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Publié le 1er novembre 2017

Revue de presse - Juillet/Octobre 2017

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EPR : la Justice est aussi défectueuse que la cuve !

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L’Autorité de sûreté nucléaire peut-elle valider la cuve de l’EPR ? La justice doit trancher
Reporterre, 11 octobre 2017 : http://bit.ly/2yZtYv1

EPR : l’ASN ouvre la consultation publique préalable à l’autorisation de la cuve
Actu-environnement, 10 juillet 2017 : http://bit.ly/2gG6u64

Validation de la cuve défectueuse de l’EPR : L’Autorité de "sûreté" nucléaire s’est soumise à EDF
Observatoire du nucléaire, 11 octobre 2017 : http://bit.ly/2ygV2ZN

La périlleuse affaire de la cuve de l’EPR de Flamanville
Blog Bernard Laponche, 8 septembre 2017 : http://bit.ly/2yhvqMb

Flamanville : une ONG anti-nucléaire déboutée d’une demande d’expertise
AFP, 1er novembre 2017 : http://bit.ly/2z3Fx6T

Selon EDF, l’EPR de Flamanville atteindra sa pleine puissance en novembre 2019
AFP, 12 juillet 2017 : http://bit.ly/2gGLJH7

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Suite du feuilleton de la fameuse cuve défectueuse du réacteur EPR de Flamanville. Pour mémoire, cette cuve présente des zones de fragilité qui font qu’elle ne répond pas aux propres exigences industrielles d’Areva et EDF. Pour mémoire aussi, les règles de sûreté précisent que la rupture de la cuve est exclue, ce qui ne signifie pas qu’elle est impossible mais qu’elle ne doit surtout pas se produire car, alors, il n’existe aucune parade et c’est à coup sûr une catastrophe comparable à celle de Fukushima.

Exploiter un réacteur nucléaire composé de pièces correctement réalisées est déjà une activité à haut risque, mais que dire lorsque certaines pièces, et non des moindres, sont défectueuses ? Et pourtant, l’organisme improprement appelé Autorité de sûreté nucléaire (ASN) – elle n’a pas d’autorité sur EDF et Areva, et elle n’assure aucune sûreté – a autorisé l’utilisation de cette cuve mitée.

Pour donner une apparence démocratique à une décision déjà prise (et dictée par EDF), l’ASN a lancé sur internet une consultation du public mais bien évidemment, malgré des milliers de protestations, l’ASN a mangé son chapeau et validé la cuve.

N’écoutant que son courage, et décidé en toute simplicité à sauver la population européenne, l’Observatoire du nucléaire a saisi la justice pour faire invalider la décision insensée de l’ASN. Mais voilà, la justice est tout aussi défectueuse que la cuve de l’EPR et... c’est l’Observatoire qui a été condamné à verser 3000 euros de pénalités à l’ASN, EDF et Areva (1000 euros à chacun).

Ces sommes sont insignifiantes pour ces entreprises (abondamment gavées d’argent public et néanmoins en grave déficit), mais elles sont très lourdes pour l’Observatoire du nucléaire. Voilà ce qu’il en coûte de vouloir sauver quelques centaines de millions d’habitants...

Notons aussi que, quelques jours plus tôt, le Conseil d’Etat avait débouté des associations - dont nos amis du CRILAN - qui contestaient l’arrêté dérogatoire opportunément offert à l’industrie nucléaire par le premier ministre Cazeneuve (qui était d’ailleurs surnommé le "député Areva" lorsqu’il était parlementaire !) pour sauver la cuve de l’EPR.

Pour mémoire, la devise officielle de la République française est "Liberté, Égalité, Radioactivité".

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L’ASN, caution de l’industrie atomique et amie du réseau « Sortir du nucléaire »
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Le « récit » qui doit sauver l’ASN et la cuve de l’EPR
Observatoire du nucléaire, 27 juin 2017 : http://bit.ly/2udaXmi

Le Réseau Sortir du nucléaire fréquente aimablement l’ASN
ASN, 21 juillet 2017 : http://bit.ly/2iiu09q

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Pendant que des collectifs et associations combattent l’atome et dénoncent la caution apportée par l’ASN (prétendue Autorité de sûreté nucléaire) aux projets les plus insensés, à commencer par la mise en service de la cuve miteuse de l’EPR de Flamanville, de supposés opposants fréquentent aimablement ce fictif « gendarme » du nucléaire.

