Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse n°2

14 juin 2012 · julienschwartz

Vendredi 8 juin 2012

**Un an après Fukushima, la croissance japonaise s’accélère

Le Figaro

Le Figaro retrouve le moral : « Un an après Fukushima, l’économie japo­naise va mieux. Entre jan­vier et mars, le PIB de l’Archipel a pro­gres­sé de 1,2% alors que les don­nées gou­ver­ne­men­tales pré­li­mi­naires dévoi­lées en mai tablaient sur une hausse de seule­ment 1% ». Signalons que Fukushima n’est pas un exemple à suivre pour ceux qui espèrent faire reve­nir la crois­sance en France !

**La « croissance » pourrait arriver par Fessenheim

L’Alsace

Curiosité à la cen­trale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) : « Lors des opé­ra­tions de redé­mar­rage du réac­teur, huit grappes de com­mande (un des outils de régu­la­tion de la puis­sance du réac­teur), sur 48, ont été détec­tées « dans une posi­tion légè­re­ment plus basse » que la posi­tion requise par les règles d’exploitation. ».

Vu que, depuis Tchernobyl (1986), on sait que les nuages radio­ac­tifs tra­versent les fron­tières, la cen­trale de Fessenheim pour­rait « relan­cer la crois­sance » aus­si en Allemagne et en Suisse, et pro­ba­ble­ment en Italie, Autriche, Luxembourg, Belgique, etc.

**Effets d’annonce : le Nigéria participe au concours

Forum nucléaire suisse

Comme expli­qué pré­cé­dem­ment (voir la revue de presse de la semaine der­nière), les pro­nu­cléaires du monde entier riva­lisent d’effets d’annonce qui, heu­reu­se­ment, ne se concré­tisent pra­ti­que­ment jamais. Aujourd’hui, ce sont les « élites » du Nigéria qui annoncent la construc­tion de 1 à 4 réac­teurs nucléaires d’ici 2020 à 2030 (ça ne mange pas de pain).

Pour mémoire, le 28 novembre 2006, une dépêche AFP nous appre­nait ceci « Selon Franklin Osaisai, direc­teur géné­ral de la Commission sur l’énergie nucléaire du Nigeria, (…) le Nigeria sou­hai­tait être en mesure de pro­duire de l’énergie nucléaire d’ici 10 à 12 ans », c’est à dire d’ici 2016 à 2018. Aujourd’hui c’est d’ici 2020 à 2030. Verdict : plus le temps passe, plus l’objectif s’éloigne !

Pendant ce temps, des « irres­pon­sables » sug­gèrent que les pays émer­gents déve­loppent plu­tôt les éner­gies renou­ve­lables, ce qui les aide­rait à s’affranchir de la pres­sion poli­tique et tech­no­lo­gique des anciennes puis­sances coloniales…

**Japon : le paysan ruiné face au nucléaire

Citizenside

Il faut croire qu’une catas­trophe nucléaire comme celle de Fukushima n’a pas que des effets béné­fiques sur la crois­sance : des pay­sans qui ont tout per­du viennent témoi­gner publi­que­ment dans la rue en plein Tokyo.

Pendant ce temps, « la haute auto­ri­té du nucléaire nip­pon, le NISA, envi­sage d’accorder des auto­ri­sa­tions d’exploitations des cen­trales au-delà des qua­rante ans ini­tia­le­ment pré­vus ».

Pour mémoire, le réac­teur n°1 de la cen­trale de Fukushima aurait dû être arrê­té défi­ni­ti­ve­ment un mois avant la catas­trophe du 11 mars 2011, mais une pro­lon­ga­tion de sa durée de fonc­tion­ne­ment avait été accor­dée mal­gré des alertes concer­nant son état (cf Le Monde )…

**Le réchauffement climatique menace les centrales nucléaires

Le Figaro (Bourse)

Depuis sa créa­tion, l’Observatoire du nucléaire ne cesse de contes­ter l’argument pro-atome selon lequel les cen­trales nucléaires per­met­traient de lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique : la réa­li­té est exac­te­ment inverse, c’est le réchauf­fe­ment qui s’attaque aux cen­trales. Voir par exemplele dos­sier publié par l’Observatoire en mai 2011, qui avait don­né lieu à de nom­breux articles de presse.

Pour mémoire, des pré­ci­pi­ta­tions ines­pé­rées en juin et juillet 2011 ont évi­té de peu l’arrêt de nom­breuses cen­trales nucléaires. Rendez-vous dès cet été ou lors des étés sui­vants : le pro­ces­sus est inéluctable…

Félicitons Le Figaro qui, cette année, prend les devants, mais notons néan­moins que c’est la rubrique « bourse » qui s’y colle : pro­ba­ble­ment parce qu’une cani­cule esti­vale pour­rait faire encore bais­ser l’action d’EDF, laquelle est pour­tant déjà dans l’ère gla­ciaire (80% de pertes, voir la revue de presse de la semaine dernière).

