Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Actualité du nucléaire - Mars/Juin 2017

1 mars 2017 · Stéphane Lhomme

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[**Faillites nucléaires en série : Westinghouse, Areva, bien­tôt EDF*]

Westinghouse (Toshiba) mobi­lise des avo­cats experts en faillite
Reuters, 9 mars 2017 : http://bit.ly/2sMi6v1

NuGen : la patate chaude du nucléaire britannique
Batirama, 13 avril 2017 : http://bit.ly/2szbb57

Augmentation de capi­tal d’EDF : le coû­teux sau­ve­tage du nucléaire français
La Tribune, 8 mars 2017 : http://bit.ly/2lD3TPg

Pour EDF, tous les voyants sont au rouge
Le Parisien, 18 mai 2017 : http://bit.ly/2ty765j

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Vous le savez depuis des années si vous lisez régu­liè­re­ment notre revue de presse, l’industrie nucléaire mon­diale est mou­rante, en déclin irré­ver­sible depuis 2001 : elle était alors à son som­met, pro­dui­sant 17 % de l’électricité mon­diale (ce qui n’était déjà pas si impo­sant), contre à peine 9 % aujourd’hui.

Cette faible « part de mar­ché » va conti­nuer à bais­ser du fait de l’état de déla­bre­ment avan­cé de la grande majo­ri­té des réac­teurs encore en ser­vice et de la qua­si impos­si­bi­li­té de finan­cer de nou­veaux réac­teurs… ou même d’arriver à les construire (cf les désastres des chan­tiers EPR).

Cet état des lieux dépri­mant (pour les nucléo­crates !) s’accompagne aujourd’hui de la chute des ex-« fleu­rons » de cette indus­trie mal­fai­sante : après Areva, c’est l’entreprise his­to­rique du nucléaire des USA, Westinghouse, qui est en faillite. Et EDF suit de près

Westinghouse, qui avait été rache­té par Toshiba depuis quelques années, entraîne sa mai­son mère japo­naise dans le gouffre (cf http://bit.ly/2txkM0O ), et pousse Engie à reti­rer ses billes du pro­jet de construire des réac­teurs en Grande-Bretagne, après avoir fait de même du pro­jet (tout aus­si fumeux) turc.

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Débandade ato­mique dans le monde
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La Suisse va sor­tir du nucléaire
Le Point, 21 mai 2017 : http://bit.ly/2tCtoDU

La Corée du Sud sus­pend la construc­tion de deux réacteurs
Reuters, 27 juin 2017 : http://reut.rs/2stBn62

Afrique du Sud : revers judi­ciaire pour le futur pro­gramme nucléaire
AFP, 26 avril 2017 : http://bit.ly/2twzFjW

Pourquoi Engie renonce à la construc­tion de nou­velles cen­trales nucléaires
Le Monde, 8 avril 2017 : http://lemde.fr/2oiQkoc
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Suite de la décon­fi­ture géné­rale de l’industrie nucléaire mon­diale. L’un après l’autre, les pays nucléa­ri­sés adoptent des plans de sor­tie défi­ni­tive du nucléaire : les argu­ments écu­lés des nucléo­crates (« ça va être la pénu­rie », « le prix de l’électricité va s’envoler », etc) ne trom­pant plus personne.

C’est au tour de la Suisse de prendre cette voie de sagesse (pas assez vite, certes, mais c’est un autre débat). La Corée du Sud elle aus­si, après élec­tion d’un Président ouver­te­ment anti­nu­cléaire, prends ce che­min et stoppe même les chan­tiers de deux réac­teurs en construc­tion, qui pour­raient donc ne jamais être terminés.

Quant au pré­ten­du pro­gramme nucléaire de l’Afrique du Sud, maintes fois annon­cé avec tam­bours et trom­pettes et tou­jours repor­té à plus tard, il subit un nou­veau revers, juri­dique cette fois.

