Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Actualités du nucléaire - Printemps 2019

5 juin 2019 · Stéphane Lhomme

[*EPR : la chute sans fin…*]

EPR de Flamanville : un fias­co à 11 mil­liards d’euros
FranceTv, 1er mars 2019 : https://k6.re/rf56Q

Des experts recom­mandent de répa­rer les sou­dures de l’EPR
Reuters, 11 avril 2019 : https://k6.re/qQp1E
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L’EPR de Flamanville risque encore d’avoir plu­sieurs années de retard
BFM-Business, 23 avril 2019 : https://k6.re/Tc0Tc
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Nouveau retard de trois mois pour l’EPR finlandais
Ouest-France, 10 avril 2019 : https://k6.re/YLmy5
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Ça finit presque par en deve­nir banal : les mal­heurs des chan­tiers EPR n’en finissent plus de s’aggraver, de même que les retards et les surcoûts.

A Flamanville (Manche), après d’innombrables mal­fa­çons, dont la fabri­ca­tion et l’installation d’une cuve défec­tueuse sus­cep­tible de rompre si jamais le réac­teur entre un jour en ser­vice, voi­là en sus les sou­dures loupées.

Mais atten­tion, ce ne sont pas des sou­dures com­pa­rables à celle des tuyaux de votre salle de bain : ici, il est ques­tion de toute la « maes­tria » et la « com­pé­tence » dont l’industrie nucléaire fran­çaise est sup­po­sée faire preuve d’après d’innombrables médias qui relaient encore cette légende infondée.

Habituée à vali­der de façon tota­le­ment irres­pon­sable les élé­ments les plus défec­tueux, l’ASN (pré­ten­due « Autorité » de pré­ten­due « sûre­té » nucléaire) n’a pas pu en faire autant cette fois, sous peine d’être défi­ni­ti­ve­ment ridiculisée.

EDF devrait donc être som­mée de répa­rer, en plus d’une cin­quan­taine acces­sibles, 8 sou­dures qua­si inac­ces­sibles… sauf à per­cer la double enceinte de confi­ne­ment. Dans tous les cas, cela deman­de­ra des études très longues (au moins deux ans de plus !) pour un résul­tat très incertain.

Il est pos­sible que la mise en ser­vice de l’EPR soit com­pro­mise… ce qui serait une très bonne chose. Certes, nous (les habi­tants de France, juste auto­ri­sés à payer et se taire !) pour­rons regret­ter ces 12 ou 13 ou 14 mil­liards gas­pillés pour rien, mais de toute façon chaque euro mis dans le nucléaire est gaspillé.

Quant à l’EPR de Finlande, il est l’objet d’un énième retard, trois mois de plus, en atten­dant la suite. La banalité…

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[*EDF : faillite en vue, Macron veut natio­na­li­ser des pertes*]
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EDF mena­cé d’être trans­for­mé en « bad bank » du nucléaire
Médiapart, 16 mai 2019 : https://k6.re/nPnyh
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Renationalisation par­tielle d’EDF : l’Elysée reprend la main sur le nucléaire
Le Parisien, 15 avril 2019 : https://k6.re/ilKr4
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EDF solde son aven­ture coû­teuse en Suisse
Les Échos, 6 avril 2019 : https://k6.re/V657X
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La gueule de bois du nucléaire fran­çais en Chine
Les Échos, 23 mars 2019 : https://k6.re/nOaBG

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Après la faillite d’Areva et celle de l’américain Westinghouse, c’est un autre poids lourd (un vrai bou­let !) du nucléaire qui est en situa­tion finan­cière déses­pé­rée : EDF. En cause en par­ti­cu­lier : les inves­tis­se­ments insen­sés réa­li­sés au début des années 2000 pour construire aux USA des réac­teurs qui n’ont jamais vu le jour, des aven­tures tout aus­si catas­tro­phiques en Amérique du Sud ou en Europe (par exemple en Suisse), le pro­jet aus­si pha­rao­nique qu’absurde de construire deux EPR en Grande-Bretagne (affaire qui va se ter­mi­ner par un nou­veau désastre indus­triel et finan­cier), bien sûr l’EPR de Flamanville, mais aus­si le finan­ce­ment impos­sible de la réno­va­tion des 58 réac­teurs actuels, tous en voie avan­cée de délabrement.

Et, contrai­re­ment à ce qui a été annon­cé depuis des années, ce ne sont pas les Chinois qui vont sau­ver l’atome hexa­go­nal, bien au contraire. Mais per­sonne ne panique chez EDF : les habi­tants de France, même s’ils sont clients d’autres four­nis­seurs, vont tous être ame­nés à cou­vrir les pertes abys­sales décrites ci-dessus. Un grand mani­gan­ceur est déjà à l’oeuvre pour réa­li­ser le pire des hold-up : le gang­ster dénom­mé Emmanuel Macron.