Samedi 9 juin 2012

**Le Limbourg (Hollande, mais pas François) veut fermer une centrale belge !

7sur7.be

Dédaignant la « crois­sance » que pour­rait lui appor­ter un Fukushima belge, la pro­vince néer­lan­daise du Limbourg réclame la fer­me­ture de la cen­trale nucléaire de Tihange. Belle preuve de luci­di­té, immé­dia­te­ment contre­dite par une autre exi­gence : en atten­dant cette éven­tuelle fer­me­ture, le Limbourg demande « un dépôt de pilules d’iode ».

Il y a donc des gens en Hollande (Pays-Bas) qui croient que l’ingestion d’une pilule pour­rait les sau­ver en cas de désastre ato­mique. Après tout, il y a bien des gens en France qui croient que Hollande (François) est oppo­sé au nucléaire…

**Nucléaire : des opportunités avec le Royaume-Uni

Le Journal de Saône-et-Loire

Le réac­teur fran­çais EPR ne doit pas être aus­si mau­vais que cer­tains veulent bien le dire (voir la revue de presse de la semaine der­nière) puisqu’on nous apprend que « les bri­tan­niques » veulent en ache­ter et construire 4 exemplaires.

La réa­li­té est bien dif­fé­rente : British ener­gy (l’EDF local) ne vou­lait PAS ache­ter d’EPR. Alors EDF s’est tout sim­ple­ment offert British ener­gy (cf. RFI) et, miracle, main­te­nant « les bri­tan­niques » veulent ache­ter des EPR.

C’est donc la France qui vend des EPR à la France. Du coup, au Pôle nucléaire de Bourgogne, en Saône-et-Loire, on se réjouit de ce « suc­cès com­mer­cial » qui pour­rait pré­ser­ver des emplois (en sur­sis depuis Fukushima).

Pour la petite his­toire, EDF a payé British ener­gy en 2008 à un prix fou, plus de 15 mil­liards d’euros, juste avant le déclen­che­ment de la crise mon­diale : quelques mois plus tard, cela aurait coû­té 4 ou 5 fois moins. Au pas­sage, nous (les fran­çais) sommes deve­nus pro­prié­taires de très vieilles cen­trales nucléaires bri­tan­niques sou­vent en panne. Mais, pour les rem­pla­cer, nous pou­vons désor­mais nous vendre nos propres réacteurs…

**Fukushima : le premier ministre accusé d’avoir aggravé la situation… en téléphonant à la centrale !

Dépêche Associated Press sur Métro.fr

On com­mence enfin à savoir qui sont les vrais res­pon­sables de la catas­trophe de Fukushima. Tepco, le pro­prié­taire de la cen­trale, qui avait fal­si­fié les don­nées de sûre­té ? Non. Le fran­çais Areva, qui avait four­ni du com­bus­tible au plu­to­nium ? Non plus. L’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie ato­mique (AIEA) qui avait cer­ti­fié de la sûre­té de la cen­trale face aux évè­ne­ments natu­rels ? Pas plus.

En réa­li­té, le prin­ci­pal cou­pable est Naoto Kan, le pre­mier ministre japo­nais au moment du désastre. Il a en effet pas­sé « plu­sieurs appels télé­pho­niques à la cen­trale de Fukushima, déran­geant les tra­vailleurs et entraî­nant du même coup une plus grande confu­sion ». C’est ce que pointe sans rire une com­mis­sion par­le­men­taire japonaise.

On rap­pel­le­ra tou­te­fois que, dès le début de la catas­trophe, Tepco vou­lait aban­don­ner la cen­trale en per­di­tion (cf. Mediapart) et que c’est Naoto Kan qui s’était oppo­sé à ce pro­jet cri­mi­nel (cf. zegreenweb.com). On peut donc pen­ser qu’il a très bien fait de télé­pho­ner à la cen­trale pour savoir ce que Tepco projetait !

Depuis, Naoto Kan a quit­té le pou­voir et se pro­nonce contre le nucléaire (cf. Le Temps(CH)). Ce qui explique assu­ré­ment pour­quoi les par­le­men­taires japo­nais s’en prennent à lui…

Dimanche 10 juin 2012

**Centrale nucléaire : une journée de prévention… routière !

L’Est Eclair

Avec le nucléaire, le dan­ger n’est pas où l’on croit. Ainsi, la cen­trale de Nogent-sur-Seine mène de louables opé­ra­tions de pré­ven­tion… rou­tière. Fort bien, mais pour le risque nucléaire, on fait com­ment ? On appelle la Sécurité rou­tière ? Pas si bête : lorsque qu’une cen­trale aura fis­sion­né et que tout le monde ten­te­ra de s’échapper en voi­ture, il y aura bien besoin de Bison fûté !