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[**Cuve de l’EPR : l’ASN se ridi­cu­lise défi­ni­ti­ve­ment, la majo­ri­té des médias aus­si*]

EDF obtient un démar­rage sous condi­tion de l’EPR de Flamanville
AFP, 28 juin 2017 : http://bit.ly/2szlFkR

EPR de Flamanville : une déci­sion inau­dible de l’ASN
Journal de l’environnement, 28 juin 2017 : http://bit.ly/2t40Ph1

Nucléaire : le « récit » qui doit sau­ver l’honneur de l’ASN, la cuve du réac­teur EPR
Observatoire du nucléaire, 27 juin 2017 : http://bit.ly/2udaXmi

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Suite de l’incroyable affaire de la cuve mitée du réac­teur EPR de Flamanville. Même si le ver­dict défi­ni­tif doit être annon­cé par l’Autorité de sûre­té nucléaire (ASN) en octobre, le pot aux roses a été dévoi­lé fin juin après la réunion d’une tren­taine d’experts : mal­gré ses graves fai­blesses, la cuve pour­ra être uti­li­sée par EDF. Fin de par­tie pour les zozos qui croyaient que l’ASN, si « com­pé­tente » et « intran­si­geante », allait prendre ses responsabilités.

Pour détour­ner l’attention de l’opinion du carac­tère tota­le­ment irres­pon­sable de cette déci­sion, l’ASN a agi­té la pro­blé­ma­tique du cou­vercle de la dite cuve : ce der­nier devra être chan­gé « assez rapi­de­ment ». Mais comme il faut 7 ans pour faire fabri­quer ce nou­veau cou­vercle, EDF obtient donc le droit d’utiliser l’ancien … pen­dant 7 ans. Une vraie mascarade.

Une fois de plus, une remar­quable ana­lyse de la situa­tion a été publiée par… l’Observatoire du nucléaire. C’est en effet un véri­table « récit » (ou une « légende ») qui a été construit pour « légi­ti­mer » la déci­sion (pour­tant insen­sée) de l’ASN.

Hélas, la majo­ri­té des médias reprend sans réflé­chir les élé­ments de ce « récit » :

– ce serait l’ASN qui aurait décou­vert les fai­blesses de la cuve de l’EPR . Faux  : c’est Areva qui a « cra­ché le morceau » ;

– l’ASN aurait été trom­pée par EDF et Areva. Faux : elle avait toutes les infos depuis des années et a com­mis une faute majeure en auto­ri­sant en décembre 2013 EDF à ins­tal­ler la cuve ;

– l’ASN aurait « prou­vé son indé­pen­dance » en sai­sis­sant la jus­tice. Faux : c’est l’Observatoire du nucléaire qui a por­té plainte en mai 2016 (cf AFP http://bit.ly/2tkgRn3), l’ASN sui­vant 6 mois plus tard pour essayer de se pla­cer du côté des accu­sa­teurs alors qu’elle fait par­tie des coupables !

Nous vous invi­tons à relire ce décryp­tage lumi­neux de l’Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/2udaXmi

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Cuve de l’EPR : l’ASN cou­pable*]

Les nou­velles révé­la­tions sur la cuve de l’EPR confirment les lourdes fautes de l’ASN
Observatoire du nucléaire, 31 mars 2017 : http://bit.ly/2t3CdEY

Révélations de Radio-France
Radio-France, 31 mars 2017 : http://bit.ly/2nRLfmG

Autorité de sûre­té nucléaire : grands enjeux, petits moyens
Le Monde, 26 juin 2017 : http://lemde.fr/2sHGUUP

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Avant même la mas­ca­rade de ce mois de juin, l’Observatoire du nucléaire avait annon­cé la cou­leur et mis sur la table la culpa­bi­li­té de l’ASN, ses accu­sa­tions étant confor­tées par l’enquête de S Tronchet pour Radio-France. A contra­rio, un des « chiens de garde » du nucléaire dans les médias, M. Bezat (Le Monde), tente une nou­velle diver­sion sur le thème « l’ASN est com­pé­tente et indé­pen­dante, par contre elle manque de moyens et il faut la ren­for­cer ». Ces gens là croient encore qu’ils vont sau­ver l’industrie ato­mique en conti­nuant à racon­ter des salades (radio­ac­tives). La méthode du bon vieil Emile Coué peut pro­ba­ble­ment vous aider à sur­mon­ter un gros rhume, mais elle ne sau­ve­ra pas le nucléaire.

