Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse n°27

6 décembre 2012 · ana duarte

Rattrapage : un article de la semaine dernière

**Gaz de schiste : la contamination radioactive refait surface

Un étude montre l’existence d’importantes remon­tées à la sur­face, dans les liquides issus de la frac­tu­ra­tion hydrau­lique, d’éléments radio­ac­tifs à vie longue qui peuvent s’accumuler dans la chaîne ali­men­taire et engen­drer des doses de radia­tions dan­ge­reuses pour des mil­lions de per­sonnes. Pas éton­nant que cer­tains pro­posent d’exploiter les gaz de schiste en plus du nucléaire : toutes les occa­sions sont bonnes pour nous irradier !

Vendredi 30 novembre

**Des économies la nuit… pour nous endormir ?

Ce n’est pas une sur­prise, les orga­ni­sa­teurs du « Débat sur l’énergie » tentent de nous enfu­mer. Ou plus exac­te­ment de nous endor­mir puisqu’il est ques­tion d’interdire les éclai­rages inutiles la nuit. Non pas qu’il s’agisse d’une mesure absurde, car ce n’est pas très malin d’avoir des vitrines éclai­rées à 3 heures du matin !

Mais, comme le signale bien le quo­ti­dien Sud-Ouest, « Selon les pro­fes­sion­nels, 90 % des gains sur l’éclairage sont à réa­li­ser pen­dant les périodes d’activité », c’est à dire le jour ! Bien sûr, l’interdiction des éclai­rages noc­turnes inutiles va faire le « buzz », mais cela n’augure rien de bon concer­nant la mise en place de vraies mesures. Sans par­ler de l’interdiction du nucléaire (on est tout de même en France !)

**Energies renouvelables : l’usine marémotrice de la Rance fait des émules

L’usine maré­mo­trice de la Rance fonc­tionne sans inter­rup­tion depuis 45 ans avec une régu­la­ri­té d’horloge, four­nis­sant l’équivalent de la consom­ma­tion d’une ville de 240.000 habi­tants. Que dire de plus, hor­mis qu’il est bien dom­mage que EDF n’ait pas mul­ti­plié ce genre d’installations au lieu de construire d’infâmes réac­teurs nucléaires…

**La « transition énergique » vue par le patron d’Areva

« Le nucléaire ne tue pas les renou­ve­lables » affirme Luc Oursel, le pré­sident du direc­toire d’Areva. Oui, c’est exact : le nucléaire ne tue « que » les êtres vivants. Le suc­ces­seur d’Anne Lauvergeon a repris la même méthode, celle des effets d’annonce et de la méthode Coué. En effet, concer­nant l’EPR, « il pré­voit même dix nou­velles com­mandes d’ici à 2016. ». Des pays inté­res­sés par l’EPR ? Voilà bien la preuve ultime que ce M. Oursel est un plaisantin…

**Fissures des réacteurs belges : pas de risque… selon l’exploitant !

Les réac­teurs belges appar­tiennent à la France depuis 2008 avec la fusion de Gaz de France et de Suez, pro­prié­taire d’Electrabel. La France, ce pays où l’industrie nucléaire mul­ti­plie les mal­fa­çons : il n’est donc pas sur­pre­nant que les mil­liers de fis­sures détec­tées dans les cuves de deux réac­teurs belges (cf revues de presse n° 10, 11, 12, 14, 19, 23) aient été décré­tées non dangereuses.

Electrabel estime effec­ti­ve­ment qu’il ne faut pas en faire un fro­mage et d’ailleurs, dans les mots clés asso­ciés à sa dépêche, l’AFP cite… les Fromageries Bel : c’est bien la preuve que tout dan­ger est écar­té, mer­ci l’AFP.

Il reste néan­moins à voir si l’Agence fédé­rale de contrôle nucléaire belge (AFCN) sera du même avis qu’Electrabel, ce qui est pro­bable vu que le direc­teur de l’AFCN va lais­ser place dans quelques jours… à un ancien direc­teur de cen­trale nucléaire. Il sera donc for­cé­ment « objec­tif »… d’autant qu’il a diri­gé une des deux cen­trales fissurées !