Cet indi­vi­du mal­hon­nête s’est déjà échauf­fé lorsqu’il était ministre de l’économie en offrant à nos frais quelques mil­lions à Areva, comme l’avait alors dénon­cé l’Observatoire du nucléaire (cf https://observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article181 ).

Mais cette fois, il va s’agir de mil­liards, de dizaines voire de cen­taines de mil­liards ! La tac­tique est connue : pri­va­ti­sa­tion de tout ce qui peut rap­por­ter (aux amis de Macron, qui le lui ren­dront bien un jour ou l’autre), et natio­na­li­sa­tion de toutes les pertes déjà accu­mu­lées… et de celles à venir.

Il y a 230 ans, les têtes de quelques para­sites étaient pro­me­nées dans Paris au bout de grandes piques pour leur faire pas­ser l’envie de spo­lier le peuple…

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L’industrie nucléaire en chute libre…
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USA : la cen­trale nucléaire de Three Mile Island fer­me­ra bien en septembre
AFP, 9 mai 2019 : https://k6.re/USv7M
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Fermeture défi­ni­tive de la cen­trale nucléaire de Pilgrim (USA)
WNN, 31 mai 2019 : https://k6.re/XFuml
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Ex-patron de l’ASN des USA : « Nous n’avons plus besoin de prendre le risque nucléaire »
Le Monde, 11 mars 2019 : https://k6.re/gRYDV
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Le nucléaire exclu du label euro­péen des inves­tis­se­ments verts
Euractiv, 1er avril 2019 : https://k6.re/ave7E
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Nucléaire : Orano voit son acti­vi­té se rétrécir
Les Echos, 1er mars 2019 : https://k6.re/uc8-n

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La célèbre cen­trale de Three Mile Island (USA, Pennsylvanie), qui a connu une fusion de coeur en 1979 et frô­lé alors une catas­trophe pré­fi­gu­rant Tchernobyl et Fukushima, devait fer­mer en 2034. Mais ses pro­prié­taires ont jugé pré­fé­rable de mettre immé­dia­te­ment fin à son exploi­ta­tion qui est finan­ciè­re­ment très défi­ci­taire : lorsqu’il n’est pas ren­floué par l’argent public, le nucléaire est lour­de­ment déficitaire.

Même des­tin pour la cen­trale de Pilgrim (Massachusetts) qui a défi­ni­ti­ve­ment ces­sé de fonc­tion­ner le 31 mai 2019. Ce sont donc sept réac­teurs qui ont der­niè­re­ment fer­mé aux USA, une dou­zaine d’autres sui­vront d’ici 2025, puis des dizaines par la suite : le pro­ces­sus de dis­pa­ri­tion de l’atome est enta­mé et, même si cela pren­dra encore quelques décen­nies, la fin est iné­luc­table pour cette éner­gie aus­si dan­ge­reuse que ruineuse.

D’ailleurs, suite à la catas­trophe de Fukushima, l’ex-patron de la sûre­té nucléaire des USA affirme très clai­re­ment qu’il ne faut plus cou­rir ce risque : « C’est pour moi une très grande décep­tion : une par­tie des gens dans l’industrie ont mini­mi­sé le pro­blème en assu­rant qu’il s’agissait d’un pro­blème japo­nais, qui ne se pro­dui­rait pas aux États-Unis. Pourtant, la tech­no­lo­gie uti­li­sée au Japon est ins­pi­rée de la tech­no­lo­gie américaine ».

En Europe, à la grande décep­tion des lob­byistes ato­miques, le nucléaire a été exclu du label euro­péen des inves­tis­se­ments verts, ce qui est quand même bien la moindre des choses. Quant à l’entreprise Orano (ex-Areva), elle voit son acti­vi­té conti­nuel­le­ment diminuer.

L’atome a donc enta­mé sa fin de vie mais l’affaire est loin d’être finie : le début du déman­tè­le­ment de Three Mile Island est pré­vu en… 2074 ! Et l’argent néces­saire ne sera pro­ba­ble­ment pas là le moment venu…

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[*Déchets nucléaires en Meuse : de quoi réflé­chir*]

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« Un héri­tage empoi­son­né », film d’Isabelle Masson-Loodts
Rappel – Pour.press, décembre 2018 : https://k6.re/Wii2R
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Atomik tour : https://atomik-tour.org
Uzes news, 25 mai 2019 : https://k6.re/Quq1M
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Le nucléaire comme seul horizon
Les jours, 21 mai 2019 : https://k6.re/GyNN8
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« J’ai bu de l’eau radio­ac­tive à Soulaines »
Ville-sur-Terre, 16 avril 2019 : https://k6.re/GUOSq
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À Soulaines-Dhuys, dans l’Aube, l’eau du robi­net sus­pec­tée d’être radioactive
France3, 30 mais 2019 : https://k6.re/9_d5V

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L’industrie nucléaire ne va pas seule­ment lais­ser der­rière elle des cen­taines de réac­teurs à déman­te­ler, elle lègue aus­si à nos enfants des quan­ti­tés astro­no­miques de déchets radio­ac­tifs de diverses catégories.

