Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse — Mai 2014

1 juin 2014 · julienschwartz

Justice : le nucléaire illégal au Japon ?

Illustration non retrou­vée dans les archives

Loin de la République bana­nière de France, où la jus­tice condamne l’Observatoire du nucléaire au pro­fit de l’entreprise mafieuse Areva, il existe des pays où la jus­tice n’est pas (tota­le­ment) irra­diée. C’est en tout cas ce qui se passe au Japon, édi­fié il est vrai par la catas­trophe de Fukushima.

En effet, un tri­bu­nal a refu­sé le redé­mar­rage des deux réac­teurs de Ohi en décla­rant que « le droit per­son­nel des indi­vi­dus à pro­té­ger leur vie et leurs moyens de sub­sis­tance est la plus haute valeur en ver­tu de la Constitution ».

Ce juge­ment est abso­lu­ment his­to­rique en ce qu’il ne conteste pas le redé­mar­rage des réac­teurs en met­tant en avant telle ou telle fai­blesse tech­nique ou orga­ni­sa­tion­nelle, mais tout sim­ple­ment du fait de la prise de risque que consti­tue auto­ma­ti­que­ment le fait de faire fonc­tion­ner des réac­teurs.

C’est donc bien le nucléaire en tant que tel qui est remis en cause : si ce juge­ment était confir­mé, ce serait de fait la fin irré­ver­sible de l’atome au Japon. On ima­gine donc sans peine que les grandes manouvres sont en cours dans les cou­lisses pour trou­ver des juges « rai­son­nables » en Cour d’appel et sau­ver le busi­ness ato­mique.

Le Japon est-il une monar­chie consti­tu­tion­nelle bana­nière et radio­ac­tive au même titre que la République ato­mique fran­çaise ? A suivre…

Fukushima : encore et toujours

Au Japon, les lob­bies poli­ti­cien et ato­mique, ain­si qu’une par­tie de la popu­la­tion pré­fé­rant vivre dans le déni, tentent d’étouffer la véri­té sur la catas­trophe de Fukushima. C’est ain­si que de vives pro­tes­ta­tions ont lieu contre des démarches artis­tiques, aus­si éton­nantes que cou­ra­geuses, met­tant en lumière la véri­té : une série de BD et une expo­si­tion de plaques « auto­ra­dio­gra­phique ».

Au contraire, de curieux « agri­cul­teurs » font pous­ser à Fukushima, dans des sortes de labo­ra­toires hors sols, d’étranges lai­tues sté­riles éle­vées dans une ex-usine de semi-conducteurs. Il n’y a pas à dire, les catas­trophes nucléaires sti­mulent la créa­ti­vi­té des sur­vi­vants…

A pro­pos de salades, lors de la visite en France du pre­mier ministre nip­pon, ultra­na­tio­na­liste et pro­nu­cléaire, l’Elysée a publié un com­mu­ni­qué fabu­leux dans lequel on apprend que « concer­nant le nucléide radio­ac­tif dans les pro­duits ali­men­taires et les four­rages pro­ve­nant du Japon, le Japon se féli­cite de la com­pré­hen­sion de la France pour une révi­sion des mesures de res­tric­tion de l’UE ».

Génial, la France est « com­pré­hen­sive » : cela signi­fie que des pro­duits qui auraient dû être inter­dits, car trop conta­mi­nés (mal­gré des limites déjà ter­ri­ble­ment laxistes), vont être auto­ri­sés. La radio­ac­ti­vi­té n’a qu’à bien se tenir !

On se récon­for­te­ra avec une vidéo reve­nant sur le voyage en Europe du fameux « der­nier homme de Fukushima ». Comme expli­qué le mois der­nier, mal­gré cer­taines craintes légi­times, ce voyage n’a aucu­ne­ment fait le jeu de l’industrie nucléaire, bien au contraire.

Faux élus, faux experts, mais vrais lobbyistes atomiques et corrompus

Illustration non retrou­vée dans les archives — Christian Bataille, pseu­do dépu­té, sait reco­pier et répé­ter la pro­pa­gande ato­mique. Quel “talent”.