Lundi 3 décembre

**La facture de l’EPR de Flamanville s’allonge encore de 2 milliards

Très belle accé­lé­ra­tion d’EDF concer­nant le coût réel du réac­teur EPR en construc­tion à Flamanville (Manche). En effet, au cours des quatre pre­mières années de chan­tier, le prix n’avait aug­men­té « que » de 3,7 mil­liards. Or, un an plus tard, ce sont 2 mil­liards d’un coup qu’il faut rajou­ter au prix de ce réac­teur catas­trophe, por­tant le total à 8,5 mil­liards… en atten­dant la suite.
Notons aus­si que, contrai­re­ment à ce qui est écrit par­tout dans la presse, le pre­mier prix annon­cé par EDF n’était pas de 3,3 mil­liards mais de 2,8 mil­liards (cf un docu­ment exhu­mé par l’Observatoire du nucléaire)

**Réacteur n°1 de Flamanville : trois incidents en quelques jours

Pour celles et ceux qui ne seraient pas très à jour, rap­pe­lons qu’il n’y a pas que l’EPR à Flamanville (Manche) : s’y trouvent déjà deux réac­teurs mis en ser­vice en 1985 et 1986. Ces der­niers temps, le réac­teur n°1 ne se sent pas en pleine forme : 3 inci­dents en quelques jours ! A tel point que même la très radio­ac­tive CGT-Energie s’inquiète.
La situa­tion ne risque pas de s’arranger à Flamanville puisque la mise en ser­vice de l’EPR est tou­jours pro­gram­mée (si jamais EDF par­vient à finir de le construire !).

**Centrale nucléaire du Bugey : trois incidents en quelques jours (aussi)

La cen­trale nucléaire du Bugey (Ain) relève le défi de celle de Flamanville (Manche) : en quelques jours, trois inci­dents cha­cune, ex-aequo. On note­ra tou­te­fois à Bugey une jolie fuite de tri­tium, la contre-attaque est pro­ba­ble­ment en pré­pa­ra­tion à Flamanville…

**Rejets radioactifs illégaux : amende « dissuasive » pour EDF … de 4000 euros

En fonc­tion­ne­ment ordi­naire (si on peut dire), les cen­trales nucléaires sont léga­le­ment auto­ri­sées à reje­ter de la radio­ac­ti­vi­té dans l’air et dans l’eau, et des pro­duits chi­miques dans l’eau. Le fait qu’un rejet soit légal ne signi­fie d’ailleurs abso­lu­ment pas qu’il soit sans risque pour l’environnement et la san­té des riverains.

De temps en temps, des déver­se­ments acci­den­tels dépassent les limites légales, pour­tant extra­or­di­nai­re­ment per­mis­sives. Mais voi­là, c’est EDF qui mesure, qui contrôle, qui sur­veille. La plu­part du temps, les rejets illé­gaux passent inaper­çus, empor­tés par le vent ou le cou­rant. Parfois, des asso­cia­tions par­viennent à recueillir les preuves d’un rejet illé­gal et sol­li­citent la jus­tice, comme ici contre la cen­trale nucléaire de Golfech. Punition « ter­rible » pour EDF : 4000 euros. Voilà qui va dis­sua­der le direc­teur de la cen­trale de recommencer…

**Le lobby nucléaire français ébranlé par sa jeune garde (parait-il)

Intéressante enquête de Reuters sur le lob­by nucléaire et son « vais­seau ami­ral », le fameux Corps des mines, sup­por­ter incon­di­tion­nel de l’atome et enne­mi juré de la Démocratie qu’il s’est employé à étouf­fer depuis des décennies.

On nous lais­se­ra néan­moins dou­ter tota­le­ment de la pré­ten­due muta­tion de la « nou­velle garde » du Corps de mines. Certes, ces jeunes gens brillants ajou­te­ront bien ici quelques éoliennes et là des pan­neaux solaires (dopés au nano­ma­té­riaux, dans l’espoir de tuer autant de gens qu’avec l’amiante).

