Observatoire du nucléaire

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Démarrage d’un EPR en Chine : un dinosaure bradé par Areva en 2007 et doté d’une cuve défectueuse

7 juin 2018 · Stéphane Lhomme

 Areva a lit­té­ra­le­ment offert deux EPR à la Chine en 2007 à 3,66 mil­liards d’euros les deux alors qu’un seul coûte 10 milliards

 Les deux EPR chi­nois sont dotés de cuves défec­tueuses comme celle de Flamanville, leur démar­rage est une déci­sion insensée

En annon­çant fiè­re­ment mer­cre­di 6 juin 2018 le démar­rage du pre­mier EPR à Taïshan (Chine), EDF a pro­ba­ble­ment cru pou­voir faire oublier ses propres déboires sur le chan­tier EPR de Flamanville (Manche), mais aus­si les condi­tions insen­sées dans les­quelles ces deux EPR ont été bra­dés aux Chinois en 2007.

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En effet, ain­si que nous l’avions révé­lé en 2007 (pour le compte d’une autre asso­cia­tion à l’époque), les deux EPR ont été lit­té­ra­le­ment offerts par Areva à 5 mil­liards de dol­lars les deux, soit à l’époque envi­ron 3,66 mil­liards d’euros les deux.

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La tran­sac­tion ne concer­nait certes que les ilots nucléaires (les Chinois se fai­sant fort de construire eux-mêmes les autres par­ties des réac­teurs), mais le prix de 1,83 mil­liard d’euros pièce relève incon­tes­ta­ble­ment du dum­ping sachant que la construc­tion d’un EPR coûte au bas mot 10 mil­liards d’euros.

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Il serait donc jus­ti­fié que les agences d’Etat, les médias et la jus­tice enquêtent pour savoir exac­te­ment com­bien la vente de ces réac­teurs coûte à la France (au lieu de lui rap­por­ter de l’argent comme on peut le lire ici ou là).

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D’autre part, il est néces­saire de rap­pe­ler que les deux EPR chi­nois sont dotés de cuves défec­tueuses, ratées par Areva dans ses usines du Creusot au même titre que la cuve de l’EPR de Flamanville.

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Le démar­rage du pre­mier EPR chi­nois montre que la pré­ten­due « Autorité de sûre­té » chi­noise est aus­si défi­ciente ou sou­mise que l’ASN fran­çaise, elle-même inca­pable d’interdire à EDF d’utiliser des pièces défec­tueuses.

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Conçu au début des années 90, l’EPR est un dino­saure tota­le­ment dépas­sé (même du point de vue pro-nucléaire) avant même de pro­duire ses pre­miers kilo­watt­heures et ses pre­miers déchets radio­ac­tifs, à sup­po­ser qu’il par­vienne à géné­rer quoi que ce soit sans cau­ser d’accident majeur.