En France, les déchets les plus radio­ac­tifs sont cen­sés être enfouis à Bure (Meuse) dans le cadre de « Cigeo », pro­jet fou et cri­mi­nel mis en lumière par la réa­li­sa­trice Isabelle Masson-Loodts : dans son film « Un héri­tage empoi­son­né », elle rap­pelle com­ment la Meuse a déjà été sacri­fiée après la pre­mière guerre mon­diale, avec des consé­quences qui durent encore aujourd’hui. L’Histoire se répète parfois.

Le maga­zine en ligne « Les Jours » publie une inté­res­sante série d’articles sur le même thème, pen­dant que des oppo­sants à Cigéo, cibles d’une féroce répres­sion d’État, on enta­mé un tour de France - l’Atomik tour - de plu­sieurs mois pour expli­quer à la popu­la­tion la gra­vi­té de la situation.

Non loin de Bure, d’autres centre de sto­ckage des déchets nucléaires sont déjà en ser­vice et, étrange « hasard », l’eau du robi­net des vil­lages alen­tours est radioactive…

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Déchets nucléaires : pen­dant le « débat », la cor­rup­tion conti­nue !
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Déchets radio­ac­tifs : les clés du grand débat
Reporterre, 17 avril 2019 : https://k6.re/8tshy
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La Criirad boy­cotte le débat sur la ges­tion des déchets nucléaires
Lyon Capitale, 2 mai 2019 : https://k6.re/-2X40
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Cigéo : le contrat de déve­lop­pe­ment ter­ri­to­rial est validé
Environnement maga­zine, 7 mars 2019 : https://k6.re/QOoBT
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L’enfouissement des déchets radio­ac­tifs n’est pas la seule solu­tion, affirme l’IRSN
Reporterre, 16 mai 2019 : https://k6.re/z4vVb

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En ces temps de légi­time contes­ta­tion sociale et envi­ron­ne­men­tale, les gou­ver­nants prennent les devants pour don­ner une appa­rence démo­cra­tique à des déci­sions déjà prises de façon tota­le­ment arbi­traire. C’est ain­si qu’un pseu­do « grand débat » est orga­ni­sé sur le deve­nir des déchets radioactifs.

Alors que de nom­breuses orga­ni­sa­tions mili­tantes mais aus­si des orga­nismes scien­ti­fiques comme la Criirad ont très jus­te­ment pré­fé­ré boy­cot­ter cette mas­ca­rade, les méthodes de « cor­rup­tion légale » sont tou­jours à l’oeuvre pour impo­ser le pro­jet Cigéo d’enfouissement.

C’est ain­si qu’a été adop­té le « contrat de déve­lop­pe­ment ter­ri­to­rial » de la Meuse et de la Haute-Marne : il s’agit tout sim­ple­ment de déverses des mil­lions d’euros pour s’assurer la col­la­bo­ra­tion (au sens conno­té du terme) de qui veut bien se lais­ser ache­ter : élus, asso­cia­tions, entre­prises, etc.

On pren­dra par ailleurs avec méfiance la posi­tion de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), orga­nisme d’État qui recon­naît que certes que « L’enfouissement des déchets radio­ac­tifs n’est pas la seule solu­tion ». Mais c’est déjà une trom­pe­rie de par­ler de « solu­tion » car, concer­nant les déchets radio­ac­tifs, il n’existe que des options (et non des solu­tions) et elles sont toutes mauvaises…

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[*Déchets nucléaires : un sport olym­pique !*]

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648 pis­cines olym­piques de déchets nucléaires en France
Libération, 28 mars 2019 : https://k6.re/DKDOo
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Déchets radio­ac­tifs : le Japon tire les leçons des erreurs de la Suisse
SwissInfo, 11 mars 2019 : https://k6.re/c-FrK

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Tant que nous sommes dans les déchets radio­ac­tifs, c’est le moment de rap­pe­ler que, au lan­ce­ment du parc nucléaire, la pro­pa­gande d’État racon­tait par­tout que les déchets tien­draient dans « une pis­cine olym­pique ». Aux der­nières nou­velles, on en serait en fait à 648 pis­cines, en atten­dant la suite.

Les ato­mistes de tous pays sont tou­jours prêtes à men­tir et trom­per. C’est ain­si que, la catas­trophe de Fukushima ayant rui­né la confiance de la popu­la­tion japo­naise en l’atome, « l’organisation char­gée de la ges­tion des déchets nucléaires sou­haite sus­ci­ter l’intérêt de diverses manières, notam­ment par des actions de sen­si­bi­li­sa­tion ciblant les jeunes générations. ».

