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Publié le 1er décembre 2013

Revue de presse - décembre 2013

Uranium / Niger / Procès Areva : verdict le 7 février

Reportage de France TV (Avancer le curseur à 3min40)
France TV, 21 décembre 2013 : http://bit.ly/1cHR8BQ
Le Niger destinait bien le "don" d’Areva à l’achat d’un nouvel avion présidentiel
Enquête des Inrocks, 21 décembre 2013 : http://bit.ly/1hi4Zqd
Areva a-t-elle offert un avion au président du Niger ? L’Observatoire du nucléaire publie de forts indices
Enquête de Reporterre, 19 décembre 2013 : http://bit.ly/18Z5ZdS
Les 17 milliards de CFA d’Areva au Niger ont bien payé l’avion présidentiel
Politis, 17 décembre 2013 : http://bit.ly/JDkYki
Areva au Niger : une ONG poursuivie pour diffamation réitère ses accusations de corruption
AFP, 18 décembre 2013 : http://bit.ly/1bRV0Qe
Accusations de corruption : Areva et un militant antinucléaire face à face au tribunal
AFP, 20 décembre 2013 : http://bit.ly/1cnLkQZ
Vidéo de la journée du procès (par Michel Guéritte)
Dailymotion, 20 décembre 2013 : http://bit.ly/1hWPtxI
Le bruit du silence (par Patrick Samba)
Agoravox, 19 décembre 2013 : http://bit.ly/IXyBuy
Niger : Areva entre procès et négociations
FinancialAfrik, 24 décembre 2013 : http://bit.ly/1gqtzT1

Voilà un procès dont la date, le 20 décembre, ne pouvait pas mieux tomber alors que les négociations sur le prix de l’uranium entre Areva et le Niger devaient être bouclées pour le 31 décembre. De quoi sacrément intéresser les médias français. Voyez donc : un sulfureux « don » d’Areva au budget du Niger, l’achat programmé avec cette somme d’un nouvel avion pour le Président du Niger (lui-même ancien cadre d’Areva), des accusations croisées (corruption contre diffamation), etc.

Eh bien non, pas de « chance ». Pourtant, l’AFP a fait le job avec deux dépêches, les 18 et 20 décembre. Et des médias comme Les Inrockuptibles, Politis et Reporterre ont enquêté. Il faut aussi dire que l’Observatoire du nucléaire a révélé des documents écrits et audios accablants pour Areva.

Mais pourtant, la grande majorité des médias, dont il faut rappeler qu’ils sont sous perfusion des publicités d’Areva et EDF, a préféré regarder ailleurs, déclenchant la colère du blogueur Patrick Samba. Quant au service public, il a effectivement couvert le procès, mais pas pour la métropole : seule l’émission Info-Afrique (France Ô) est venue faire un reportage, excellent au demeurant.

Précisons cependant que nous ne tombons pas des nues : la puissance du lobby nucléaire en France n’est pas un mythe. Mais, en cas de condamnation, nous pourrons toujours faire appel, obtenir un nouveau procès, et continuer à alerter l’opinion sur les méthodes nauséabondes de l’industrie de l’atome...

Prix de l’uranium : Areva veut continuer à piller le Niger

Uranium : les discussions entre Areva et le Niger se poursuivent
AFP, 30 décembre 2013 : http://bit.ly/JLhaNr
Areva dément envisager son retrait du Niger
AFP, 9 décembre 2013 : http://bit.ly/KkyQkc
L’uranium du Niger : 20 milliards de dollars perdus en 50 ans
Rappel Les Afriques, septembre 2010 : http://bit.ly/1cnJqA1
Baisse continue du prix de l’uranium depuis Fukushima
Seekingalpha.com, 16 décembre 2013 : http://bit.ly/18XJZC8

Pendant que se tenait le procès Areva/Observatoire du nucléaire, les discussions se poursuivaient entre la multinationale radioactive et l’Etat du Niger sur le prix de vente de l’uranium. Depuis 50 ans, la France pille en effet littéralement ce pays pour alimenter à pas cher ses centrales nucléaires. Les dirigeants du Niger tentent d’obtenir un meilleur prix mais, comme nous l’avons montré, le Président lui-même est « dans la main » d’Areva, son ancien employeur (cf http://bit.ly/1bmR5yV ).

