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Publié le 10 novembre 2017

Déchets radioactifs : Nicolas Hulot confirme sa soumission au lobby nucléaire

- M. Hulot reprend le terme de "solutions" alors que n’existent que des options
- Il affirme sans preuve que l’enfouissement serait "la moins mauvaise solution"

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Jeudi 9 novembre, au Sénat, le ministre Nicolas Hulot a définitivement prouvé, si le doute était encore permis, qu’il est totalement soumis à l’industrie nucléaire dont il reprend mot pour mot les "éléments de langage".
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En effet, M. Hulot a déclaré que l’enfouissement des déchets les plus radioactifs (à Bure, dans la Meuse), était "la moins mauvaise solution".
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Or, toute personne qui a étudié la question sait qu’il n’existe aucune solution à la question des déchets radioactifs : tout au plus peut-on parler d’options. Utiliser le terme de "solution" revient à se soumettre à la communication de l’industrie nucléaire qui tente de faire croire qu’elle peut régler les graves problèmes qu’elle cause.
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D’autre part, c’est avec la plus grande légèreté que Nicolas Hulot a prétendu que l’enfouissement serait "la moins mauvaise" de ces "solutions".
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Sur quelles bases M. Hulot, qui ne s’est jamais préoccupé de la question du nucléaire, a-t-il fait cette affirmation ? A-t-il étudié en détail l’ensemble des hypothèses ? Non : il s’est contenté de répéter les mots attendus par l’industrie nucléaire mais aussi par les entreprises comme Bouygues et Vinci qui attendent de gagner beaucoup d’argent avec le projet Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs.
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Quelques jours après avoir reporté aux calendes grecques l’hypothèse d’une réduction de la part du nucléaire dans la production française d’électricité, Nicolas Hulot prouve définitivement - pour ceux qui nourrissaient encore quelques illusions - qu’il n’est qu’un jouet aux mains de l’industrie nucléaire, à commencer par le Premier ministre (directement issu d’Areva) et le Président de la république, pronucléaire forcené.

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