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[**EPR trop cher*]

Le nou­veau solaire deux fois moins cher que l’EPR
Le Figaro, 8 mars 2017 : http://bit.ly/2msEV3B

Il a assu­ré­ment été bien dif­fi­cile pour M. De Mounicot, pro­mo­teur inlas­sable du nucléaire dans les colonnes du Figaro, d’écrire cet article qui explique que l’électricité solaire est désor­mais deux fois moins chère que celle qui doit sor­tir de l’EPR (si jamais ce der­nier entre un jour en ser­vice). Il a tant de fois été écrit que le nucléaire était l’énergie « la moins chère ». Tôt ou tard il n’est plus pos­sible de racon­ter n’importe quoi .

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[**EPR en retard, Fessenheim en carafe*]

Fermeture de Fessenheim : l’Etat accède à une demande d’EDF
AFP, 24 mars 2017 : http://bit.ly/2tCarkJ

Rejet de la fer­me­ture de Fessenheim : M. Hollande a offert juste avant les 2 décrets espé­rés par EDF
Observatoire du nucléaire, 6 avril 2017 : http://bit.ly/2tzWaUF

Recours contre le décret de créa­tion du réac­teur nucléaire EPR de Flamanville
Observatoire du nucléaire, 1er mai 2017 : http://bit.ly/2ty9f0M

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C’est déjà presque oublié mais le dénom­mé François Hollande, sup­po­sé Président de la République, avait pro­mis de fer­mer la cen­trale nucléaire de Fessenheim. Au lieu d’imposer sa déci­sion, au besoin en mena­çant de ne pas accor­der à EDF les 3 ans de « rab » deman­dés pour finir l’EPR, sans oublier un autre décret espé­ré par EDF concer­nant la cen­trale de Paluel (Seine-Maritime), il a d’abord offert ces auto­ri­sa­tions avant de dire au PDG d’EDF « Bon, main­te­nant que je vous ais accor­dé toute ce que vous vou­liez, il fau­drait fer­mer Fessenheim ».

Évidemment, les diri­geants d’EDF se tordent de rire devant tant de nul­li­té et de fai­blesse, et laissent Fessenheim en ser­vice… du moins lorsque les réac­teurs sont en capa­ci­té de fonc­tion­ner : le réac­teur 2 est à l’arrêt en conti­nu depuis plus d’un an, le réac­teur 1 fonc­tionne tant bien que mal de temps en temps, mais la cen­trale est glo­ba­le­ment inac­tive et inutile.

Avec d’autres asso­cia­tion dont Greenpeace, l’Observatoire du nucléaire a dépo­sé un recours contre le décret offrant à EDF 3 ans de plus pour ter­mi­ner l’EPR. A suivre…

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[**EPR mal­hon­nête, Bouygues se gon­dole*]

Travail au noir sur le chan­tier de l’EPR : Bouygues condam­né à 29 950 euros d’amende
France-info, 20 mars 2017 : http://bit.ly/2tcluOA

Vous savez cer­tai­ne­ment que EDF et Bouygues se sont affran­chis de la plu­part des règles sur le chan­tier de l’EPR, met­tant déli­bé­ré­ment en dan­ger les tra­vailleurs (deux morts à ce jour) et uti­li­sant impu­né­ment des tra­vailleurs non décla­rés. Impunément ou presque : pris la main dans le sac, les ban­dits de Bouygues s’en sortent avec une amende déri­soire de 29 950 euros : le tri­bu­nal a pris bien soin de res­ter en des­sous des 30 000 euros afin que Bouygues ne soit pas exclu des mar­ché publics : on ne se passe pas d’un par­te­naire aus­si fiable !