Mais c’est encore et tou­jours le nucléaire qui fera vibrer ces indi­vi­dus « supé­rieurs » qui savent si bien com­ment faire le bon­heur du bas peuple… mal­gré lui s’il le faut (les com­pa­gnies de CRS et de Gendarmes mobiles sont là pour ça).

Mardi 4 décembre

**Réacteur nucléaire EPR : la bombe à retardement du 11 avril 2017

Le décret de créa­tion du réac­teur EPR de Flamanville a été signé le 10 avril 2007 par le pre­mier ministre Dominique de Villepin, et publié le len­de­main au Journal offi­ciel de la République… 12 jours avant l’élection pré­si­den­tielle (on n’est jamais trop pru­dent !). Mais, ce que seul l’Observatoire du nucléaire a noté (bra­vo !), c’est que ce fameux décret contient une véri­table bombe à retar­de­ment dont les consé­quences sont poten­tiel­le­ment catas­tro­phiques pour les finances d’EDF. voire pour la san­té de la popu­la­tion européenne.

Voici de quoi il s’agit : le décret donne dix ans à EDF pour construire l’EPR et pour « réa­li­ser le pre­mier char­ge­ment en com­bus­tible nucléaire ». Dix ans, une sacré marge pour un chan­tier cen­sé n’en durer que cinq. Mais voi­là : de retards en erreurs, de fautes en mal­fa­çons, cette marge a été « mangée ».

En effet, la mise en ser­vice de l’EPR est désor­mais annon­cée pour 2016 : au pro­chain contre­temps, EDF pour­rait bien être hors-délais. Il fau­drait alors refaire toute la pro­cé­dure admi­nis­tra­tive ce qui pren­drait plu­sieurs années sup­plé­men­taires. L’Observatoire du nucléaire ima­gine EDF capable de cacher les pro­chaines mal­fa­çons afin de finir l’EPR dans les temps. Ce n’est vrai­ment pas bien d’être sus­pi­cieux comme ça…

**Comment EDF a menti dès 2005 pour obtenir l’autorisation de construire l’EPR de Flamanville

Tout est dans le titre… et dans le docu­ment. Si EDF avait dit dès 2005 « L’EPR coû­te­ra 8,5 mil­liards et deman­de­ra 10 ans de tra­vaux », au lieu de 3 mil­liards et 5 ans, peut-être que les par­le­men­taires n’auraient pas vali­dé ce projet.

En fait si, ils l’auraient vali­dé quand même : la France est la patrie de l’atome, et quand on aime on ne compte pas. EDF a donc men­ti pour rien, mais l’atome est la patrie du men­songe : quand on aime (le nucléaire), on ment toujours.

Notons aus­si que EDF n’a pas seule­ment men­ti sur le prix, mais a aus­si assu­ré, lors du Débat public de 2005, « maî­tri­ser les coûts de construc­tion de ses nou­veaux ouvrages. » On a vu.

**Un chroniqueur fou (de nucléaire) sur France-info

On ne peut que res­ter sidé­ré par l’aveuglement du jour­na­liste Emmanuel Cuny, et son enga­ge­ment par­tial en faveur du lob­by nucléaire mal­gré les évi­dences. Il fait bien de ter­mi­ner sa (mau­vaise) chro­nique par « On pour­ra dif­fi­ci­le­ment aller contre l’histoire », mais c’est à lui-même que s’adresse cette remarque !

M. Cuny s’autorise en effet des affir­ma­tions gra­tuites (fon­dées sur rien) comme « mal­gré Fukushima, le busi­ness des cen­trales est tou­jours por­teur, c’est un mar­ché juteux ». Il reprend là la méthode Coué du lob­by nucléaire, mais cela n’a rien à voir avec du jour­na­lisme. M. Cuny uti­lise l’antenne du ser­vice public pour faire de la pure pro­pa­gande. Bravo.

**Delphine Batho, ministre (?) et porte-parole d’EDF

Nous allons essayer de ne pas ver­ser dans le sexisme (pas de « cruche » ou de « dinde ») ni dans les mau­vais jeux de mots (« Batho coule », etc). Et puis, il est vrai que Nadine Morano et Eric Besson ont bien été ministres, et que Cécile Duflot l’est actuel­le­ment : alors pour­quoi pas Delphine ?