Christian Bataille est offi­ciel­le­ment dépu­té, depuis 1988 s’il vous plait, mais il n’est en fait que le pion avan­cé de l’industrie nucléaire dont il porte conscien­cieu­se­ment les pro­jets à l’Assemblée natio­nale. Ce zozo a même don­né son nom à la loi d’enfouissement des déchets radio­ac­tifs. Vous pen­sez peut-être que c’est un grand scien­ti­fique ou un spé­cia­liste de l’industrie ? Que nen­ni : c’est un ancien prof de lettres, choi­si pour cela : il fal­lait quelqu’un capable de reco­pier cor­rec­te­ment les pro­jets de lois rédi­gés par l’industrie nucléaire…

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a offert 100 mil­lions d’euros à des entre­prises très éner­gi­vores (alu­mi­nium, chlore, papier, etc) au détri­ment des consom­ma­teurs ordi­naires qui vont donc payer la dif­fé­rence. Contrairement à ce que son nom indique, la CRE est un outil de déré­gu­la­tion et d’injustice sociale… sauf pour ses membres, gras­se­ment rému­né­rés (10 000 à 16 000 euros /mois) pour voler la popu­la­tion. On trouve même dans ce machin une repré­sen­tante des « élites » d’EELV, enne­mies de la popu­la­tion.

Au fait : il paraît que nous avons 58 réac­teurs nucléaires parce que cela per­met d’avoir « l’électricité la moins chère du monde » : mais alors, pour­quoi ces grosses ris­tournes ? Parce que l’électricité nucléaire est bien plus chère que ce que l’on nous dit ! Elle est même de plus en plus coû­teuse, et elle sera bien­tôt rui­neuse : il fau­dra bien payer les fac­ture repous­sées à plus tard depuis 40 ans…

C’est d’ailleurs ce que ne veut pas avouer un autre lar­bin (bien payé) de l’industrie ato­mique : François Lévêque, pro­fes­seur d’économie indus­trielle à l’École des Mines. Sa mis­sion est héroïque : à chaque aug­men­ta­tion du coût de l’électricité nucléaire, il va dans les médias pré­tendre que c’est tout de même une éner­gie bon mar­ché. Le ridi­cule ne tue hélas pas.

Explosion de la facture nucléaire : on y arrive !

Illustration non retrou­vée dans les archives

Depuis 40 ans, les anti­nu­cléaires hurlent que le vrai coût du nucléaire est caché, et que les fac­tures devront être payées tôt ou tard. Eh bien nous y sommes. Le mois der­nier, nous évo­quions les don­nées qui ont « fui­té » de chez EDF mon­trant l’explosion à venir du coût de l’électricité ato­mique.

Mais, d’ores et déjà, on note que « le coût de pro­duc­tion de l’électricité nucléaire s’envole. Entre 2010 et 2013, la fac­ture a connu une forte hausse, pas­sant de 49,6 euros par méga­watt­heure (MWh) à 59,8 euros/MWh. C’est une aug­men­ta­tion de 20,6 % en euros cou­rants ». Plus 20% en trois ans, et ce n’est qu’un début.

Même sans catas­trophe comme Fukushima, avoir construit un grand parc nucléaire (58 réac­teurs en France) est la cer­ti­tude d’une situa­tion dra­ma­tique 30 ou 40 ans plus tard : les réac­teurs partent en lam­beaux, leur réno­va­tion est rui­neuse, leur rem­pla­ce­ment trop cher… et de toute façon impos­sible (EDF et Areva n’arrivent même pas à construire un EPR !)

Il reste à espé­rer que les vents souf­fle­ront fort dans les années à venir de façon à ce que les grands parcs éoliens alle­mands nous envoient de grandes quan­ti­tés d’électricité à bas prix ( cf http://bit.ly/1e0cmeL )…

La prétendue « maestria » du nucléaire français

Illustration non retrou­vée dans les archives — La France nucléaire en échec

Nous avons sou­vent expo­sé les élé­ments qui prouvent que, hor­mis le fait d’avoir un gros car­net de chèques (abon­dé contre leur gré par les citoyens de France), le lob­by nucléaire hexa­go­nal n’est abso­lu­ment pas le « cham­pion » que l’on nous vante, bien au contraire. Les décon­ve­nues de l’atome fran­chouillard sont mêmes légions et font bien rire à l’étranger. Et il en arrive régu­liè­re­ment de nou­velles.

