Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Abandon de la taxe carbone : une lourde déconvenue pour l’industrie nucléaire

23 mars 2010 · ana duarte

Illustration non retrou­vée dans les archives — Taxe car­bone

Les anti­nu­cléaires peuvent se féli­ci­ter de l’abandon, annon­cé aujourd’hui par le pre­mier ministre M Fillon, du pro­jet de taxe car­bone.

En effet, avec ce pro­jet, les auto­ri­tés fran­çaises enten­daient favo­ri­ser une fois de plus l’industrie nucléaire qui aurait été exo­né­rée de cette taxe, contrai­re­ment au pétrole, au gaz et au char­bon. Pourtant, le nucléaire est l’énergie la plus pol­luante : pro­duc­tion de déchets radio­ac­tifs, rejets radio­ac­tifs et chi­miques mas­sifs dans les rivières et les océans, fuites d’uranium, pro­duc­tion de plu­to­nium, conta­mi­na­tion de régions entières par les mines d’uranium, etc…

Cette volon­té de pro­té­ger l’atome est d’autant plus absurde que l’industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d’uranium au déman­tè­le­ment des ins­tal­la­tions, émet aus­si des gaz à effet de serre de façon non négli­geable… et crois­sante [1].

L’ODN rap­pelle par ailleurs que la France a un objec­tif impé­ra­tif, fixé au niveau de l’Union euro­péenne, de 23% d’énergies renou­ve­lables en 2020. Pour atteindre cet objec­tif, il faut certes déve­lop­per les éner­gies renou­ve­lables mais il faut aus­si impé­ra­ti­ve­ment réduire le recours au nucléaire, et non sou­te­nir ce der­nier comme cela aurait été le cas avec la taxe car­bone.


[1Cf Le Soir (Be)