2 octobre 2013 : http://bit.ly/17ONUhQ
L’Observatoire du nucléaire ajoute Nissan et Mitsubishi à son palmarès !
Observatoire du nucléaire, 25 octobre 2013 : http://bit.ly/12EvbTK
Nouveau site web de promotion du pollueur et menteur Bolloré
Site web : http://blue.car.bollore.free.fr

Nous vous en parlions le mois dernier, les « grands médias » ont pratiquement tous passé sous silence la victoire pourtant tonitruante de l’Observatoire du nucléaire sur le lobby de la voiture électrico-atomique. Heureusement, libre de toute publicité - et donc de celles d’EDF, Areva, et des constructeurs automobiles - le Canard enchaîné a bien fait son travail. Pour autant, l’affaire n’est pas terminée : l’Observatoire a ajouté Nissan et Mitsubishi à son palmarès, en attendant BMW qui, cependant, tente de défendre son point de vue : le modèle électrique « i3 » serait, paraît-il, « respectueux de l’environnement ».

Et BMW de nous informer que « respecter signifie considérer avec respect, honorer d’une déférence profonde » et, d’ailleurs, que « les panneaux de portes et la planche de bord de la « i3 » utilisent des fibres naturelles végétales » : on en mangerait ! Et ce n’est pas tout : « Le cuir utilisé est traité avec un tanin naturel issu de feuilles d’olivier » et « les peaux originaires du sud de l’Allemagne sont transformées en Europe », etc., etc., etc., il y en a 6 pages ! Pour un peu, on en oublierait les pneus et les batteries...

Nous verrons bien si BMW échappe au destin de ses concurrents. Par contre, il en est un qui commence à nous courir sérieusement, c’est le pollueur Bolloré qui continue imperturbablement à prétendre que sa BlueCar est « propre », bafouant en cela la vérité mais aussi son « propre » engagement écrit. Pollueur et menteur, comme indiqué sur ce nouveau site web : http://blue.car.bollore.free.fr

Rendez-vous le mois prochain !

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