Ainsi, on note « les retards de construc­tion du réac­teur Jules Horowitz (RJH), qui devait ini­tia­le­ment prendre le relais d’Osiris dès cette année. Or il ne sera mis en ser­vice, au plus tôt, qu’en 2020. »

Lancé avec tam­bours et trom­pettes, ce réac­teur qui devait « réa­li­ser simul­ta­né­ment vingt expé­riences dif­fé­rentes », et per­mettre d’améliorer les réac­teurs actuels (ne sont-il donc pas « par­faits » ?), se contente de la seule expé­rience com­mune aux réac­teurs fran­çais : accu­mu­ler les retards, les sur­coûts, les mal­fa­çons. Et si jamais il entre un jour en ser­vice, il ren­con­tre­ra bien sûr l’échec.

Les Finlandais sont sérieu­se­ment échau­dés après avoir com­man­dé à la France un réac­teur EPR qui devait entrer en ser­vice en 2009 et coû­ter 3 mil­liards : il est loin d’être fini, on ne sait même pas s’il fonc­tion­ne­ra un jour, et son prix approche des 10 mil­liards. Aussi, les Nordiques ont enfin pris le tau­reau par les cornes : ils viennent tout sim­ple­ment de virer Areva d’un contrat de moder­ni­sa­tion de la cen­trale nucléaire de Loviisa et ont fait affaire à la place avec le bri­tan­nique Rolls Royce. Ça ne pour­ra pas rou­ler moins bien !

Déchets radioactifs : mensonges et contaminations

Illustration non retrou­vée dans les archives — Catastrophe nucléaire sou­ter­raine au Wipp (USA)

Depuis ce mois de mai, les pro­duc­teurs d’électricité nucléaires n’ont plus à payer au Département de l’énergie des USA (DOE) de taxe concer­nant les déchets radio­ac­tifs qu’ils pro­duisent. Est-ce à dire que le pro­blème est enfin réso­lu ? Non bien sûr… et bien au contraire.

Comme nous l’avons sou­vent expli­qué, le nucléaire est une indus­trie de lâches (euphé­misme), de gens qui veulent bien encais­ser la mon­naie en ven­dant leur élec­tri­ci­té ato­mique… mais qui n’ont aucune inten­tion de payer ensuite pour le déman­tè­le­ment et les déchets. Alors ils mettent au point des stra­ta­gèmes per­met­tant de se débar­ras­ser de tout ça sur le dos de nos enfants et lais­ser l’argent public payer.

Ainsi, aux USA, a été signé en 1982 le Nuclear Waste Policy Act qui per­met aux nucléa­ristes de livrer leurs déchets radio­ac­tifs au DOE en échange du paie­ment d’une taxe cen­sée cou­vrir les frais à venir. Bien sûr, les sommes seront lar­ge­ment insuf­fi­santes le moment venu mais il y a encore mieux : de fait de l’échec du pro­jet d’enfouissement des déchets pré­vu à Yucca Mountain (Nevada), les pro­duc­teurs nucléaires ont obte­nu le droit de ne plus payer la taxe sur les déchets radio­ac­tifs !

C’est d’ailleurs ce mer­veilleux exemple que les entre­prises alle­mandes du nucléaire vou­draient bien pou­voir suivre : ne dou­tant de rien, elles tentent de léguer leurs réac­teurs — qui vont sous peu être arrê­tés et devront être déman­te­lés — à une struc­ture publique qui s’occuperait ensuite de tout. Ben voyons !

En France, l’émission de radio France-info-Junior a démon­tré de façon magis­trale com­ment trom­per les citoyens dès le plus jeune âge, en sélec­tion­nant une com­mu­ni­cante de l’Andra (Agence natio­nale des déchets radio­ac­tifs) pour répondre aux ques­tions de gamins sur les déchets radio­ac­tifs. Décryptage par l’Observatoire du nucléaire, il est conseillé de vomir avant de lire (comme ça c’est fait).

L’Andra, jus­te­ment, a pré­fé­ré repor­ter dans le temps l’ouverture théo­rique du site d’enfouissement de Bure (Meuse) : la mise en ser­vice en 2025 devrait en fait débu­ter par une « période pilote » de 5 à 10 ans. En gros, on fera des expé­riences direc­te­ment en situa­tion. Les gui­gnols du nucléaire fran­çais ont encore frap­pé.

Ceux du nucléaire amé­ri­cain sont déjà à l’oeuvre avec la catas­trophe qui a lieu depuis plu­sieurs mois dans le site de sto­ckage sou­ter­rain du WIPP (Nouveau-Mexique), affaire que nous avons évo­quée lors des pré­cé­dentes revues de presse. La Coordination anti­nu­cléaire du Sud-Est fait le point sur ce désastre en cours.