Ce n’est pas pour rien si, en 2010, le Réseau Sortir du nucléaire (RSN) a été épuré de ses militants les plus actifs : il n’est aujourd’hui plus qu’une inoffensive structure qui égaye ses abonnés par l’envoi de jolies brochures sur papier glacé, et se prévaut indûment des actions menées sur le terrain par les groupes antinucléaires locaux.

Entre deux rendez-vous courtois avec les instances qu’ils sont censés combattre, les dirigeants du RSN lancent des appels à cotisation pour verser des salaires indécents à quelques bureaucrates qui, finalement, profitent bien de l’atome.

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Étranges histoires et sales affaires autour des usines Areva du Creusot...
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Enquête en plusieurs épisodes de Reporterre
Reporterre, octobre 2017 : http://bit.ly/2zXObAQ

Plusieurs articles sur le blog de JF Victor
Blog hébergé par Médiapart : http://bit.ly/2yP6by7

Usine du Creusot : EDF signale de nouvelles anomalies à l’ASN
AFP, 24 août 2017 : http://bit.ly/2yTXHYj

Dessin emprunté à REPORTERRE, merci !
Dessin emprunté à REPORTERRE, merci !

Difficile de savoir ce qui est le plus fou dans l’affaire des pièces nucléaires défectueuses produites pendant des années dans les usines du Creusot : est-ce la gravité de cet incroyable scandale industriel, ou bien le fait que madame Lauvergeon ne soit pas encore emprisonnée ?

En effet, l’ancienne coqueluche radioactive de la majorité des médias (qui n’avaient pas hésité à la surnommer « Atomic Anne » !) n’est pas seulement impliquée dans l’affaire de corruption « Uramin » (voir les précédentes revues de presse… et les prochaines !), elle a aussi trempé dans de malodorantes manoeuvres autour des forges du Creusot.

On lira à ce sujet avec intérêt les articles de Jean-François Victor, ancien directeur d’une des usines en question qui, fatigué d’être pris pour un imbécile, à décidé de « cracher le morceau ». Et l’on découvre que la famille Bolloré s’en est mis plein les poches tout en « salopant » la cuve de l’EPR, avant de revendre le tout au prix fort à Areva avec la collaboration de dame Lauvergeon qui, il faut dire, payait tout avec notre argent et surtout pas avec le sien.

Depuis des mois, des dizaines de personnes sont installées au Creusot dans des bureaux provisoires montés à la hâte pour pouvoir passer en revue les milliers de documents concernant les pièces fabriquées depuis des décennies. Régulièrement, comme encore cet été, on apprend que d’autres pièces non conformes sont actuellement en service dans les réacteurs nucléaires d’EDF.

Mais rassurez-vous, promis-juré, "l’analyse de ces écarts montre qu’aucun n’est de nature à remettre en question l’aptitude au fonctionnement en toute sûreté des équipements concernés". Défense de rire !

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… et chez EDF (période Proglio)
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Quand les consultants d’EDF se goinfraient par dizaines de millions d’euros
Marianne, 7 juillet 2017 : http://bit.ly/2lwoDs5

Enième polémique autour du salaire d’Henri Proglio
Rappel le Figaro, 6 février 2015 : http://bit.ly/2zTfDzC

Proglio faisait même financer les activités de sa femme par EDF !
Proglio faisait même financer les activités de sa femme par EDF !

Non contents d’investir en dépit du bon sens (c’est à dire dans le nucléaire), les dirigeants d’EDF ont aussi pris l’habitude de détourner notre argent pour l’offrir à tout un tas de parasites et d’officines suspectes, avec très probablement des rétrocommissions sans lesquelles cette gabegie serait inexplicable.

Sous le règne du regrettable Proglio, ces arrangements nauséabonds ont pullulé, et il est vrai que l’ami de Sarkozy et DSK a souvent prouvé qu’il aimait s’en mettre plein les poches, essayant par exemple de cumuler les revenus versés par Edf et Véolia. A ce jour, il est à l’aise chez Thalès, continuant de nous nuire… à nos frais !

