Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Crash d’Areva : une vidéo historique

5 mars 2015 · ana duarte

De nom­breux obser­va­teurs font mine de tom­ber des nues en décou­vrant l’ampleur du désastre indus­triel et finan­cier d’Areva. Pourtant, dès le 16 novembre 2004, sur le pla­teau de France Europe Express (France3), face à Anne Lauvergeon, Stéphane Lhomme (aujourd’hui direc­teur de l’Observatoire du nucléaire) annon­çait que la vente du réac­teur EPR à la Finlande se sol­de­rait par de lourds défi­cits qui seraient cou­verts par les contri­buables français.

Illustration non retrou­vée dans les archives — France Europe Express (France3) - 16/11/2004 - Lhomme / Lauvergeon Crash d’Areva : une vidéo his­to­rique Stéphane Lhomme face à Anne Lauvergeon France Europe Express (Fr3), 16 novembre 2004 De nom­breux obser­va­teurs font mine de tom­ber des nues en décou­vrant l’ampleur du désastre indus­triel et finan­cier d’Areva. Pourtant, dès le 16 novembre 2004, sur le pla­teau de France Europe Express (France3), face à Anne Lauvergeon, Stéphane Lhomme (aujourd’hui direc­teur de l’Observatoire du nucléaire) annon­çait que la vente du réac­teur EPR à la Finlande se sol­de­rait par de lourds défi­cits qui seraient cou­verts par les contri­buables fran­çais. Stéphane Lhomme

Stéphane Lhomme face à Anne Lauvergeon
France Europe Express (Fr3), 16 novembre 2004

Stéphane Lhomme :

Comme Mme Lauvergeon vou­lait abso­lu­ment vendre un EPR à l’étranger pour pou­voir dire aux autres pays “Vous voyez, il y en a déjà un qui a été ache­té”, elle a ven­du l’EPR aux Finlandais à prix fixe, ce qui fait que tous les dépas­se­ments vont être payés par les contri­buables français.

Pour mémoire, l’EPR a été bra­dé à 3 petits mil­liards, il coûte à ce jour pra­ti­que­ment 10 mil­liards… en atten­dant la fac­ture finale.

Au cours de l’émission, Stéphane Lhomme avait aus­si pré­sen­té un docu­ment confi­den­tiel défense prou­vant la vul­né­ra­bi­li­té du réac­teur EPR, ce qui lui a ensuite valu d’être espion­né par EDF et une socié­té suisse, et deux arres­ta­tions par la DST (Direction de sur­veillance du ter­ri­toire, aujourd’hui DCRI) avec la menace de 5 ans de pri­son pour « Compromission du secret de la Défense natio­nale ». Aujourd’hui, du fait des « cadavres » qui hantent les comptes d’Areva, c’est plu­tôt Mme Lauvergeon qui risque tôt ou tard de pas­ser par la case prison…