Observatoire du nucléaire

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Séisme près de la centrale nucléaire du Blayais : dernier rappel ?

20 mars 2019 · Stéphane Lhomme

Ce mer­cre­di 20 mars 2019, un séisme d’une magni­tude non négli­geable (4,9) s’est pro­duit à proxi­mi­té de la cen­trale nucléaire du Blayais (Gironde). Il est légi­time de se deman­der si cet évè­ne­ment n’est pas le der­nier rap­pel avant que le pire ne se produise.

En effet, même s’il se ter­mine sans dom­mages impor­tants, cet épi­sode vient rap­pe­ler que l’ensemble de la popu­la­tion fran­çaise, et même euro­péenne, vit sous la menace d’une catas­trophe nucléaire dont la cause peut être pure­ment indus­trielle mais qui peut aus­si sur­ve­nir à la suite d’un évè­ne­ment naturel.
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Il se trouve que, lors de la fameuse tem­pête du 27 décembre 1999, la cen­trale nucléaire du Blayais a déjà mon­tré sa grave vul­né­ra­bi­li­té face au risque inon­da­tion, avec un scé­na­rio proche de celui qui allait se pro­duire 12 ans plus tard à Fukushima.
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L’évènement de ce jour est l’occasion de rap­pe­ler que, bien que le risque sis­mique soit modé­ré en France, le dan­ger est bien réel car, par sou­ci d’économies, EDF a construit ses cen­trales nucléaires en fonc­tion du risque théo­rique : elles sont donc peu résistantes.
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Il est par ailleurs notable que, 8 ans après le début de la catas­trophe de Fukushima (qui se pour­suit et va conti­nuer encore pen­dant des décen­nies), les mesures de « sûre­té » dites post-Fukushima ne sont tou­jours pas en place.
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Il faut aus­si rap­pe­ler que, même quand ces mesures seront enfin de mise, la catas­trophe pour­ra tou­jours se pro­duire car l’expérience montre qu’il est impos­sible de pré­voir tous les scenarios.
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Et ce d’autant que toute construc­tion humaine est faillible et que l’accident peut être cau­sé par des erreurs de concep­tion, de construc­tion, d’exploitation, de main­te­nance… le tout étant démul­ti­plié par le vieillis­se­ment des installations.
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Non contente d’être très vul­né­rable face au risque d’inondation et celui des séismes, la cen­trale du Blayais est aus­si une des plus anciennes de France, étant en ser­vice depuis 38 ans.
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Loin de la dés­in­for­ma­tion orches­trée par EDF mais aus­si par la pré­ten­due « Autorité » de pré­ten­due « sûre­té » nucléaire (ASN), la seule façon d’être sûr d’éviter la catas­trophe nucléaire est de fer­mer au plus vite la cen­trale nucléaire du Blayais… et les autres centrales.