Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Quintuple victoire de l’Observatoire du nucléaire sur l’industrie de la voiture électrique… et nucléaire

3 septembre 2013 · julienschwartz

L’Observatoire du nucléaire est d’ores et déjà assu­ré de rem­por­ter, ven­dre­di 6 sep­tembre 2013, une vic­toire fra­cas­sante sur la dés­in­for­ma­tion opé­rée par les indus­triels de la voi­ture élec­trique… et nucléaire.

En effet, convo­qués par le Jury de déon­to­lo­gie publi­ci­taire sur sai­sine de l’Observatoire du nucléaire, les indus­triels Renault, Citroën, Bollore, Opel et Nissan ont recon­nu leurs torts avant même l’audience et ont immé­dia­te­ment rec­ti­fié leurs publicités :

-* Renault  : « La men­tion du carac­tère éco­lo­gique du véhi­cule élec­trique ZOE sans aucune rela­ti­vi­sa­tion est, en effet, contraire aux enga­ge­ments que nous avons pris (…) en signant la charte pour une com­mu­ni­ca­tion res­pon­sable. Nous avons en consé­quence appor­té les modi­fi­ca­tions néces­saires, dès récep­tion de votre cour­rier. » Voir le document

L’Observatoire du nucléaire rap­pelle donc qu’un véhi­cule, élec­trique ou non, n’est JAMAIS « propre » ou « éco­lo­gique », et ce pour quatre rai­sons principales :

Ce der­nier point est bien connu lorsqu’il s’agit d’un véhi­cule ther­mique uti­li­sant un car­bu­rant issu du pétrole ou du gaz, mais c’est aus­si le cas pour un véhi­cule fonc­tion­nant à l’électricité, par exemple lorsque cette der­nière est pro­duite par des cen­trales nucléaires car celles-ci occa­sionnent d’importants rejets radio­ac­tifs et chi­miques dans leur envi­ron­ne­ment et pro­duisent des déchets radio­ac­tifs qui vont res­ter dan­ge­reux pen­dant des millénaires.

L’industrie de l’atome est d’ailleurs res­pon­sable de nom­breuses autres pol­lu­tions tout au long de sa chaine, de la mine d’uranium au sto­ckage des déchets radio­ac­tifs. Il est de fait déri­soire de pré­tendre, comme c’est trop sou­vent le cas, que c’est en France que les véhi­cules élec­triques sont « les plus propres » du fait que l’électricité y est à 75% d’origine nucléaire.

D’autre part, c’est avec mau­vaise foi que des construc­teurs com­mu­niquent sur le fait que les voi­tures élec­triques n’occasionnent aucun rejet « en fonc­tion­ne­ment », ou « à l’utilisation » : ces rejets ont en effet eu lieu au préa­lable lors de la pro­duc­tion de l’électricité : la voi­ture élec­trique ne fait fina­le­ment que dépla­cer la pol­lu­tion dans le temps et dans l’espace, mais elle ne la réduit abso­lu­ment pas.

La col­lu­sion entre les indus­triels de l’automobile et ceux de l’atome se concré­tise par ailleurs autour du pro­jet de comp­teur « intel­li­gent » Linky, véri­table che­val de Troie qui doit être ins­tal­lé mas­si­ve­ment en France chez les citoyens pour leur faire consom­mer plus d’électricité, pour ins­tal­ler un parc de voi­ture élec­triques rechar­gées par les cen­trales nucléaires, mais aus­si pour recueillir sur la popu­la­tion d’innombrables infor­ma­tions qui seront uti­li­sées à des fins com­mer­ciales puis poli­cières. L’Observatoire du nucléaire revien­dra sous peu sur ce dos­sier crucial.