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EPR en Grande-Bretagne : la fuite (radioactive) en avant…
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Nucléaire : premier revers pour l’EPR anglais d’EDF
Les Echos, 3 juillet 2017 : http://bit.ly/2hp36NH

Nucléaire : le projet des EPR à Hinkley Point revient en boomerang
Médiapart, le 5 juillet 2017 : http://bit.ly/2A2Dfma

Vincent de Rivaz, l’homme qui a vendu l’EPR aux Britanniques
Le Monde, 31 octobre 2017 : http://lemde.fr/2z6Qkgn

Titre mensonger du Monde qui glorifie le type qui va nous ruiner...
Titre mensonger du Monde qui glorifie le type qui va nous ruiner...

Les lecteurs assidus de cette revue de presse savent que, depuis des années, nous affirmons que les deux EPR programmés à Hinkley Point (en Grande-Bretagne) « ne seront pas construits ou, au pire, jamais terminés ». Eh bien il semble qu’il faille se résoudre à voir le pire.

En effet, habitués à faire payer leurs désastres par les citoyens français, les dirigeants d’EDF utilisent leur bonne vieille tactique, le fait accompli : alors que son financement est impossible, le chantier d’Hinkley Point est néanmoins lancé, des milliers d’ouvriers s’activent… et la longue liste des retards et surcoûts est ouverte !

Les Echos titrent d’ailleurs de façon très explicite « Nucléaire : premier revers pour l’EPR anglais d’EDF » et expliquent que, avant même d’être commencé, le chantier a déjà 15 mois de retard et près de deux milliard d’euros de surcoût ! De toute évidence, jusqu’à ce délire soit stoppé, il suivra la voix tracée par ses prédécesseurs de Finlande (cf les dernières news : http://bit.ly/2iMfLO3) et Flamanville (cf les dernières news : http://bit.ly/2z3F8BI)...

Or, ce n’est pas un détail, tous les risques sont assumés par EDF, c’est à dire par nous, habitants de la France. Et pourtant, Le Monde n’a rien trouvé de mieux que de faire un portrait élogieux du type qui va probablement devenir le fossoyeur de la France.

Qui plus est, le titre du quotidien est mensonger : non, l’ignoble Vincent de Rivaz n’a PAS vendu l’EPR aux Britanniques ! En effet, pour mémoire, EDF a d’abord acheté au prix fort (et déjà avec notre argent) British energy avant de commander deux EPR : c’est donc EDF qui achète des réacteurs… à EDF (et toujours avec notre argent) : quelle performance commerciale !

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Préfigurant celle d’EDF, la faillite d’Areva
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L’Etat lance la recapitalisation qui va « sauver » Areva
Les Echos, 12 juillet 2017 : http://bit.ly/2gQvXd0

Areva : les leçons à tirer d’un fiasco industriel qui menace jusqu’à EDF
Atlantico, 15 juillet 2017 : http://bit.ly/2z2qDOu

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Peu de commentaires à faire tant ces articles sont édifiants. On voit néanmoins que même Loïk Le Floch-Prigent, spécialiste es-magouilles en tant qu’ancien patron d’Elf Aquitaine et repris de justice (et de justesse), s’inquiète du désastre d’Areva et, tout en essayant de défendre l’atome, prédit lui aussi le crash d’Hinkley Point...

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Nucléaire, une chute irréversible…

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Pourquoi le nucléaire est devenu un marché de niche
Challenges, 16 juillet 2017 : http://bit.ly/2ihx3yQ

La Corée du Sud lance sa sortie du nucléaire
Les Echos, 19 juin 2017 : http://bit.ly/2iPiO8i

USA : La construction de deux réacteurs nucléaires abandonnée
AFP/Le Figaro, 1er août 2017 : http://bit.ly/2zTX6mV

La capacité nucléaire pourrait plus que doubler (AIEA)
World nuclear news, 8 août 2017 : http://bit.ly/2wKqqL3

La méthode Coué ne sauvera pas l’industrie nucléaire
Tribune sur Les Échos, 21 août 2017 : http://bit.ly/2yhotLh

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Il nous est parfois reproché de mettre en exergue le délitement irréversible de l’industrie nucléaire, sous prétexte que cela « démobiliserait les militants ». Or, au contraire, il est encourageant de savoir que l’Histoire va dans le bon sens et que le nucléaire, même s’il faut bien sûr l’« aider », va droit dans le gouffre.

C’est d’ailleurs le magazine Challenges, peu connu pour être écolo, qui explique que « confronté au boom des renouvelables et aux surcoûts des réacteurs de troisième génération post-Fukushima, le secteur du nucléaire est devenu un marché de niche. »

On constate d’ailleurs que des pays historiquement pronucléaires décident d’en finir avec l’atome (Corée du Sud) ou de stopper la construction de réacteurs pourtant largement avancée (Caroline du Sud, USA).