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[**EPR, mirage bri­tan­nique*]


EDF coule le pre­mier béton de l’EPR d’Hinkley Point

Usine nou­velle, 31 mars 2017 : http://bit.ly/2tdfPHN

Les inquié­tudes montent autour des EPR anglais
Les Echos, 24 juin 2017 : http://bit.ly/2tcYtL4


Les réac­teurs EPR annon­cés en Grande-Bretagne ne seront pas construits

Observatoire du nucléaire, rap­pel juillet 2016 : http://bit.ly/2a44xzx

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Déconsidérés, ridi­cu­li­sés, les diri­geants d’EDF conti­nuent inva­ria­ble­ment à se croire capables de construire deux EPR en Grande-Bretagne. Pour mémoire, ce ne sont pas les Britanniques qui veulent des EPR, comme on essaie de nous le faire croire : EDF a d’abord rache­té (à un tarif insen­sé qui plombe aujourd’hui encore les comptes) British ener­gy avant de lui faire pas­ser com­mande : c’est donc EDF qui achète deux EPR à EDF (tout ça avec notre argent) !

L’Usine nou­velle, rude concur­rent des Échos pour pro­mou­voir aveu­glé­ment l’atome, publie même une vidéo du « pre­mier béton » de ce chan­tier. Il est en effet exact qu’ EDF a com­men­cé les tra­vaux pré­pa­ra­toires, mais pas les réac­teurs à pro­pre­ment par­ler puisque le pro­jet n’est tou­jours pas bou­clé ni financé.

D’ailleurs, la Cour des comptes bri­tan­nique alerte sur l’hérésie de ce pro­jet qui va rui­ner la Grande-Bretagne (en plus de rui­ner défi­ni­ti­ve­ment EDF). L’Observatoire du nucléaire main­tient son pro­nos­tic annon­cé inva­ria­ble­ment depuis plu­sieurs années : ces réac­teurs ne seront jamais construits ou, au pire, jamais terminés.

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[**ITER aus­si !*]


ITER, men­songes, niai­se­ries … et fias­co inéluctable

Can-Sud-Est, 11 avril 2017 : http://bit.ly/2sduFwS

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L’EPR nous fait tel­le­ment rire (en atten­dant de pleu­rer en décou­vrant les fac­tures incom­men­su­rables que nous, citoyens ordi­naires, allons de voir assu­mer) qu’on en oublie­rai presque une autre mas­ca­rade, celle du pré­ten­du « réac­teur de fusion nucléaire », le dénom­mé ITER.

Merci à notre ami Antoine, de la Coordination anti­nu­cléaire du Sud-est, de faire de temps en temps le point sur ce chan­tier com­men­cé en 2007, qui est d’ores et déjà une échec cui­sant sur le plan scien­ti­fique et qui ne cesse de creu­ser son défi­cit (le coût est déjà pas­sé de 5 à 20 mil­liards, en atten­dant la suite !)

Pour mémoire, pour avoir la « chance » d’accueillir ce pro­jet si « pres­ti­gieux », la France et son Président de l’époque, Jacques Chirac, avaient accor­dé des com­pen­sa­tions rui­neuses au concur­rent japo­nais et s’étaient enga­gés à cou­vrir d’innombrables dépenses com­plé­men­taires qui se chiffrent au total en milliards.