Il s’agit donc clai­re­ment de faire du bour­rage de crânes auprès des enfants, acti­vi­tés pra­ti­quée depuis des décen­nies en France par EDF dans les éta­blis­se­ment sco­laires avec la col­la­bo­ra­tion (tou­jours au sens conno­té du terme) de la hié­rar­chie de Éducation natio­nale et par­fois, hélas, celle d’enseignants à l’esprit cri­tique très irradié…

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[*De Tchernobyl en Fukushima…*]

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« Chernobyl », mini-série poi­gnante et ter­ri­fiante sur la catas­trophe nucléaire
Le Parisien, 5 mai 2019 : https://k6.re/isk9i
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Fukushima : des éva­cués refusent de jouer le jeu des « JO de la reconstruction »
AFP, 8 mars 2019 : https://k6.re/q_NpH
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8 ans après le tsu­na­mi, la cen­trale de Fukushima reste un énorme chantier
AFP, 7 mars 2019 : https://k6.re/W4lze
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Fukushima : tout doit dis­pa­raître ! Voyage dans une zone inter­dite qui ne l’est plus
Blog libé­ra­tion, 8 avril 2019 : https://k6.re/6N-7h

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A pro­pos de Jeux Olympiques, ceux de 2020 auront lieux au Japon et le gou­ver­ne­ment a déci­dé d’organiser des épreuves dans le dis­trict de Fukushima et, par ailleurs, ils coupe les aides aux vic­times de la catas­trophe pour les contraindre à reve­nir habi­ter en zone contaminée.

Ces méthodes de cri­mi­nels ont pour objec­tif de cla­mer face au monde entier que la catas­trophe ato­mique est ter­mi­née, ce qui est bien sûr un effroyable men­songe : les réac­teurs en fusion sont tou­jours arro­sés pour évi­ter que la réac­tion nucléaire ne reprenne, des quan­ti­tés astro­no­miques d’eau radio­ac­tive sont sto­ckées dans des condi­tions pré­caires autour des réac­teurs, les zones « décon­ta­mi­nées » rede­viennent illi­co radio­ac­tives, etc.

Mais le lob­by nucléaire est cou­tu­mier du néga­tion­nisme et tente tout pour faire croire que Fukushima n’est qu’un mau­vais sou­ve­nir à oublier. Il faut donc se féli­ci­ter de la série télé­vi­sée « Chernobyl » (le « t » au début du mot est une spé­ci­fi­ci­té fran­çaise) qui est una­ni­me­ment saluée pour sa qua­li­té et sa rigueur, et qui à l’immense mérite de mon­trer la réa­li­té effroyable d’une catas­trophe nucléaire et de ses conséquences…

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[*… en atten­dant les futures catas­trophes nucléaires*]

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Les Chinois saluent la sûre­té nucléaire de leur pays
French.China.org, 22 mai 2019 : https://k6.re/qfP11
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L’explosion d’une cen­trale nucléaire suisse affec­te­rait toute l’Europe
Swissinfo.ch, 22 mai 2019 : https://k6.re/c-=Oy
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Découverte de fis­sures lors de la construc­tion de la pre­mière cen­trale nucléaire turque
Ahvalnews, 6 mai 2019 : https://ahval.co/en-46673
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Séisme près de la cen­trale nucléaire du Blayais : der­nier rappel ?
Observatoire du nucléaire, 20 mars 2019 : https://k6.re/Sz=B8

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Bien qu’étant en situa­tion cri­tique et ce de façon irré­ver­sible, l’industrie nucléaire mon­diale a encore la pos­si­bi­li­té de nuire gra­ve­ment, en par­ti­cu­lier si de nou­veaux désastres ato­miques se pro­duisent, ce qui semble hélas très plausible.

Ne crai­gnant pas le ridi­cule, les diri­geants de la dic­ta­ture chi­noise se féli­citent eux-mêmes de la pré­ten­due « sûre­té » de leur nucléaire. Pendant ce temps, le quasi-dictateur turc Erdogan se déses­père de voir que le chan­tier de la cen­trale qu’il a ache­tée aux Russes se déroule très mal : les fon­da­tions sont gra­ve­ment fis­su­rées, on se croi­rait chez EDF ou Areva !

A pro­pos d’EDF, il ne faut pas oublier que ses cen­trales, qui par­sèment le ter­ri­toire fran­çais, sont de plus en plus déla­brées et sus­cep­tibles de cau­ser le pire, que ce soit à cause d’erreurs humaines ou d’événements natu­rels comme est venu le rap­pe­ler le séisme du 20 mars 2019 près de la cen­trale du Blayais (Gironde), la plus proche du siège de l’Observatoire du nucléaire. Sueurs froides…