Lundi 11 juin 2012

**Fukushima, le pire encore à venir ?

Article sur Agoravox

Remarquable com­pi­la­tion par l’excellent Olivier Cabanel des don­nées les plus récentes sur la situa­tion de la cen­trale nucléaire de Fukushima et, en par­ti­cu­lier, sur la pis­cine com­bus­tible du réac­teur numé­ro 4.

Pour mémoire, cette pis­cine, qui contient le nombre insen­sé de 1535 assem­blages de com­bus­tible nucléaire usé, est très fra­gi­li­sée. Si elle s’effondre, ce qui peut se pro­duire à chaque ins­tant, c’est pro­ba­ble­ment la fin du Japon, d’une par­tie de l’Asie, et peut-être du monde entier. Désolé de dire les choses aus­si crû­ment mais c’est la triste réalité.

**L’Usine nouvelle ne connait que le débat à l’ancienne

Article del’Usine nou­velle : « Le nucléaire anti­cipe le débat sur la tran­si­tion énergétique »

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’Usine nou­velle est un maga­zine spé­cia­li­sé dans l’industrie, et doté comme il se doit d’un site web (http://www.usinenouvelle.com) sur lequel on peut lire des articles inté­res­sants… mais assez orientés.

Par exemple, il y est ques­tion du pro­chain « débat natio­nal sur l’énergie », une sorte de « Grenelle de l’environnement » à la sauce néer­lan­daise, nous y reviendrons.

En atten­dant, l’Usine nou­velle traite du nucléaire et, pour ce faire, donne la parole à EDF, à AREVA, à l’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie ato­mique, et à l’expert auto­pro­clam­mé Jacques Percebois, pro­nu­cléaire for­ce­né. Pas le moindre point de vue cri­tique sur l’atome ! Usine nou­velle, méthodes anciennes…

**Le nucléaire US menacé de constipation

Article du Journal de l’environnement : « Où mettre les déchets amé­ri­cains les plus radioactifs ? »

Le Journal de l’environnement se penche sur la ques­tion inso­luble des déchets nucléaires, en l’occurrence aux USA. Peu com­pré­hen­sive, la Cour fédé­rale d’appel du dis­trict de Columbia a inter­dit aux exploi­tants de sto­cker les déchets nucléaires dans des cais­sons qui, il est vrai, ne sont… abso­lu­ment pas pré­vus pour ça.

Si l’industrie nucléaire ne peut plus bafouer les lois et règle­ments, où va-t-on ? Du coup, ces gens peu pré­voyants se retrouvent avec, sur les bras, 135 000 tonnes de déchets ultra-radioactifs. Il reste à attendre leurs pro­chaines pro­po­si­tions face à ce pro­blème insoluble

Mardi 12 juin 2012

**EPR : c’est encore loin l’Amérique ?

Article de CercleFinance : « Avancée de la cer­ti­fi­ca­tion de l’EPR aux Etats-Unis »

Bien que confron­té à des déboires incom­men­su­rables en Finlande et à Flamanville (voir revue de presse de la semaine der­nière), voi­ci enfin une « bonne » nou­velle : l’EPR se rap­proche de la cer­ti­fi­ca­tion aux USA.

Explication : pour être construit dans un pays, un réac­teur doit d’abord y être cer­ti­fié par l’Autorité de sûre­té natio­nale. Il reste ensuite à trou­ver des endroits accueillants, ce qui n’est pas gagné, mais la pre­mière étape est bien de rece­voir la cer­ti­fi­ca­tion. Ce pour­rait donc être le cas pour l’EPR, aux USA, fin 2014.

Mais l’Observatoire du nucléaire a consul­té ses archives. Ainsi, dans une dépêche AFP du 7 novembre 2007, Mme Lauvergeon pen­sait « démar­rer en 2010 la construc­tion du pre­mier EPR amé­ri­cain ». Le 18 juin 2009, dans une nou­velle dépêche AFP, la même Mme Lauvergeon annon­çait « une homo­lo­ga­tion atten­due pour 2011 ».

Aujourd’hui, ce serait donc pour « fin 2014 ». Conclusion : l’EPR avance, certes, mais le bout du tun­nel avance plus vite.

**Hollande soutient la Françafrique et le lobby nucléaire

Nous ne nous attar­de­rons pas sur le cas de François Hollande qui n’a jamais caché être pro­nu­cléaire. Par contre, dans son com­mu­ni­qué, l’Observatoire pose la ques­tion des ministres Verts (EELV) : assument-ils d’être dans un gou­ver­ne­ment qui va accé­lé­rer la des­truc­tion du Niger par les mines d’Uranium d’Areva ? Le tout pour ali­men­ter les réac­teurs nucléaires fran­çais en uranium ?

