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Publié le 30 juillet 2016

REVUE de PRESSE AVRIL-JUILLET 2016

Vous l’avez probablement remarqué, l’Observatoire du nucléaire s’est montré discret ces derniers mois, même s’il a tout de même attaqué Areva en justice dans l’affaire des pièces nucléaires falsifiées depuis 1965 dans l’usine du Creusot (voir plus bas). La présente revue de presse tente de rattraper le temps passé en couvrant carrément quatre mois, d’avril à juillet.

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Edito - Des nouvelles de la lutte et… de l’Observatoire du nucléaire

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Vous l’avez probablement remarqué, l’Observatoire du nucléaire s’est montré discret ces derniers mois, même s’il a tout de même attaqué Areva en justice dans l’affaire des pièces nucléaires falsifiées depuis 1965 dans l’usine du Creusot (voir plus bas). La présente revue de presse tente de rattraper le temps passé en couvrant carrément quatre mois, d’avril à juillet.

Ce n’est pas que l’actualité de l’industrie nucléaire se soit réduite ces derniers temps, comme vous pouvez le voir ci-dessous, mais votre Observateur du nucléaire préféré a été « happé » à l’insu de son plein gré par l’affaire des compteurs communicants d’électricité (Linky), mais aussi de gaz (Gazpar) et d’eau. Vous pouvez d’ailleurs suivre l’évolution de la situation sur le site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

Question : est-il cohérent de s’opposer à la fois à l’industrie nucléaire et à celle des compteurs communicants ? Ces derniers ne sont-ils pas au contraire, comme on veut bien nous le dire, utiles « pour développer les énergies renouvelables », « faire des économies d’énergie » et, de fait, pour réduire la part du nucléaire ?

Ne perdons pas de temps, la réponse est NON, trois fois NON, mille fois NON. Qui peut d’ailleurs croire qu’un gouvernement français (de quelques bord politique) se serait subitement opposé aux intérêts de ses donneurs d’ordres du monde industriel et financier ?

D’ailleurs, le bras armé de l’opération d’occupation de la France par le business des compteurs communicants n’est autre qu’Enedis, anciennement ErDF, filiale d’EDF : un ex-service public qui use exactement des mêmes méthodes de bandits que celles utilisées par le lobby nucléaire depuis des décennies.

Vous le savez si vous êtes un lecteur fidèle des publications de l’Observatoire du nucléaire, l’affaire est entendue : l’industrie de l’atome est moribonde et condamnée irrémédiablement à disparaitre. Cette agonie va cependant se prolonger sur plusieurs décennies, sans parler des « cadeaux » laissés à nos descendants : factures incommensurables, installations à démanteler, déchets radioactifs, catastrophes nucléaires, etc.

Nous sommes donc condamnés à continuer à observer… mais aussi à agir, à résister, et à tenter de saborder les projets nuisibles de nos adversaires, avec nos armes qui sont inépuisables et imparables : le courage et l’ironie !

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Plutonium déversé délibérément par EDF dans la Loire : c’est légal !

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Saint-Laurent-des-Eaux : l’illégalité des rejets de plutonium dans la Loire n’est pas manifeste
Actu-environnement, 27 mai 2016 : http://bit.ly/1WQuaF0

Rappel : déposition de l’Observatoire du nucléaire
France3, aout 2015 : http://bit.ly/1ofbQGl

Rappel : Spécial investigation (Jean-Baptiste Renaud)
Canal plus, 25 mai 2015 : http://bit.ly/1XWKroN

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Une bonne et une mauvaise nouvelle dans le courrier reçu par l’Observatoire du nucléaire à la mi-juillet. D’abord la bonne : les rejets délibérés de plutonium dans la Loire opérés délibérément par EDF pendant des années, au mépris de la nature et de la santé des habitants, ne sont pas prescrits. L’Observatoire a donc bien fait de déposer plainte contre Edf et son PDG de l’époque, ineffable Marcel Boiteux.

La mauvaise nouvelle maintenant : le Parquet de Blois nous a répondu ceci : « Les faits dont vous vous êtes plaint ne sont pas punis par la loi ». Non, vous ne rêvez pas : entre les lattes du Parquet, pas le moindre alinéa dans la loi française qui permette de poursuivre des rejets volontaires de plutonium dans la nature.