Cela dit, une fois n’est pas coutume, nous devons dire qu’Areva ne fait pas que mentir dans cette affaire : l’industrie nucléaire est en déclin brutal (amorcé avant même Fukushima), le prix de l’uranium s’effondre logiquement, rendant déficitaires la plupart des mines. Ce n’est donc pas demain la veille qu’Areva ouvrira la mine d’Imouraren, censée être une des plus grandes du monde. Or, l’ouverture de cette mine est la principale promesse électorale du Président nigérien Issoufou. Mais, s’il n’est pas réélu, il pourra toujours retourner travailler chez Areva...

Fukushima : pas de miracle, c’est de pire en pire

Fukushima - Au Japon, l’eau charrie la radioactivité
Terraeco, 2 décembre 2013 : http://bit.ly/1l7qOJk
Fukushima : des fuites d’eau près des réservoirs de liquides contaminés
20minutes.fr, 24 décembre 2013 : http://bit.ly/1eVqFby
Fukushima : 51 marins américains portent plainte contre Tepco
FranceTV, 24 décembre 2013 : http://bit.ly/1eXlhVs
Des SDF pour décontaminer Fukushima
Reportage FranceTV, 31 décembre 2013 : http://bit.ly/19D88Jn

Les lecteurs fidèles des parutions de l’Observatoire du nucléaire ne seront pas surpris de lire que la situation ne fait que s’aggraver à Fukushima : comme autour de Tchernobyl, cela va d’ailleurs être le cas pendant des décennies. Grâce à Terraeco, on apprend que la radioactivité est peu à peu disséminée au Japon, bien au-delà des zones proches de la centrale en perdition : « Emportés par les typhons et la fonte des neige, les radionucléides s’accumulent dangereusement au bord des rivières japonaises ».

Nous avons par ailleurs déjà évoqué ces milliers de réservoirs édifiés à la va-vite autour de la centrale pour stocker les milliards de litres d’eau contaminés par les opérations de refroidissement des cœurs en fusion, opérations qui vont encore durer des années. Non seulement la quantité d’eau radioactive augmente de fait continuellement, mais l’état des réservoirs se dégrade rapidement et laisse présager des fuites, brèches, effondrements qui vont causer de nouvelles contaminations gravissimes.

Pendant ce temps, les opérations continuent à la piscine du réacteur 4, fragilisée par le séisme et le tsunami de mars 2011 : il faudra plus d’un an pour retirer une à une les 1535 barres de combustible qui y sont stockées, en espérant que le tout ne s’effondre pas entre temps, ce qui causerait une catastrophe probablement pire que celle déjà en cours.

Pendant ce temps, des militaires américains, venus prêter main forte aux Japonais après le tsunami, portent plainte pour avoir été gravement contaminés par la radioactivité venue de Fukushima. Dans un premier temps, l’armée américaine a tenté de nier les faits... parce que l’armée (des USA ou de n’importe quel autre pays), comme l’industrie nucléaire, commence toujours par nier et mentir. Mais, pour une fois, il se pourrait que l’affaire ne soit pas étouffée.

Enfin, même si cette écœurante réalité a déjà été évoquée au fil des mois (cf par exemple http://bit.ly/1e0grS5 ), il est bon que les médias parlent à nouveau de la façon dont sont « recrutés » les travailleurs de Fukushima : on trouve ainsi des SDF, des malades mentaux, des prisonniers, etc, souvent fournis à Tepco par la mafia. Un petit aperçu de ce qui pourrait hélas se produire sous peu en France...

Changement climatique : le CO2 négligeable ?

Détection d’un nouveau gaz à effet de serre hautement résistant
Le Monde avec AFP, 10 décembre 2013 : http://bit.ly/1glplyy
Ce que vous devez savoir sur le « nouveau » gaz à effet de serre
Terraeco, 11 décembre 2011 : http://bit.ly/19HZCsC
Le porte-parole d’Areva nommé à la direction de la communication de Total
Rappel - Tradingsat, 13 septembre 2011 : http://bit.ly/18XPQaG

Rappelons d’abord que, quand bien même le CO2 serait réellement LE gaz à effet de serre le plus impliqué dans le changement climatique, cela ne justifierait en rien le recours à l’option nucléaire, qui est à la fois stupide et inefficace.

