Accueil > Communiqués > Electricité : l’Observatoire du nucléaire accuse Capgemini de (...)

Electricité : l’Observatoire du nucléaire accuse Capgemini de désinformation au profit de son important client EDF

mercredi 26 octobre 2011, par ana duarte

  • La communication "orientée" de Capgemini s’explique directement par le fait que EDF est un de ses principaux clients ;
  • Face aux risques de pénurie électrique cet hiver, Capgemini tente de dédouaner l’option nucléaire d’EDF en accusant… l’Allemagne ;
  • Alors que le cabinet KPMG prévoit une bérézina pour l’industrie nucléaire, Capgémini annonce exactement le contraire…

La société Capgemini a obtenu de nombreux marchés auprès d’EDF, dont au moins deux sont particulièrement importants et lucratifs [1]. Cette donnée explique parfaitement que la communication de Capgemini, et en particulier de son "Observatoire européen des marchés de l’Energie", soit orientée et relève même de la désinformation en faveur de EDF et du nucléaire.

Ainsi, alors qu’un important risque de pénurie électrique menace la France dès cet hiver, Capgemini prend les devants et communique sur ce risque… en prenant bien soin d’éviter tout questionnement sur l’option française "centrales nucléaires + chauffages électriques".

Cette option a été imposée par l’Etat et par EDF sous prétexte d’assurer à la France une totale sécurité d’approvisionnement. Aujourd’hui, alors que cette stratégie aboutit à une impasse, Capgemini parvient par une communication trompeuse à faire de l’Allemagne - qui vient de fermer 8 réacteurs nucléaires après la catastrophe de Fukushima - un bouc-émissaire bien pratique.

L’Observatoire du nucléaire montre au contraire que, au lieu de s’en prendre à l’Allemagne (qui a sauvé la France de la pénurie depuis 2004), c’est bien la faillite de l’option française qu’il faut pointer.

Il faut aussi noter que Capgémini annonce que "la grande majorité des projets nucléaires prévus dans le monde avant Fukushima iront à terme, presque toutes les centrales existantes resteront en activité et l’essentiel des réacteurs en construction seront achevés".

Ce véritable publi-reportage en faveur de l’atome est à comparer avec l’étude publiée fin septembre par le cabinet KPMG, peu soupçonnable d’engagement antinucléaire, et qui prévoit une véritable bérézina pour l’industrie de l’atome.

L’Observatoire du nucléaire invite donc les citoyens à se méfier des belles paroles de Mme Colette Lewiner, qui dirige l’ "Observatoire européen des marchés de l’Energie" de Capgemini, et tente de se faire passer dans les médias pour une analyste indépendante alors qu’elle est une obligée d’EDF.


[1Contrats géants liant Capgemini à EDF :