La position du Parquet est principalement basée sur l’enquête administrative demandée par Mme Royal à deux « experts »… en mensonges et bêtises. Des noms ? Ok : Serge Catoire et Philippe Guignard (Merci à eux de nous attaquer pour « diffamation », ils perdront à coup sûr). Ces deux zozos ont bâclé une note de quelques pages dont l’unique objet est de dédouaner EDF et de dire du mal de l’enquête de Canal plus. Voyez un peu : « La sélection des personnes interrogées (Marcel Boiteux a 93 ans) a certes permis de capter des propos à la formulation parfois surprenante. Cependant, la déontologie journalistique et la rectitude professionnelle auraient vraisemblablement dû conduire à vérifier et approfondir l’interprétation et la valeur qu’il convenait de donner à ces témoignages ».

Le dénommé Boiteux appréciera sûrement d’être traité, de façon à peine masquée, de vieillard sénile. Et le journaliste de Canal plus de devoir repartir en formation pour travailler sa « déontologie » et sa « rectitude professionnelle », qualités dont se parent assurément (on n’est jamais si bien servi que par soi-même) les plaisantins Catoire et Guignard.

Mais, puisque rien d’illégal n’a été commis dans cette affaire, nous allons donc de ce pas saupoudrer de plutonium les jardins de MM Boiteux et Giscard d’Estaing, deux des principaux coupables de cette pollution criminelle et, plus globalement, du programme nucléaire français. Nous verrons alors bien si ces faits sont ou non « punis par la loi »...

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Enfouissement des déchets nucléaires : mur de la honte contre mobilisation

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Meuse : la forêt de Mandres-en-Barrois évacuée par les forces de gendarmerie
Est Républicain, 7 juillet 2016 : http://bit.ly/29GEmLW

Les opposants à la « poubelle nucléaire » appellent à réoccuper la forêt menacée
Bastamag, 13 juillet 2016 : http://bit.ly/29KGhBR

L’Andra emploie une milice de mercenaires armés, avec la bénédiction de la gendarmerie
Vmc.camp, 21 juillet 2016 : http://bit.ly/2a51TIj

À Bure, les paysans se mobilisent contre la poubelle nucléaire
Reporterre, 16 juillet 2016 : http://bit.ly/2aBgZrt

Cigéo : le référé examiné après l’expulsion par la force des opposants
Est Républicain, 14 juillet 2016 : http://bit.ly/29GD4kc

Accident mortel à Bure : les scellés levés, la galerie toujours fermée
Est Républicain, 8 avril 2016 : http://bit.ly/29G70Nq

Suivre la lutte : http://vmc.camp et http://www.cedra52.fr

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Non, cette photo n’a pas été prise en Palestine mais en France, dans la forêt de Mandres-en-Barrois (Meuse) où l’Agence nationale des déchets radioactifs (Andra) construit un mur de la honte et entretien en toute illégalité une milice privée et armée. Ce n’est pas encore le fascisme, certes, mais n’est-ce pas là le chemin « parfait » pour y arriver ?

De courageux manifestants, jeunes et vieux, zadistes ou paysans, se mobilisent pour essayer de sauver le Bois Lejuc et empêcher le crime de l’enfouissement. Des procédures en justice vident à faire expulser les opposants, d’autres à stopper les travaux. Mais il ne faut pas laisser cette affaire entre les mains des juges : seule la mobilisation des citoyens permettra d’éviter le pire.

Pour mémoire, un éboulement mortel s’est dernièrement produit dans le “laboratoire” de Bure, censé démontre la fiabilité du futur site de stockage. Et pourtant les irresponsables de ce projet prétendent que leurs galeries résisteront pendant des centaines de milliers d’années. Ces gens ne sont pas seulement ridicules, ils sont aussi parfaitement malhonnête comme le démontre le sénateur et président du département de Haute-Marne, le gangster Bruno Sido, qui reste à ces lucratives places alors qu’il a été condamné pour fraude fiscale : un site d’enfouissement, un compte en Suisse, une milice, et les déchets nucléaires sont bien gardés !

Comme à Notre-Dame-des-Landes ou à Sivens, le pouvoir politique et sa police déroule le tapis rouge pour les intérêts industriels au détriment de la population, de l’environnement, de l’intérêt général. Tôt ou tard, il faudra bien que les fossoyeurs de la démocratie rendent des comptes et soient condamnés à la pire des sanctions : avoir un travail normal et un salaire de citoyen ordinaire. La plupart n’y survivront pas...

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EPR de Flamanville : une cuve impossible à sauver ?