Stupide car il faut être sacrément dérangé pour vouloir soigner la peste avec le choléra. Inefficace car le nucléaire couvre royalement 2% de la consommation mondiale d’énergie, une part infime et en déclin irréversible : la production de CO2 évitée « grâce à l’atome » est donc infime.

Mais le pire est que la contribution du CO2 au changement climatique pourrait bien être elle-même très faible, ce qui rendrait encore plus stupide le recours au nucléaire face à ce prétendu « danger ». On sait déjà que le rôle du méthane est gravement négligé (cf par exemple http://bit.ly/1dTV19b et http://bit.ly/1g0W60u ). Et voilà que, grâce à des chercheurs canadiens, on découvre l’existence d’un gaz à effet de serre (le perfluorotributylamine – ou PFTBA) dont la contribution au changement climatique rend peut-être négligeable celle du CO2.

Personne – et en particulier pas les « experts » du fameux GIEC, qui alertent depuis des années sur la nécessité de combattre principalement le CO2, ce qui fait le régal du lobby atomique - n’avait jugé bon de s’occuper de ce gaz-là. De toute façon, les atomistes n’ont que faire de la planète et des émissions de CO2 qui ne sont pour eux qu’un prétexte.

C’est ce qu’a parfaitement démontré le dénommé Jacques-Emmanuel Saulnier : grassement rémunéré comme porte-parole d’Areva pendant 10 ans, il n’a cessé de pourfendre les « énergies carbonées »... avant de passer chez Total, un des plus gros producteurs mondiaux de CO2 ! L’argent n’a pas d’odeur : une fois de plus, on peut parler de corruption, au moins morale si elle n’est juridique...

EPR : le chantier EDF digne du Moyen Âge, Areva déserte le sien...

EPR-Flamanville : EDF se voit ordonner d’arrêter le chantier
Mediapart.fr, 16 décembre 2013 : http://bit.ly/19tm7Vn
EDF doit mettre en conformité ses appareils de manutention lourds des centrales nucléaires
ASN, 17 décembre 2013 : http://bit.ly/1dkcSpx
Nucléaire : EDF était alerté du risque matériel depuis le début 2013
Mediapart.fr, 18 décembre 2013 : http://bit.ly/1cXKhdw
EPR finlandais : TVO s’inquiète de la réduction des effectifs d’Areva
AFP, 10 décembre 2013 : http://bit.ly/1co2Ot6

Pascale Pascariello est une excellente journaliste qui n’hésite pas... à faire son métier. Fin septembre, France-inter diffusait son remarquable reportage (cf http://bit.ly/1f0ELsh ) sur les conditions de travail moyenâgeuses sur le chantier de l’EPR de Flamanville. La société EDF protestait vivement... oubliant qu’elle devait comparaître en novembre (procès finalement repoussé au 31 janvier 2014) pour la mort d’un travailleur sur le chantier de l’EPR.

Du coup, le 16 décembre, la journaliste opiniâtre en remet une couche, sur Médiapart cette fois : sur le chantier EPR, mais aussi dans d’autres centrales, EDF se permet de bafouer les mesures de sûreté les plus élémentaires, en particulier pour déplacer les éléments les plus lourds (et donc souvent les plus dangereux). Dès le lendemain – l’aurait-elle fait sans le scoop journalistique ? - l’Autorité de sûreté (ASN) exigeait d’EDF la mise en conformité de ses « appareils de manutention lourds » . L’ASN a même dû demander au ministère du travail qu’il contraigne EDF à cesser de mettre délibérément en danger de mort les salariés du nucléaire.

Pour mémoire, l’EPR de Flamanville devait entrer en service en 2012 or, de retards en malfaçons, il est désormais question de 2016, voire 2017, voire... Quant au coût du réacteur, il est passé de 2,8 milliards à près de 9 milliards, en attendant pire... EDF est cependant à l’abri des moqueries de son « amie » Areva car cette dernière, sur son propre chantier EPR, en Finlande, cumule aussi les graves fautes, retards et surcoûts. Le réacteur devait entrer en service en 2009 (!), or, alors qu’il est loin d’être fini, on apprend qu’Areva réduit massivement le nombre de ses employés sur place !

