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Publié le 4 janvier 2018

Compteur Linky : la justice confirme que la direction de l’UFC-QueChoisir s’est compromise avec Enedis !

Le procès au Tribunal de Grande Instance de Paris qui s’est tenu le mercredi 15 novembre 2017 a donné à un jugement cinglant pour la direction de l’UFC-Quechoisir (cf jugement en document associé)

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Le jugement, rendu public le 20 décembre 2017, a clairement sanctionné la direction de l’UFC-QueChoisir qui a été déboutée, en notant en particulier que :

- "Stéphane LHOMME verse au débat des documents établissant des liens entre Lampiris, l’association UFC-QUECHOISIR et la SASU QUECHOISIR, et ENEDIS. "

- "La demanderesse [l’UFC-QUECHOISIR] sera donc déboutée de toutes ses demandes en ce compris la demande formée au titre de l’article 700 du code de procédure civile"


La direction de l’UFC-QueChoisir a attaqué en justice Stéphane Lhomme (*), conseiller municipal de Saint-Macaire (33) et un des animateurs du mouvement anti-Linky, qui l’accuse d’avoir trahi les consommateurs et les citoyens en faisant du business avec les fournisseurs et le distributeur d’électricité Enedis.
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Après avoir déposé pas moins de trois plaintes avec constitution de partie civile contre Stéphane Lhomme, la direction de l’UFC-QueChoisir a rajouté une procédure en citation directe dont l’audience a eu lieu à la 17ème chambre du TGI de Paris, mercredi 15 novembre 2017 à 14h30.
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Que se reprochaient donc les protagonistes ? La direction de l’UFC-QueChoisir se prétendait diffamée par un article (**) de Stéphane Lhomme publié sur son site web consacré au refus des compteurs communicants Linky, Gazpar et cie.
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L’article en question explique le jeu troublant joué depuis deux ans par la direction de l’UFC-QueChoisir qui, tout en reconnaissant que les compteurs Linky ne vont rien apporter au consommateur, ne cesse de prétendre que l’affaire n’était quand même pas bien grave et que, de toute façon, "on ne peut pas refuser le compteur Linky"… ce qui est objectivement totalement faux : partout en France, des centaines de communes et des dizaines de milliers de citoyens refusent ces compteurs.
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Stéphane Lhomme explique ce mystère par l’opération "Energie moins chère ensemble", organisée par la direction de l’UFC-QueChoisir, qui consiste à lancer un appel d’offre auprès des fournisseurs d’énergie pour permettre à des particuliers de bénéficier de tarifs préférentiels.
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Il est déjà surprenant de voir une organisation de défense des consommateurs, censée combattre les entreprises chaque fois que nécessaire, se mettre en affaire avec certaines d’entre elles et non des moindres puisqu’il s’agit des multinationales de l’énergie : le lauréat au moment de la polémique n’était autre que Lampiris, filiale de Total !
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D’ailleurs, la compromission n’a pas été difficile à débusquer : aux conditions générales de vente (CGV) de l’opération "Energie moins chère ensemble" sont annexées celles du distributeur Enedis, qui prévoient que le particulier doit laisser libre accès à son compteur d’électricité.
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Il est donc impossible à la direction de l’UFC-QueChoisir d’être en affaire avec Enedis et dans le même temps d’animer ou simplement de soutenir la lutte citoyenne contre le déploiement du compteur Linky, lutte dont un des biais principaux est précisément… de refuser à Enedis d’accéder au compteur d’électricité !
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Prise la main dans le sac, la riche direction de l’UFC-QueChoisir tente d’étouffer la critique en s’attaquant à Stéphane Lhomme sur le plan financier en déposant trois plaintes avec constitution de partie civile, procédures longues et couteuses (et trois fois coûteuse en l’occurrence !)
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Puis, pour faire bonne mesure, la direction de l’UFC-Quechoisir a ensuite lancé une citation directe dont l’audience a donc eu le lieu mercredi 15 novembre 2017 au TGI de Paris.
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Notons déjà que, ayant déjà suscité l’incompréhension par sa position objectivement favorable au compteur Linky, la direction de l’UFC-QueChoisir a clairement déconcerté beaucoup de ses adhérents du fait de ces procédures en justice non contre Enedis mais contre un opposant au Linky !
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C’est ainsi que, pour tenter d’enrayer de nombreux désabonnements et démissions, QueChoisir a publié en octobre un "dossier noir" qui reprend (avec deux ans de retard) diverses accusations portées par les collectifs anti-Linky : surfacturations, dysfonctionnements, violence des installateurs, etc.
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Toutefois, de toute évidence soucieuse de ménager son complice Enedis, la direction de l’UFC-QueChoisir continue dans ce dossier à nier les risques des compteurs communicants pour la santé et pour les libertés publiques, et continue au détriment de la vérité à laisser croire que l’on ne peut refuser le compteur Linky.
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Pour faire bonne mesure, la direction de l’UFC-QueChoisir s’attribue malhonnêtement la mise au jour d’une fiche interne d’Enedis à destination de ses sous-traitants pour qu’ils installent les Linky malgré le refus des habitants : cette fiche a été révélée depuis des mois par les collectifs anti-Linky !
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L’audience du mercredi 15 novembre a été l’occasion de mettre en lumière les mensonges et les petits arrangements de la direction de l’UFC-QueChoisir avec Enedis, au détriment des "consommateurs" mais surtout au détriment des citoyens.

Désavouée de façon cinglante par la Justice, mais aussi pas la majorité de ses adhérents, la direction de l’UFC-QueChoisir ferait bien de mettre un terme à son soutien objectif au programme Linky qui nuit aux intérêts des citoyens en général et des consommateurs en particulier.


(*) Stéphane Lhomme est par ailleurs directeur de l’Observatoire du nucléaire

(**) http://refus.linky.gazpar.free.fr/linky-ufc-que-trahir.htm

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