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EPR : la série noire continue pour Areva et EDF
Le Monde, 14 avril 2016 : http://bit.ly/2a8YqFH

Nucléaire : l’inquiétude grandit autour de la cuve de l’EPR de Flamanville
Le Figaro, 14 avril 2016 : http://bit.ly/1XvHpYV

Mobilisation à Flamanville les 1er et 2 octobre 2016 : http://www.can-ouest.org

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Suite de l’affaire sidérante de la cuve du réacteur EPR de Flamanville et des deux autres cuves qu’Areva a livré aux Chinois en leur jurant qu’elles étaient parfaites. Dans la précédente revue de presse, nous avons expliqué que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait pour mission de trouver des subterfuges afin de valider, de façon tout à fait irresponsable, des cuves comportant de graves faiblesses.

Nous avons aussi estimé que, pour éviter d’avoir à se discréditer, les dirigeants de l’ASN espéraient probablement de nouvelles révélations ou de nouveaux contretemps sur l’EPR de Flamanville. Et c’est semble-t-il ce qui est en train de se passer. En effet, « les malfaçons repérées sur la cuve du réacteur sont en effet plus graves qu’attendu, ont annoncé EDF et Areva mercredi 13 avril ».

A ce rythme, même avec le plus grande détermination à mentir, tricher, maquiller, enfumer, nos chers « experts » ne vont pas pouvoir sauver les cuves des EPR. L’ASN pourra alors clamer « Vous voyez bien, nous sommes totalement indépendants et n’hésitons pas à prendre les décisions qui s’imposent ». Nous n’en sommes pas là, le lobby de l’atome doit être en train de chercher de nouveaux biais pour sauver ses cuves (quitte à nous tuer tous).

Pour mémoire, si les cuves de EPR sont recalées, il faudra détruire en partie l’EPR de Flamanville et les deux de Taïshan pour en extraire les cuves défaillantes, fabriquer d’autres cuves, s’assurer qu’elles sont enfin correctes, etc. On peut raisonnablement tabler sur un nouveau retard d’au moins 4 ou 5 ans, ou plus. Voire d’un abandon définitif du projet, en suivant les excellents exemples de Lemoniz (Espagne), Zwentendorf (Autriche), Bataan (Philippines) ou Kalkar (Allemagne). De toute façon, l’EPR de Flamanville devait entrer en service en 2012, alors au point où on en est...

Remercions au passage l’industrie nucléaire française qui, si elle reste aveuglément vénérée par de nombreux médias hexagonaux, est en réalité la risée du reste du monde et permet à des millions de gens de rire à gorge déployée. Et ce n’est pas fini (voir ci-dessous)...

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Pièces nucléaires falsifiées : une habitude depuis... 1965 !!!

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Alerte aux certificats falsifiés dans le nucléaire
Le Monde, 20 avril 2016 : http://bit.ly/1T1mKYU

Cuve de l’EPR : Areva annonce la détection d’anomalies dans son usine du Creusot
AFP, 29 avril 2016 : http://bit.ly/2agO24r

Nucléaire : l’inquiétant soupçon qui pèse sur Areva
Les Echos, 2 mai 2016 : http://bit.ly/1WDdzTz

Ségolène Royal a un avis sur les pièces nucléaires
AFP, 4 mai 2016 : http://bit.ly/1SLFUWp

Falsifications : l’Observatoire du nucléaire attaque Areva en justice
Observatoire du nucléaire, 4 mai 2016 : http://bit.ly/2atSTO1

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La cuve de l’EPR n’est en réalité que l’arbre qui cache (mal) la forêt : la « merveilleuse » industrie nucléaire française produit des pièces défaillantes, couvertes par des certificats falsifiés, et ce depuis... 1965 ! Et des dizaines de ces pièces truquées sont aujourd’hui encore en place dans de nombreux réacteurs nucléaires en France et à l’étranger.

Jamais avare d’une bonne blague, l’humoriste ratée Ségolène Royal décrète bientôt que les pièces sont “conformes” et les falsifications “anodines”. Ce n’est cependant pas l’avis des opérateurs auxquels des pièces défaillantes ont été livrées.

