Observatoire du nucléaire

— Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire —

Accueil > Communiqués > Arrêt pour un mois de la centrale du Tricastin : l’Autorité de sûreté redore (...)

Publié le 28 septembre 2017

Arrêt pour un mois de la centrale du Tricastin : l’Autorité de sûreté redore son image à bon compte...

- Cette affaire arrive opportunément pour "légitimer" devant
l’opinion la prochaine validation de la cuve du réacteur EPR

- L’Observatoire du nucléaire a maintenu son référé
en justice contre cette validation par l’ASN

.

En imposant l’arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) le temps pour EDF de faire quelques travaux sur la digue de protection de cette centrale, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se donne à peu de frais l’image d’un instance "intransigeante". Mais les renforcements exigés devraient être effectués en un petit mois, ce qui fait que cet "évènement" ne sera finalement pas très gênant pour EDF.

Cette affaire révèle d’ailleurs une nouvelle fois l’incapacité de l’ASN à assurer une réelle sûreté nucléaire en France puisque, de fait, la centrale fonctionne depuis fort longtemps avec une digue insuffisante : il a fallu un courrier d’EDF en août pour que l’ASN ne découvre la situation.

En réalité, il est légitime de penser que cette annonce "tonitruante" est une façon de préparer le terrain pour une décision autrement plus cruciale, celle qui concerne la cuve du réacteur EPR de Flamanville (Manche).

En effet, si la cuve est validée par une ASN qui vient juste de "prouver" son "intransigeance" et son "indépendance", alors cette validation ne saurait être valablement contestée : la ficelle est grossière et ne saurait tromper grand monde.

Ayant prévu que l’ASN validerait la cuve de l’EPR, l’Observatoire du nucléaire a maintenu son référé en justice au Tribunal de Paris, le jugement sera annoncé le 31 octobre.

Soutenez l'Observatoire du Nucléaire