On note­ra enfin avec inté­rêt le texte plein de sagesse de Hendrik Van Gijseghem, Archéologue, du Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, publié par le jour­nal qué­bé­cois indé­pen­dant Le Devoir. Sagesse et indé­pen­dance, l’antithèse de l’industrie ato­mique…

Armes nucléaires françaises : ça va mal (et tant mieux !)

Illustration non retrou­vée dans les archives — Tir d’un M51 : ça marche… en des­sin !

Il y a un an, le 5 mai 2013, le “joyau” des armes nucléaires fran­çaises, le mis­sile M51, explo­sait en plein test au large du Finistère. Ce pro­gramme aus­si nui­sible que rui­neux se pour­suit néan­moins car en France un pro­gramme nucléaire doit tou­jours se pour­suivre… sur­tout s’il échoue.

Un nou­veau test serait donc en pré­pa­ra­tion : il fau­drait quand même que la France soit prête pour la pro­chaine guerre nucléaire, ce serait bal­lot d’avoir dépen­sé autant de mil­liards et de ne pas être en mesure de par­ti­ci­per au feu d’artifice final !

Il va d’ailleurs pro­ba­ble­ment fal­loir se pas­ser de la tant atten­due nou­velle géné­ra­tion de têtes nucléaires car sa mise au point, qui doit pas­ser par la simu­la­tion ato­mique, va de mal en pis : le gigan­tesque Laser Mégajoule, en chan­tier depuis 15 ans au Barp (Gironde), se porte aus­si mal que le mis­sile M51.

Des rumeurs laissent même entendre que ce pro­gramme pour­rait être aban­don­né mais, comme expli­qué ci-dessus, c’est hélas très impro­bable. Vous avez donc de bonnes rai­sons de par­ti­ci­per au Camp de la Paix pré­vu les 27 et 28 sep­tembre pro­chain au Barp…

Le glas de la voiture nucléaire ?

Illustration non retrou­vée dans les archives — Les Bluecar brûlent bien, c’est le “glas” de la voi­ture nucléaire…

C’est à déses­pé­rer les lob­byistes les plus per­sé­vé­rants : mal­gré un bour­rage de crâne mas­sif et conti­nuel en faveur des voi­tures élec­triques (ie : nucléaires), les ventes de ces der­nières s’effondrent lit­té­ra­le­ment. Ce qui est d’ailleurs un véri­table exploit puisqu’elles étaient déjà extrê­me­ment faibles.

Du coup, une employée du lob­by auto­mo­bile dégui­sée en dépu­tée, Frédérique Massat, a pré­pa­ré une loi sur mesure pour que l’argent public soit mas­si­ve­ment mobi­li­sé dans un pro­gramme d’installation géné­ra­li­sée de bornes de recharges.

Ces gens très malins pensent que, lorsque le ter­ri­toire sera recou­vert de bornes de recharges, les voi­tures élec­triques se mul­ti­plie­ront alors comme des petits pains. Il fau­dra sûre­ment aus­si des tas de réac­teurs nucléaires pour rechar­ger les bat­te­ries. Et tout ça au nom de l’écologie s’il vous plaît !

On note­ra par contre avec inté­rêt une chro­nique sur Politis.fr qui évoque la cam­pagne de l’Observatoire du nucléaire contre la voi­ture nucléaire et son grand prêtre Bolloré. Nous pou­vons d’ailleurs vous annon­cer de pro­bables rebon­dis­se­ments dans les semaines à venir…

Renouvelables : la France fait l’autruche, pas l’Autriche !

Illustration non retrou­vée dans les archives — La France fait comme l’autruche et non comme l’Autriche !

Nous le répé­tons chaque fois que pos­sible : la part du nucléaire dans l’électricité mon­diale est pas­sée de 17% en 2001 à 9% à ce jour, un véri­table effon­dre­ment com­men­cé bien avant Fukushima, et qui va conti­nuer au rythme des fer­me­tures de vieux réac­teurs (plus de la moi­tié des 400 réac­teurs sur Terre a dépas­sé 30 ans).