Avec EDF, les autorités françaises peuvent bien sûr s’arranger pour minimiser l’affaire qui est, en réalité, gigantesque et explosive, mais cela ne va guère être possible avec les étrangers qui sont légitimement furieux. Et la liste est longue : Royaume-Uni, Suède, Suisse, Belgique, Espagne, Slovénie, USA, Brésil, Chine, Corée du Sud, Afrique du Sud…

Ironie de l’affaire, une centrale française est particulièrement concernée, celle… de Fessenheim, dont la fermeture promise par le candidat Hollande est continuellement repoussée. Un générateur de vapeur du réacteur 2 de cette centrale fait partie des pièces ratées par Areva mais installées tout de même grâce à des certificats falsifiés. Ce réacteur est fermé pour des mois, voire pour toujours (cf plus bas).

Pas découragé par l’affaire des rejets de plutoniums dans la Loire, l’Observatoire du nucléaire relève encore le défi en déposant une plainte contre Areva au Tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône. Nous verrons bien si la production de pièces ratées, couvertes par des certificat falsifiés, est une activité considérée comme parfaitement légale et honnête par le Parquet bourguignon...

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Pièces falsifiées dans le nucléaire : Areva a fait des émules !

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Alerte aux certificats falsifiés dans le nucléaire
Le Monde, 20 avril 2016 : http://bit.ly/1T1mKYU

Nucléaire : nouvelles révélations sur la corruption généralisée en Corée du Sud
Rappel - La Tribune, 6 novembre 2012 : http://bit.ly/2asfMjg

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La « merveilleuse » et « exemplaire » industrie nucléaire française, qui nous a été vantée depuis des décennies, est donc en réalité une corporation de bandits et de menteurs. On apprend d’ailleurs qu’EDF et Areva ne sont pas les seuls à jouer avec des pièces défaillantes couvertes par des certificats falsifiés. C’est aussi le cas de la société SBS, qui travaille pour le nucléaire depuis les années 70, et qui est prise la main dans le sac.

Le Bureau Véritas, qui porte bien mal son nom (remarque visant le mot Véritas et non le mot Bureau dont personne n’a rien à faire), porte plainte contre SBS, s’estimant trompé. Mais Véritas avait probablement mieux à faire que de croire SBS sur parole et d’apposer son tampon « conforme » sans effectuer les vérifications nécessaires. C’est quand même de nucléaire que l’on parle !

Incompétence sidérante ou complicité de falsification ? Nous penchons pour la seconde option... et attendons de pied ferme les avocats du Bureau (quand on a atomisé Areva, on ne craint plus personne !) Tout ceci n’est pas sans rappeler les falsifications grossières qui ont eu lieu dans l’industrie nucléaire de la Corée du Sud, ce qui prouve une fois de plus que la malhonnêteté des nucléocrates n’a ni frontière, ni nationalité.

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EDF croit encore aux EPR britanniques et vole vers la faillite !

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EPR à Hinkley Point : le conseil d’administration d’EDF vote en faveur du projet
LaTribune, 28 juillet 2016 : http://bit.ly/2a2uQ9a

Nouvelle épée de Damoclès sur le projet d’EPR anglais d’EDF
Les Echos, 29 juillet 2016 : http://bit.ly/2aNCWzv

EDF au bord de la faillite : les fédérations de l’énergie alertent Hollande
AFP, 13 avril 2016 : http://bit.ly/29Rc97v

L’Autorité des Marchés Financiers perquisitionne le siège d’EDF
Le Monde, 21 juillet 2016 : http://bit.ly/2a2rsuo

Les réacteurs EPR annoncés en Grande-Bretagne ne seront pas construits
Observatoire du nucléaire, 28 juillet 2016 : http://bit.ly/2a44xzx
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Nos fidèles lecteurs le savent bien, cela fait des années que nous prévoyons que le projet absurde d’EDF de construire des réacteurs EPR à Hinckley Point, en Grande-Bretagne, ne se fera pas. Pourtant, la majorité des éditorialistes et journalistes spécialisés en économie ou énergie n’ont cessé d’encenser un « formidable triomphe de l’industrie nucléaire française ».

Les déboires des EPR de Finlande et de Flamanville, la faillite d’Areva, celle prévisible d’EDF, le désastre des pièces falsifiées, rien n’y a fait : l’éditocratie s’est encore majoritairement félicitée de la décision du Conseil d’administration d’EDF, le 28 juillet, de valider le projet malgré la démission d’un administrateur et celle auparavant du directeur financier, opposés à cette fuite en avant. Le fameux Brexit n’avait donc rien gâché.