Le « géant du nucléaire » se prépare-t-il à déserter la Finlande en abandonnant son pauvre EPR non achevé ? En tout cas, le prétexte avancé pour cette réduction d’effectifs fait sourire : il s’agit de « concentrer les efforts sur des tâches urgentes dans la conception, qui sont les plus critiques pour le projet ». Après 8 ans de chantier, il est effectivement grand temps de penser à la conception ! Et dire que l’on trouve encore régulièrement des articles ou reportages absurdes sur le thème de « la maestria française dans l’atome » ou de « ce nucléaire que le monde entier nous envie »...

EPR : bradé en Chine, virtuel en Grande-Bretagne

Jean-Marc Ayrault visite l’exemplaire EPR chinois
L’Usine nouvelle, 6 décembre 2013 : http://bit.ly/1g3ijLk
Aides d’État : Bruxelles ouvre une enquête sur le projet d’EPR au Royaume-Uni
AFP, 18 décembre 2013 : http://bit.ly/1d28nnk
Areva veut innover pour financer les EPR britanniques
Les Echos, 16 décembre 2013 : http://bit.ly/Kn9lie

En promenade en Chine, le Premier ministre français n’a pas manqué de visiter le chantier des deux EPR vendus par Areva en 2009. La majorité des médias français a donc célébré ce chantier, carrément qualifié d’ « exemplaire » par l’Usine nouvelle. Il est vrai que les Chinois ont pris bien moins de retard qu’Areva (en Finlande) et EDF (à Flamanville).

Mais, malgré les alertes de l’Observatoire du nucléaire (par exemple sur Twitter : http://bit.ly/1gwC52N ), personne n’a évoqué le fait que ces deux EPR ont été littéralement bradés ! Voyez un peu : 3,85 milliards pour deux EPR alors qu’un seul coûte 9 milliards ! Les Chinois auraient eu tort de se gêner, d’autant qu’Areva fournira le combustible pendant 20 ans (pour 5 petits milliards). Nous y reviendrons sous peu...

Quant aux EPR « britanniques » (en réalité commandés par EDF qui avait auparavant racheté au prix fort British Energy), ils sont plus virtuels que jamais. En octobre dernier, alors que la presse française presque unanime célébrait ce prétendu « succès majeur », l’Observatoire du nucléaire continuait inlassablement à rappeler, comme il le fait depuis plus de deux ans, que l’accord EDF/Londres ne passerait probablement pas le filtre de Bruxelles.

Pour une fois, la fameuse « concurrence libre et non faussée » pourrait avoir une conséquence positive et empêcher Cameron de subventionner massivement, avec l’argent des Britanniques, le projet ultra-déficitaire d’EDF. En cette mi-décembre, la nouvelle attendue est tombée, traitée de façon plus que discrète par la presse française : Bruxelles lance une enquête approfondie sur ce curieux accord que l’on peut taxer de dumping.

Pendant ce temps, le sujet fait la Une en Grande-Bretagne, non seulement du fait de l’enquête de la Commission, mais aussi à cause de la participation chinoise au projet : beaucoup de britanniques ne sont pas très chauds pour laisser entrer le loup dans la bergerie. Par ailleurs, on apprend qu’Areva voudrait financer sa participation au projet en puisant... dans les actifs provisionnés pour le démantèlement de ses installations. On rira bien du titre des Echos qui, sans rire, parle d’un financement « innovant »... alors qu’il s’agit d’une nouvelle félonie de la part des dirigeants d’Areva.

Mais il existe encore quelques garde-fous chez nous et cet ignoble tour de passe-passe semble impossible juridiquement... sauf à recevoir une dérogation de la part du gouvernement PS-EELV lequel, il est vrai, ne manque jamais d’aider le lobby nucléaire avec la caution des ministres « écologistes ». En tout cas, les deux EPR britanniques semblent de plus en plus virtuels, ce qui permet d’apprécier l’ironie involontaire du quotidien Le Monde qui, le 17 octobre, titrait « Nucléaire : EDF va exporter Flamanville au Royaume-Uni ». Or Flamanville est un flop gigantesque...