Par ailleurs, les éner­gies renou­ve­lable pro­duisent 21% de l’électricité mon­diale, plus du double du nucléaire, et une part en aug­men­ta­tion conti­nuelle. Pas éton­nant de fait à ce que les renou­ve­lables soient pas­sées devant le nucléaire en Europe même, mal­gré tous les réac­teurs que l’on y trouve hélas.

Du coup, même le très radio­ac­tif Figaro tombe sous le charme de la marche en avant des renou­ve­lables mise en pra­tique en Autriche. Énergies propres, emplois relo­ca­li­sés, fac­tures d’énergie en forte baisse : un vrai cau­che­mar pour les pro­nu­cléaires !

Uranium : le pillage du Niger par la France va continuer

Plus que jamais, Areva fait la loi au Niger. L’indépendance du Niger en 1960 reste fic­tive : Areva règne

La véri­té est que, comme tou­jours, l’ex (tou­jours en fait) puis­sance colo­niale a dic­té sa loi. La taxe sur l’uranium que devra payer Areva reste en réa­li­té à 5,5% : elle sera “peut-être” de 9% sui­vant les cir­cons­tances, et “très peut-être” de 12%, ce que l’on peut d’ores et déjà exclure.

On ne sait pas ce que la France a offert pour convaincre les “élites” nigé­riennes de signer cet accord scé­lé­rat, peut-être à nou­veau un avion ? Les mani­fes­ta­tions popu­laires contre Areva ont été répri­mées afin de ne pas trop pei­ner la mul­ti­na­tio­nale si puis­sante.

Au final, comme tou­jours, c’est la popu­la­tion du Niger qui est spo­liée. Et l’Observatoire du nucléaire tou­jours pour­sui­vi en jus­tice par Areva pour avoir osé contes­ter les méthodes colo­niales de la France ato­mique. Cf : http://observ.nucleaire.free.fr/accueil-proces-areva.htm

Areva, Lauvergeon, corruption, UraMin : ne cherchez pas l’intrus !

Illustration non retrou­vée dans les archives — Uramin : qui va aller en pri­son ?

Depuis deux ans (cf http://bit.ly/1f2hpvX ), nous poin­tons l’affaire de cor­rup­tion dans laquelle Areva, sous le règne de Mme Lauvergeon, s’est offert à un tarif insen­sé la socié­té Uramin, pro­prié­taire de mines d’uranium mori­bondes.

Depuis, le tor­chon brûle entre l’entreprise et son ex-Présidente qui s’espionnent, s’attaquent en jus­tice, avant subi­te­ment de reti­rer leurs plaintes. Trop tard, la jus­tice a fini par se pen­cher sur ce mic-mac.

Propriétaire d’Areva, l’Etat fran­çais tente de noyer le pois­son — « Les admi­nis­tra­teurs du groupe nucléaire public exigent une refonte pro­fonde de sa gou­ver­nance » — et de désa­mor­cer la bombe : « Areva n’a fina­le­ment que peu de reproches à adres­ser à son ancienne pré­si­dente Anne Lauvergeon. ». Ben voyons.

Dans les médias, un des pontes de la chaîne de télé BFM Business monte aus­si au cré­neau avec un édi­to sidé­rant : « Uramin : où est le scan­dale ? ». C’est vrai ça : des mil­liards qui dis­pa­raissent, des socié­tés d’espionnage, des mines d’uranium pas très aigui­sées : tout est nor­mal !

Espionnage radioactif

Illustration non retrou­vée dans les archives

A pro­pos d’espionnage, la DCRI change encore de nom : après avoir suc­cé­dé à la DST et aux fameux RG (Renseignements géné­raux), elle devient la DGSI, pour mieux nous espion­ner. Merci. Votre Observateur du nucléaire pré­fé­ré a pour­tant tes­té l’efficacité de la DST et des RG (cf http://edf.espionnage.free.fr ), c’est plu­tôt la Justice qui semble avoir quelques retards à l’allumage…

Procès d’Areva contre l’Observatoire du nucléaire

Justice : le poids de l’atome…

Et à pro­pos de jus­tice, et d’Areva, le pro­cès en appel de la mul­ti­na­tio­nale nucléaire contre l’Observatoire du nucléaire est fixé au mer­cre­di 19 novembre 2014, à 14 heures au tri­bu­nal de Paris. Un ras­sem­ble­ment de sou­tien aura lieu à 13h devant le Tribunal, 4 bou­le­vard du Palais, métro Cité…