Une belle cérémonie était prévue dès le lendemain par EDF à Londres, avec champagne à volonté et signature dans la foulée de l’accord avec le gouvernement britannique. Mais patatras : « Le gouvernement va considérer attentivement [le] projet et prendra sa décision au début de l’automne », a déclaré Greg Clark, ministre des affaires économiques et de l’énergie. Parions que c’est le premier pas vers l’inévitable annulation.

Finalement, le Brexit a eu une importance décisive : Thérésa May, qui occupe désormais le poste de premier ministre britannique, semble bien moins emballée que son prédécesseur . Il est vrai que EDF avait eu largement le temps d’amadouer le sieur Cameron, le convaincre, le « câliner » par des biais assurément inavouables. Dame Thérésa ne semble pas être aussi souple et « compréhensive ».

Pas plus en tout cas que l’Autorité des marchés financiers qui a mené une perquisition au siège d’EDF, soupçonnant que les informations données (au compte-goutte) pour « justifier » le projet Hinckley Point ne soient inexactes. Frelatées. Falsifiées pour tout dire...
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Chute d’un générateur de vapeur : bravo EDF, l’impossible est réalisé !

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Nucléaire, "l’impossible" scénario s’est réalisé
Le JDD, 3 avril 2016 : http://bit.ly/1RSSdyJ

Nucléaire : comment l’impossible est arrivé à Paluel
Novethic, 6 avril 2016 : http://bit.ly/2a6hZ17

Première réunion d’information sur la chute du générateur à Paluel
France 3, 3 mai 2016 : http://bit.ly/29DYKvg

Nucléaire : que se passe-t-il à Paluel ?
Paris-Normandie, 11 juin 2016 : http://bit.ly/29Qgvvv

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Tout le monde le sait, « Impossible n’est pas français ». Et, une fois de plus, c’est notre cher lobby nucléaire qui s’est attaché à la démontrer. En effet, selon EDF, il était absolument « impossible » que, dans une centrale nucléaire, un générateur de vapeur tombe. Eh bien, c’est EDF elle-même qui vient de démontrer qu’elle avait tort.

Alors que d’importantes opérations de maintenance étaient en cours sur le réacteur 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), l’un de ses quatre générateurs de vapeur, haut de 22 m et pesant 465 tonnes, a basculé et s’est écrasé sur le plancher en béton.

Bien entendu, les communicants d’EDF, grassement rémunérés à (mal) mentir, ont publié la fameuse formule inventée par et pour les décérébrés : « L’événement n’a aucun impact, ni sur la sûreté des installations ni sur l’environnement »

Mais, en réalité, l’affaire est lourde de conséquences : la chute de ce mastodonte a causé une onde de choc et de violentes vibrations qui ont très probablement mis à mal d’importants éléments du réacteur, à commencer par le radier (la dalle de béton sur laquelle est posée le réacteur).

A ce jour, l’éventuel redémarrage du réacteur est repoussé à fin août… 2017. Mais les dommages sont tels que le réacteur pourrait ne jamais être autorisé à refonctionner. Peut-être un bon plan pour M. Hollande qui, à défaut d’avoir le courage de fermer la centrale de Fessenheim, pourrait se rabattre sur le réacteur 2 de Paluel. Décréter la fermeture d’un réacteur qui ne peut plus fonctionner, quelle autorité !

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Fermeture de Fessenheim : direction le Creusot… en voiture électrique !

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Fessenheim : Royal suggère la mutation de la centrale en usine Tesla
ATS, 5 avril 2016 : http://bit.ly/29LtYo4

Musk fait diversion pour sauver Tesla
Le Point, 11 juillet 2016 : http://bit.ly/29V27Rf

Anomalies du Creusot : un réacteur de Fessenheim arrêté
AFP, 16 juin 2016 : http://bit.ly/2ak93bN

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La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, promise en 2012 par le candidat Hollande, est sans cesse repoussée. De toute évidence, cette promesse va servir une seconde fois : « Si vous voulez vraiment que je ferme Fessenheim, votez à nouveau pour moi en 2017 ». Et puis quoi encore ?

Cependant, la ministre des blagues et de l’écologie, notre chère Ségolène, fait semblant d’y croire et avance même des idées de reconversion : après avoir produit des déchets radioactifs (beaucoup) et de l’électricité (un peu tout de même !), le site de Fessenheim pourrait fabriquer des voitures électriques Tesla. Mme Royal ignore donc que la voiture électrique est aussi polluante que la voiture thermique, mais aussi que l’entreprise Tesla est au plus mal.
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EDF repousse le démantèlement des centrales de « plusieurs décennies » !