On rira bien en notant que, telle un poulet sans tête qui continue à courir, l’Agence internationale pour l’énergie atomique annonce encore que le nombre de réacteurs nucléaires pourrait « plus que doubler ». Avec prudence, ces plaisantins précisent que leur prévision est pour... 2050 !

Votre serviteur rappelle pour sa part de façon implacable (on n’est jamais si bien félicité que par soi-même) que « La méthode Coué ne sauvera pas l’industrie nucléaire »...

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Cigéo/Bure : résistance contre l’enfouissement de la démocratie

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Des experts révèlent des lacunes dans la sûreté du stockage radioactif de Bure
Le Monde, 11 juillet 2017 : http://lemde.fr/2gZlUGk

Bure : gendarmes mobiles en permanence
Est républicain, 8 juillet 2017 : http://bit.ly/2lzejQ3

Déchets radioactifs : Cigéo ou la chronique d’un échec annoncé
Le Monde, 7 août 2017 : http://lemde.fr/2veY8ZB

À Bure, les antinucléaires s’installent dans la durée
La Croix, 14 août 2017 : http://bit.ly/2iNbJVQ

(VOIR AUSSI PLUS BAS CONCERNANT LA RÉPRESSION)

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Ce sont des centaines d’articles et de reportages qui ont fleuri ces derniers mois, à juste titre, concernant le projet criminel appelé Cigéo et visant à enfouir les déchets les plus radioactifs à Bure (Meuse), nous n’en indiquons ici que quelque-uns.

Les révélations se succèdent concernant la faillite scientifique et industrielle du projet mais, aveuglément, le lobby atomique et les politiciens corrompus qui le soutiennent s’entêtent. Confrontés à une mobilisation croissante de la population, ou plutôt des populations (habitants, militants, zadistes, etc), les nucléaristes mobilisent les forces de répression.

Après le recours à de véritables milices privées (cf rappel : http://bit.ly/2gYRovZ ), ce sont bien les gendarmes officiels qui sont chargés d’attaquer et blesser les manifestants, de perquisitionner, de confisquer le matériel d’un agriculteur local qui ne s’est pas laissé acheter par l’argent radioactif.

Si nous ne sommes pas encore vraiment en dictature, il est clair que nous ne sommes plus du tout en démocratie, et ce n’est pas avec l’autocrate Macron que cela va s’arranger, ni avec son toutou Hulot qui, avant d’être ministre, se prononçait contre Cigéo !

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Militants poursuivis, matraqués, mutilés, assassinés...

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Il y a 40 ans, Vital Michalon mourrait en manifestant contre le nucléaire
FranceBleu, 31 juillet 2017 : http://bit.ly/2lxlgkL

Manifestation à Bure : « Mon pied a été déchiqueté »
Libération, 18 août 2017 : http://bit.ly/2xEQ04P

Procès-bâillon : Areva déboutée, les antinucléaires relaxés
Coordination Sud-est, 11 octobre 2017 : http://bit.ly/2hpPNMU

À Bure, sous insupportable pression policière, les gendarmes ont perquisitionné
Reporterre, 20 septembre 2017 : http://bit.ly/2zmgWuS

Jean-Pierre Simon, l’agriculteur condamné pour son soutien aux anti-CIGEO à Bure
France3, 24 octobre 2017 : http://bit.ly/2zkOVUf

Soutien financier pour Jean-Pierre Simon
Cagnote Leetchi : http://bit.ly/2lxRmwV

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Il y a 40 ans, les forces de répression tuaient Vital Michalon devant le chantier du réacteur Superphénix, aujourd’hui des militants antinucléaires sont grièvement blessés, sans oublier les victime de combats similaires, comme Rémi Fraisse tué à Sivens. Quelques jugements nous sont encore parfois favorables lorsqu’il s’agit de liberté d’expression, mais pas lorsque les intérêts directs de l’industrie de l’atome sont en jeu. Seule la solidarité nous permettra de résister et, en l’occurrence, je vous invite à soutenir financièrement Jean-Pierre Simon, agriculteur intègre condamné pour son soutien aux anti-Cigéo et privé de ses outils de travail.

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Agenda

Forum mondial antinucléaire à Paris
2-5 novembre 2017, http://bit.ly/2ylgMD0

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