Tôt ou tard, il fau­dra bien qu’un « res­pon­sable » poli­tique s’adresse aux Français pour recon­naître l’échec total du pro­jet et rendre publiques les fac­tures à acquit­ter. Macron le tech­no­phile aura-t-il ce cou­rage ? Assurément pas : il lui suf­fi­ra de lais­ser ce scan­dale per­du­rer 5 ou 10 ans de plus et de léguer à son suc­ces­seur le soin d’annoncer le désastre…

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[**Niger : un étrange « ura­nium­gate »*]

« Uraniumgate » au Niger : une com­mis­sion par­le­men­taire va enquêter
RFI, 17 mars 2017 : http://bit.ly/2ssX6ed

Niger : où est pas­sé l’argent de l’« uraniumgate » ?
Le Monde, 7 avril 2017 : http://lemde.fr/2ubzVSU

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L’ « Économie cir­cu­laire » est à la mode, mais elle est par­fois mise curieu­se­ment en appli­ca­tion, voyez un peu : en 2011, Areva vend 5 mil­lions de livres d’uranium à une socié­té russe qui les revend à une socié­té liba­naise qui les revend à la socié­té nigé­rienne Sopamin, qui les revend à son tour à Areva.

Au pas­sage, au moins 18 mil­lions d’euros se sont éva­nouis. Pour mémoire, Anne Lauvergeon a été mise à la porte d’Areva en juin 2011, il serait fort éton­nant qu’elle n’ait pas trem­pé dans ce nou­veau scan­dale (elle est aus­si au coeur de l’affaire de cor­rup­tion Uramin), on ne prête qu’aux riches…

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[**Les bêtises de l’Institut (Montaigne) Menteur*]

Le cal­cul (très) erro­né de l’Institut Montaigne
Décrypter l’énergie, 17 mars 2017 : http://bit.ly/2tcJdOF

En France, sor­tir du nucléaire coû­te­rait cher, y res­ter aussi
Le Monde, 15 mars 2017 : http://lemde.fr/2neGDqh

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L’Institut qui a osé s’appeler Montaigne, salis­sant le nom de l’illustre per­son­nage, est un think tank de pro­pa­gande ultra-libérale créé par Claude Bébéar, pré­sident d’honneur du groupe d’assurances Axa. La mis­sion de cette offi­cine est de men­tir, trom­per, dés­in­for­mer, et en par­ti­cu­lier concer­nant le nucléaire.

C’est ain­si qu’elle s’est amu­sée à publier un « rap­port » annon­çant que la sor­tie du nucléaire coû­te­rait des sommes astro­no­miques, inep­tie relayée méca­ni­que­ment par de nom­breux médias. Il a fal­lu que Le Monde rap­pelle que res­ter dans le nucléaire coû­te­rait au moins aus­si cher, pen­dant que « Décrypter l’énergie » met­tait en lumière les bidouillages des cal­culs de l’Institut Menteur.

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Fukushima : tou­jours pire*]

Des san­gliers radio­ac­tifs enva­hissent les alen­tours de Fukushima
Nouvelobs, 10 mars 2017 : http://bit.ly/2shgfep

Fukushima : « Pour nous, il n’y aura jamais de fin »
Blog média­part, 10 mars 2017 : http://bit.ly/2n9QC0O

Démanteler Fukushima, une fac­ture à 187 milliards
La Tribune de Genève, 10 mars 2017 : http://bit.ly/2syvKib


Jeux Olympiques 2020 : des épreuves de base­ball à Fukushima !

La Tribune de Genève, 17 mars 2017 : http://bit.ly/2tBxSul

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La situa­tion à Fukushima et Tchernobyl n’est géné­ra­le­ment évo­quée par les médias qu’aux dates « anni­ver­saires » (res­pec­ti­ve­ment 11 mars et 26 avril), c’est donc en mars que l’on a appris que les alen­tours de Fukushima sont enva­his de san­gliers radio­ac­tifs, com­pro­met­tant (bien heu­reu­se­ment) les manoeuvres du pou­voir pour faire reve­nir en zone conta­mi­née les popu­la­tions éva­cuées depuis 2011.