Mais, tout de même, que pen­ser de cette « ministre » lorsqu’elle affirme que « l’EPR de Flamanville sera bien mis en ser­vice en 2016 » ? La véri­té est qu’elle n’en sait stric­te­ment rien, et qu’elle se contente de répé­ter ce que lui dit EDF. L’EPR sera peut-être mis en ser­vice en 2016. Mme Batho peut tou­jours dire que c’est ce qu’elle espère, mais per­sonne - pas même EDF - ne peut en être certain.

Quand à l’Observatoire du nucléaire, il explique au contraire pour­quoi il ne faut pas mettre l’EPR en ser­vice, même si le chan­tier arrive un jour à son terme, et il rap­pelle plu­sieurs exemples de réac­teurs entiè­re­ment construits mais jamais entrés en fonction.

**EDF prolonge de 7 ans la vie de 2 centrales britanniques (Ah bon ?)

Curieuses dépêches de l’AFP et de Reuters qui laissent croire que EDF-Energy est habi­li­tée à déci­der elle-même de pro­lon­ger la durée de vie des vieux réac­teurs rache­tés avec British ener­gy en 2008. En effet il y a toute de même une Autorité de sûre­té nucléaire (la HSE) qui doit don­ner son avis. Mais il est vrai qu’elle est aus­si « indé­pen­dante » que l’ASN fran­çaise, et qu’il serait sur­pre­nant qu’elle prenne ses res­pon­sa­bi­li­tés. Il y a pour­tant de quoi.

En effet, il faut se repor­ter à une dépêche de l’agence Boursier.com pour apprendre que « les deux sites fonc­tion­ne­ront à 70% de leurs capa­ci­tés compte-tenu des res­tric­tions sur la tem­pé­ra­ture des chau­dières. ». Incroyable ! Vous n’imaginez pas être auto­ri­sé à conduire une vieille voi­ture « à condi­tion de rou­ler len­te­ment » mais, dès qu’il s’agit de nucléaire, tout devient pos­sible. Surtout le pire.

**Catastrophe nucléaire : à qui le tour de la prochaine ?

Texte édi­fiant rédi­gé suite à la table ronde orga­ni­sée par Nelly Pegeault de Nature et Progrès, au salon Marjolaine, le 7 novembre 2012, et consa­crée au nucléaire. Par Pierre Péguin, de la Coordination anti­nu­cléaire du sud-est .

Mercredi 5 décembre

**Fukushima : des centaines de milliers de personnes vivent toujours sur des territoires fortement contaminés

Alors que les médias oublient peu à peu Fukushima, la Criirad conti­nue inlas­sa­ble­ment son irrem­pla­çable tra­vail scien­ti­fique et citoyen et fait la véri­té sur le situa­tion au Japon et les consé­quences en cours de la catas­trophe qui a seule­ment com­men­cé le 11 mars 2011.

**EPR : l’italien Enel se retire et EDF doit lui verser 700 millions !

L’industrie nucléaire fran­çaise est tel­le­ment médiocre qu’elle doit accor­der des clauses insen­sées pour avoir des par­te­naires ou des clients. C’est de cette façon que Areva a réus­si à vendre un EPR, en 2003, à la Finlande : un prix fixe (et très bas) de trois mil­liards, quoi qu’il arrive. De fait, les mil­liards de sur­coût sont pour les français.

De même, EDF a convain­cu l’italien Enel de prendre 12,5% de l’EPR de Flamanville, mais avec d’incroyables clauses de départ que l’on découvre aujourd’hui : Enel pou­vait se reti­rer à tout moment avant 2013 et, alors que d’habitude c’est le par­tant qui paie des péna­li­tés, c’est EDF qui doit rem­bour­ser Enel… et lui ver­ser des inté­rêts ! 700 mil­lions… à payer avant le 19 décembre.

