Projet d’EDF de construire des EPR en Grande-Bretagne : le crash approche…
- Enquête de la Commission européenne sur le projet d’EPR britannique
ec.europa.eu - Brussels says state aid deal for Hinkley Point is illegal
The Times, 1er février 2014 - Nuclear setback as EC attacks Hinkley Point subsidy deal
The Telegraph, 1er février 2014 - UK nuclear deal with EDF could waste 17.6bn, says Brussels
Financial Times, 1er février 2014 - Pourquoi Bruxelles a ouvert une enquête sur les EPR britanniques
Les Echos, 31 janvier 2014
Il y a du nouveau concernant le projet d’EDF de construire des EPR à Hinckley Point en Grande-Bretagne. Pour mémoire, la majorité des médias français a célébré avec tambours et trompettes, en octobre dernier, un « succès gigantesque » du nucléaire français outre-Manche.
Aujourd’hui par contre, silence presque total (hormis les Echos, qui commencent à s’inquiéter pour leur atome adoré) sur la publication du premier document d’enquête de la Commission européenne, qui « doute que l’aide puisse être déclarée compatible » avec les règles européennes.
Pour mémoire, l’accord EDF/Londres revient à rendre « rentable », à coups de milliards littéralement volés aux contribuables britanniques, un projet nucléaire terriblement déficitaire. Stupide ou corrompu, voire les deux, le premier ministre Cameron a accordé à EDF le remboursement des pertes pendant… 35 ans !
Pour sa part, l’Observatoire du nucléaire affirme avec constance depuis des mois (Voir la Revue de Presse N°12 d’août 2012 par exemple) que cet accord de dumping sera annulé par Bruxelles et que les fameux EPR ne verront pas le jour. Ce point de vue, ignoré par les « grands médias » (trop occupés à glorifier l’atome hexagonal), se rapproche peu à peu de la victoire…
C’est donc bien la presse britannique qu’il faut lire avec ses titres édifiants : « Bruxelles dit que l’aide d’Etat pour Hinkley Point est illégale » ou « Le deal nucléaire de la Grande-Bretagne avec EDF pourrait coûter 17 milliards selon Bruxelles », ou encore « Revers pour le nucléaire : la Commission européenne attaque les subventions pour Hinckley Point ».
Rappelons que, pour pouvoir enfin vendre des EPR (dont personne ne veut), EDF a d’abord racheté British Energy (avec l’argent des Français), qui plus est au prix fort, juste avant la crise mondiale de 2008. Du coup, contrairement à ce qui est affirmé ici où la, ce ne sont pas les Britanniques qui achètent des EPR, mais EDF qui se les vend à elle-même ! Ce ridicule tour de passe-passe va donc se terminer en déroute, comme c’est déjà le cas pour EDF et Areva aux USA. Il ne reste plus qu’à attendre les factures…
A suivre…
Observatoire du nucléaire