Enfouissement des déchets radioactifs : criminel et (très) cher

Un gouffre financier pour cacher nos déchets nucléaires
Le Canard enchaîné, 31 décembre 2013 : http://bit.ly/1hfTdfW
SNC LAVALIN, spécialiste de la corruption et des pots de vin
Villesurterre, 26 décembre 2013 : http://bit.ly/1a7y57I

Après avoir longtemps jeté dans les océans des quantités inouïes de déchets radioactifs (cf http://bit.ly/1dx2Xzf ), l’industrie nucléaire a fini par trouver insatisfaisante cette prétendue « solution ». Non pas à cause des contaminations, dont elle n’a que faire, mais pour une question d’image et de business. Les photos et vidéos de nucléaristes balançant des fûts de déchets par-dessus bord n’étaient effectivement pas très valorisantes. De plus, et même surtout, cela ne rapportait pas d’argent. Aussi a-t-il été décidé de procéder à l’enfouissement souterrain.

Cette option, au moins aussi criminelle que la précédente, a cependant pour avantage de pouvoir être présentée comme une opération de haute technologie, mais aussi... de coûter terriblement cher. Car c’est bien sûr l’industrie nucléaire et ses alliés (Bouygues, Vinci et cie) qui vont empocher le pactole. Pour ce qui est de payer, les citoyens ordinaires sont là ! Il n’est donc pas surprenant que l’on apprenne que le coût du site d’enfouissement projeté à Bure (Meuse), le fameux projet Cigéo, va coûter encore bien plus cher qu’initialement prévu.

Notons d’ailleurs que c’est toujours le cas dès qu’il s’agit de nucléaire : les factures finales sont toujours 3 ou 4 ou 10 fois celles annoncées au départ, comme on peut le voir par exemple sur les chantiers de l’EPR, d’Iter, du Mégajoule. Enfin, grâce à Ville-sur-Terre et son courageux animateur Michel Guéritte, on en apprend de belles sur la société SNC LAVALIN qui a décroché le marché de l’ingénierie de Cigéo : un champion de la corruption et des pots-de-vin, de quoi rendre jaloux les gens d’Areva !

Le lobby nucléaire français ausculté par la Radio Télévision... Suisse

Dossier Radio RTS (Suisse) : http://bit.ly/JXMCbi
Rappel France 3 (à 23h !) : http://bit.ly/1aqItns

En octobre dernier, France 3 a diffusé le remarquable documentaire « Nucléaire, exception française » (de Frédéric Biamonti), mais hélas à 23 heures. Vous pouvez toutefois le retrouver sur Youtube ( http://bit.ly/1aqItns ). La Radio Télévision Suisse a elle aussi diffusé ce documentaire TV, le 15 décembre, et un peu plus tôt (22h30). Et la branche radio de la RTS a accompagné l’événement par la diffusion de 5 grandes émissions d’une heure chacune, la dernière précisément avec Frédéric Biamonti. Édifiant.

Un anti-missiles nucléaires au tribunal le 14 janvier à Mont-de-Marsan

Procès de Jean-Charles (anti-missile M51, refus d’ADN)
Infos du Comité de soutien, 30 décembre 2013 : http://bit.ly/1g0sd0p
Le facteur libertaire
Sud-Ouest, 16 novembre 2013 : http://bit.ly/1bzaWqJ
Fichage ADN : tout ce que la police peut savoir sur vous
Bastamag, 15 novembre 2013 : http://bit.ly/1dnzdEG

Notre ami Jean-Charles est un courageux activiste opposé, entre autres combats fort légitimes, aux tirs de missiles nucléaires. Il est poursuivi en justice de façon récurrente pour avoir refusé de donner son ADN à la suite de protestations pourtant parfaitement pacifiques.

On peut déjà s’interroger sur la captation de l’ADN de divers délinquants, alors il est évident que ce procédé est injustifiable pour un citoyen... qu’il faudrait plutôt féliciter pour son engagement.

Jean-Charles comparaîtra à nouveau le 14 janvier à 16h au TGI de Mont-de-Marsan. Un rassemblement de soutien a lieu à partir de 14h devant le tribunal : si vous n’êtes pas trop loin et si vous pouvez vous libérer, n’hésitez pas à venir le soutenir.

Pour mémoire, Jean-Charles s’est intéressé d’un peu « trop près » au missile M51, dont les premiers essais ont eu lieu près de chez lui, au Centre d’essai des Landes. Notons que le précédent tir de ce prétendu « bijou » a donné lieu à un superbe (et fort coûteux) feu d’artifice, raillé comme il se doit par l’Observatoire du nucléaire ( http://bit.ly/1clsslU ).

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