Mieux : du fait du retard de l’EPR (qui devrait théo­ri­que­ment déjà être en fonc­tion), EDF doit four­nir du cou­rant à Enel, et ce jusqu’en 2014 ! Malgré de nom­breux articles sur ce sujet, seul Economie matin semble excé­dé par ces clauses sidérantes.

D’autres médias tentent de se ras­su­rer : « Les accords de trans­fert de savoir-faire dont a béné­fi­cié Enel sont éga­le­ment rési­liés. ». Enel est donc tenue… d’oublier les ensei­gne­ments du chan­tier. C’est à dire d’oublier… com­ment ne pas arri­ver à construire un réac­teur. Ça tombe bien : en 2011, les ita­liens ont reje­té le nucléaire par réfé­ren­dum, à 95%.

En tout cas, il est clair que les rats quittent le navire radio­ac­tif : le bri­tan­nique Centrica est sur le point lui aus­si d’abandonner les pro­jets d’EPR péni­ble­ment (mais chè­re­ment) por­tés par EDF en Grande-Bretagne. Rendez-vous bien­tôt pour la suite…

**Le fils du colonel Rol-Tanguy pressenti pour fermer Fessenheim !

Les diri­geants du très pro­nu­cléaire Parti com­mu­niste fran­çais (PCF) vont s’étrangler : le fils d’un héros du com­mu­nisme est char­gé de super­vi­ser la fer­me­ture de la cen­trale nucléaire de Fessenheim ! Il s’agit de Francis Tanguy, fils de Henri Tanguy, lequel est res­té célèbre en tant que grand résis­tant sous le titre de colo­nel Rol-Tanguy. Il est vrai que le nucléaire est à l’énergie ce que le nazisme est à la politique.

Méfions nous tout de même : Tanguy a peut-être pour mis­sion secrète de sabo­ter le pro­jet de fer­me­ture de Fessenheim. Ce serait dom­mage pour la ver­dure. Francis Tanguy, a aus­si été un haut fonc­tion­naire char­gé du fret à la SNCF entre 2000 et 2003 : il connait donc la ques­tion des trains de déchets nucléaires… et les actions de blo­cages qui ont par­fois lieu.

Jeudi 6 décembre

**La Suède arrête un réacteur nucléaire pour raisons de sûreté

L’autorité sué­doise de sûre­té nucléaire a annon­cé jeu­di avoir ordon­né l’arrêt immé­diat d’un réac­teur le temps de véri­fier le bon fonc­tion­ne­ment de deux géné­ra­teurs de secours au die­sel. Il est si rare de voir une auto­ri­té de sûre­té prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés qu’on aurait presque envie d’applaudir. Mais, d’un autre côté, on se demande bien pour­quoi cette subite véri­fi­ca­tion : les géné­ra­teurs de secours ne sont donc pas régu­liè­re­ment ins­pec­tés ? A-t-on détec­té des fai­blesses dans d’autres cen­trales ? Mystère. Opacité. Nucléaire.

**EPR : la CGT se ridiculise en essayant de justifier le surcoût

Généralement oppo­sée aux patrons, la CGT vient par contre à leur secours lorsqu’il s’agit de nucléaire : « Pour la CGT, les causes avan­cées par la direc­tion pour jus­ti­fier le sur­coût - aléas indus­triels, défauts de fabri­ca­tion de cer­taines pièces, exi­gences ren­for­cées de sûre­té - sont « objectives ». »

La CGT ajoute quelques « argu­ments » crous­tillants : les mil­liards dépen­sés pour l’EPR « ont per­mis (…) d’embaucher des sala­riés, de dyna­mi­ser l’activité éco­no­mique, de finan­cer les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales ». Mais, creu­ser des grands trous avant de les rebou­cher en aurait fait autant !

La CGT tente aus­si des choses comme « nous sommes loin des 5 mil­liards par­tis en fumée dans l’affaire du Crédit lyon­nais ». Loin dans le temps et géo­gra­phi­que­ment, peut-être, mais pas finan­ciè­re­ment puisque le sur­coût de l’EPR est déjà de 5 à 6 mil­liards ! Remercions néan­moins la CGT qui nous per­met de ter­mi­ner cette revue de presse en riant de bon coeur.