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Nucléaire : EDF veut reporter le démantèlement de ses vieux réacteurs
Le Monde, 3 juin 2016 : http://bit.ly/2ajkOLT

Démantèlement : les dirigeants d’EDF veulent renvoyer les problèmes à… après leur mort !
Observatoire du nucléaire, 2 juin 2016 : http://bit.ly/2ajkZqM

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Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, a 61 ans et des dizaines de réacteurs à démanteler. Opération terriblement complexe sur le plan industriel et tellement chère qu’elle est impossible à financer, surtout pour une société au bord de la faillite.

Mais Jean-Bernard est un petit malin (lire : un gros dégueulasse) : il a décidé de reporter le problème de… plusieurs décennies. PLUSIEURS DÉCENNIES ! Devinez donc où sera ce plaisantin dans 30 ou 40 ans, pire encore dans 50 ou 60 ans !

Il apparait donc qu’il ne faut pas attendre si longtemps avant de botter les fesses de ce triste personnage (et de ses complices, dirigeants industriels et politiciens). Et tant qu’à faire le condamner à la pire des tortures : un travail (il faudra déjà lui expliquer le sens de ce mot) d’intérimaire pour faire la maintenance des centrales nucléaires en échange du salaire misérable qu’il accorde aux soutiers de l’atome. Il pourra néanmoins profiter de sa belle retraite, mais dans… plusieurs décennies !

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Les factures empoisonnées de l’industrie nucléaire

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Nucléaire : l’énorme coût de la fermeture des centrales en fin de vie
Les Echos, 4 avril 2016 : http://bit.ly/29SsOJB

Nucléaire : nouveau surcoût de 4 milliards pour le projet Iter
Les Echos, 2 mai 2016 : http://bit.ly/2a8Zd9w

Votre électricité bientôt hors de prix à cause du nucléaire ?
Capital, 6 mai 2016 : http://bit.ly/1WebNKg
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Nul besoin de longs commentaires ici, les titres des articles sont parfaitement parlants. Notons que même le très pronucléaire magazine Capital finit par se demander (il est grand temps) si, par hasard, l’électricité nucléaire ne serait finalement pas ruineuse. Réponse, oui, et pas par hasard : le nucléaire est par nature terriblement cher (en plus d’être extrêmement dangereux).

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Catastrophe nucléaire (pléonasme)

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Nucléaire : le Luxembourg prêt à payer la fermeture de Cattenom
Le Parisien, 12 avril 2016 : http://bit.ly/29Sg5ni

« En France, les conséquences d’un accident nucléaire pourraient être pires qu’à Tchernobyl ou Fukushima »
Le Temps (Suisse), 7 avril 2016 : http://bit.ly/1q9rTa2

L’accident de Fukushima a dispersé des « billes » de césium radioactif jusqu’à Tokyo
Le Monde, 6 juillet 2016 : http://bit.ly/29h4OPa

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Il faut vraiment que la situation soit critique pour que le très prudent président des Associations nationales des comités et commissions locales d’information (ANCCLI), Jean-Claude Delalonde, se laisse aller à des propos dignes de ces « irresponsables » que sont les antinucléaires.

Selon lui, non seulement une catastrophe nucléaire est possible en France, mais ses conséquences seraient dramatiques, et probablement pires qu’à Tchernobyl ou Fukushima. Rien d’un scoop, c’est ce que nous clamons depuis des lustres. La nouveauté est que ce sont des « notables » qui semblent enfin s’en rendre compte.

Les Luxembourgeois en sont tellement persuadés qu’ils sont disposés à payer eux-mêmes pour la fermeture de la centrale de Cattenom, construite par EDF à quelques dizaines de mètres de chez eux.

Notons par ailleurs que, contrairement aux affirmations tellement rassurantes du lobby nucléaire, pour lequel la catastrophe de Fukushima n’était « pas si grave que ça », de nouvelles études ont mis au jour des phénomènes par lesquels la contamination s’est déplacée beaucoup plus massivement et loin que l’on a bien voulu nous le dire, y compris jusqu’à Tokyo. La courbe des cancers et autres maladies induites ne va pas tarder à s’envoler au Japon. Et dire que les antinucléaires sont accusés d’être des « catastrophistes »...

Prochaine revue de presse à l’automne !

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