D’autant que l’un de ces ministres, Pascal Canfin, est char­gé du « Développement » (c’est le nou­veau nom de la « Coopération »). Il est vrai que le nou­veau pré­sident du Niger, ins­tal­lé avec l’aval de la France (dont les forces armées sont pré­sentes en force dans la région), M. Issoufou, était aupa­ra­vant un cadre… d’Areva.

Mercredi 13 juin 2012

**Niger : EELV fait dans la langue de bois

Communiqué EELV

De toute évi­dence, pour faire son com­mu­ni­qué sur le Niger, EELV a conscien­cieu­se­ment pillé l’article d’hier de la Tribune.fr, qui néan­moins été com­plé­té à grand ren­fort de langue de bois.

Ainsi, au lieu de se pro­non­cer contre la pro­chaine ouver­ture de la mine d’Imouraren, catas­trophe envi­ron­ne­men­tale et sani­taire mise sur orbite par François Hollande (le nou­veau patron de Mme Duflot et de M. Canfin), EELV évoque « l’exemplarité fran­çaise » et le res­pect par Areva des « normes sociales défi­nies par l’OIT ».

La conclu­sion relève car­ré­ment du grand art : la France doit « s’engager dans une tran­si­tion éner­gé­tique qui l’amènera à réduire sa dépen­dance à l’uranium. ». Autrefois, les Verts par­laient de « Sortie du nucléaire ». Maintenant qu’ils sont modernes (et dotés de ministres), il n’est plus ques­tion que de « réduire sa dépen­dance à l’uranium ». Voilà qui ne frois­se­ra ni Areva ni Hollande…

**Nucléaire au Japon : l’AFP coince à 10%

Dépêche AFP : « Japon : la part nucléaire dans l’électricité a chu­té à 10,7% après Fukushima »

Depuis le 6 mai der­nier, les 54 réac­teurs japo­nais sont arrê­tés. La part de l’atome dans la pro­duc­tion nip­pone d’électricité est donc égale à 0%. Logique. Sauf pour l’AFP qui coince à 10%. Certes, en l’occurrence, elle ne fait que reprendre la pro­pa­gande des indus­triels de l’atome mais, jus­te­ment, on pour­rait attendre de ce grand orga­nisme de presse une enquête un peu plus poussée…

Jeudi 14 juin 2012

**Nucléaire au Japon : Hitachi reste motivé, Toshiba aussi

Dépêche AFP : « Hitachi veut dou­bler ses reve­nus tirés de l’énergie nucléaire d’ici à 2021 »

Deux conglo­mé­rats nip­pons annoncent qu’ils croient très fort dans l’avenir du nucléaire et comptent même faire de l’argent dans ce sec­teur, qui était pour­tant sinis­tré avant même la catas­trophe de Fukushima, et l’est encore plus depuis.

Justement, c’est en par­ti­ci­pant « au déman­tè­le­ment des ins­tal­la­tions rava­gées du com­plexe ato­mique de Fukushima » que Hitachi pense faire des pro­fits, comme quoi, une fois de plus, il est démon­tré que les catas­trophes sont por­teuses pour les mul­ti­na­tio­nales. Il fau­drait néan­moins que quelqu’un aver­tisse Hitachi que le désastre est tou­jours en cours… Le busi­ness attendra.

Depuis août 1945, avec les bom­bar­de­ments ato­miques d’Hiroshima (au moins 70 000 morts immé­diats) et de Nagasaki (au moins 40 000 morts immé­diats), les USA et le Japon coopèrent dans le nucléaire. C’est ain­si que Hitachi est allié à General elec­tric alors que Toshiba a car­ré­ment rache­té Westinghouse. A ce compte, pour­quoi ne pas trans­por­ter au Japon les déchets nucléaires des USA ?

**Japon : en route pour un deuxième Fukushima ?

Dépêche AFP : « Japon : déci­sion de relance de 2 réac­teurs nucléaires atten­due cette semaine »

Les pro­nu­cléaires se seraient-ils don­né pour mis­sion de nous tuer tous, quitte à y pas­ser eux-mêmes ? A Fukushima, la pis­cine du réac­teur 4 résiste encore (voir la revue de presse de la semaine der­nière), mais le pire est hélas encore possible.

Le lob­by nucléaire semble déci­dé à mul­ti­plier les pos­si­bi­li­tés de nou­veau désastre en relan­çant deux réac­teurs au Japon, dans la pro­vince de Fukui. Mauvais pré­sage, cela com­mence comme Fukushima : espé­rons que ça ne se ter­mi­ne­ra pas de la même façon…

A la semaine prochaine…