La fac­ture de la catas­trophe ne cesse d’être rééva­luée et atteint des sommes impro­bables, à ce jour 187 mil­liards. Imaginez tout ce que l’on aurait pu faire au Japon avec ces sommes gigan­tesques mais le lob­by nucléaire veille : sa mis­sion est de gâcher la vie des humains, il ten­te­ra de la mener jusqu’au bout !

Mais que le bon peuple se réjouisse, les Jeux olym­piques de 2020 se pro­filent au Japon et, quelle belle idée, des épreuves auront lieu à Fukushima ! Après tout, il y a une vraie logique à mêler le nucléaire et la mafia du Comité inter­na­tio­nale olym­pique et de ses spon­sors (« par­rains » est d’ailleurs le terme le mieux adapté).

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[**Catastrophes en cours et à venir*]

A Tchernobyl, « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard »
Le Monde, 25 avril 2017 : http://lemde.fr/2tCeAVz

Etats-Unis : le risque d’incendie des déchets nucléaires inquiète les experts
Sciences et ave­nir, 1er juin 2017 : http://bit.ly/2stBEpt


La Hague, un cime­tière radio­ac­tif de plus en plus dangereux

Reporterre, 16 mai 2017 : http://bit.ly/2re2xMQ

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Autour de Tchernobyl, 31 ans après le début du désastre, des mil­lions de gens vivent encore dans les zones conta­mi­nées mais, on nous l’a assez racon­té, la situa­tion de la cen­trale acci­den­tée est enfin « sécu­ri­sée » grâce au nou­veau sar­co­phage mis en place par les amis de l’environnement que sont Bouygues et Vinci.

En réa­li­té, Le Monde nous apprend qu’il y a urgence à agir sous ce nou­veau sar­co­phage, à savoir déman­te­ler l’ancien et, sur­tout, s’attaquer enfin au mag­ma du coeur qui est entré en fusion en 1986. Qu’on se le dise : les catas­trophes nucléaires ne finissent jamais.

Pas de quoi inquié­ter les auto­ri­tés des USA alors que, dans Sciences et ave­nir, Damien Desbordes évoque les dan­gers extrêmes que font cou­rir les sto­ckages des com­bus­tible usés (ultra-radioactifs) dans des pis­cines extrê­me­ment vul­né­rables près des cen­trales américaines..

En France, où les « élites » ont tou­jours des idées géniales, les matières les plus radio­ac­tives sont concen­trées à La Hague (Manche), pour être sûr qu’un acci­dent nucléaire, de moins en moins impro­bable, serait le der­nier : l’Europe entière devrait être évacuée.

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[**Résistances !*]

À Bure, les anti­nu­cléaire sur le pied de guerre
Le Figaro, 17 mai 2017 : http://bit.ly/2uw5nuD

Les anti-Bure menacent de blo­quer le Tour de France
Est Républicain, 28 juin 2017 : http://bit.ly/2stsiKo

Creuse : le maire et les habi­tants empêchent Areva de dépo­ser ses déchets miniers
La Montagne, 20 mars 2017 : http://bit.ly/2tcpCOf

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Ici où la, mal­gré le poids du lob­by nucléaire et le fata­lisme de la majo­ri­té de la popu­la­tion (qui se contente de « tou­cher du bois », comme si cela allait chan­ger le cours des choses !), de cou­ra­geux humains se lèvent pour ten­ter d’empêcher l’industrie de l’atome de com­mettre de nou­velles exactions.

Dans l’Est, près du site de Bure où les fous veulent enfouir des quan­ti­tés insen­sées de matières ultra radio­ac­tives, des résis­tants envi­sagent même de per­tur­ber le pas­sage du Tour de France. « Sacrilège ! » s’écrient les bonnes âmes, peu importe que nous soyons tous irra­diés, l’essentiel n’est-il pas que le spec­tacle continue ?