Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse n°20

18 octobre 2012 · ana duarte

Vendredi 12 octobre

**Areva gèle son projet de mine d’uranium en Namibie

Nous évo­quions la semaine der­nière l’effondrement du prix de l’uranium, lié à la désaf­fec­tion du nucléaire dans le monde. Logiquement, divers pro­jets de mines sont annu­lés - les opé­ra­teurs disent « gelés » pour ne pas perdre la face. C’est le cas d’Areva qui « gèle » un pro­jet en Namibie, à Trekkopje. Le désert du Namib atten­dra donc pour se faire conta­mi­ner, et peut-être échappera-t-il car­ré­ment aux ravages cau­sés habi­tuel­le­ment par Areva…

Samedi 13 octobre

**Catastrophe de Fukushima : Tepco couvre l’AIEA et l’ASN française…

On s’en dou­tait bien, mais c’est aujourd’hui avé­ré : l’exploitant de la cen­trale de Fukushima, TEPCO, recon­naît avoir déli­bé­ré­ment caché la vul­né­ra­bi­li­té de ses ins­tal­la­tions nucléaires. Attention tou­te­fois : TEPCO ne doit pas ser­vir de fusible pour pro­té­ger l’ensemble de l’industrie nucléaire mon­diale. En effet, la « sûre­té » des cen­trales nip­pones a été régu­liè­re­ment éva­luée par diverses ins­tances, à com­men­cer par l’AIEA (Agence inter­na­tio­nale de l’énergie ato­mique), dont les contrôles ont donc été tota­le­ment défaillants… à moins qu’il n’y ait eu col­lu­sion avec les men­songes de TEPCO.

Rappelons en par­ti­cu­lier que, après le grand séisme de juillet 2007, qui a mis à mal la plus grande cen­trale nucléaire du monde à Kashiwasaki (cf article du 8/5/2009 sur dissident-media.org), l’AIEA a dépê­ché une com­mis­sion pour « tirer les ensei­gne­ments » de cet évé­ne­ment et éva­luer la sûre­té des cen­trales du Japon (cf site de l’IAEA).

Cette com­mis­sion a été bien incom­pé­tente, ou com­plice de TEPCO, puisque la catas­trophe de Fukushima a pu se pro­duire quelques mois plus tard. Or, qui diri­geait cette mis­sion de l’AIEA ? Un grand « ponte » de l’Autorité de sûre­té nucléaire fran­çaise (ASN), M. Phillippe Jamet. Ce der­nier ne s’est jamais expli­qué sur cette affaire. Et pour­tant il reste un des prin­ci­paux « garants » de la sup­po­sée « sûre­té » nucléaire en France.

Alors nous n’hésitons pas à dire que TEPCO a bon dos. L’AIEA et l’ASN fran­çaise sont co-responsables (et donc cou­pables) de la catas­trophe de Fukushima. Ainsi que des catas­trophes qui pour­raient se pro­duire sous peu dans d’autres cen­trales, par exemple en France…

Dimanche 14 octobre

**Les Lituaniens votent à 62% contre un projet de centrale nucléaire !

La déban­dade conti­nue pour l’industrie nucléaire mon­diale : on ne compte plus les pays qui repoussent le recours à cette éner­gie (cf réfé­ren­dum en Italie : France Info, mer­cre­di 2/112011), ceux qui ont déci­dé d’arrêter leurs réac­teurs à plus ou moins brève échéance (Allemagne, Belgique, Suisse, Espagne, Québec, etc), ceux qui renoncent à construire de nou­veaux réac­teurs (Tchéquie, aujourd’hui Lituanie), ou ceux qui n’y par­viennent pas (Grande-Bretagne, USA, etc)

Et il faut ajou­ter les réac­teurs aux cuves fis­su­rées (rap­pels : Le Monde, et Le Monde, 17.08.2012), l’état de déli­ques­cence du parc nucléaire fran­çais (cf 15 octobre ci-dessous), les révé­la­tions sur la pseu­do « sûre­té nucléaire » en Chine (cf 17 octobre ci-dessous), etc. Quant au résul­tat du réfé­ren­dum litua­nien, il est vrai qu’il ne s’impose pas obli­ga­toi­re­ment au gou­ver­ne­ment, mais il est clair que ce der­nier ne pour­ra aller à l’encontre d’un ver­dict aus­si net…

**Fukushima : manifestations antinucléaires dans le monde entier

Comme l’an der­nier à la même époque, de nom­breuses mani­fes­ta­tions anti­nu­cléaires étaient orga­ni­sées ce week-end dans le monde entier. Ces actions étaient orga­ni­sées à la demande des anti­nu­cléaires japo­nais qui sou­haitent légi­ti­me­ment que la mobi­li­sa­tion n’ait pas lieu une seule fois par an autour de la date « anni­ver­saire » du déclen­che­ment de la catas­trophe (11 mars 2011).

Pour mémoire, la popu­la­tion japo­naise se bat contre la remise en marche des 48 réac­teurs arrê­tés et pour l’arrêt des deux seuls à avoir été remis en ser­vice. La moindre des choses est donc de se mobi­li­ser chez nous pour la fer­me­ture immé­diate des réac­teurs qui ont dépas­sé 30 ans, leur durée de vie pré­vue à l’origine par EDF. C’est le cas par exemple au Blayais (Gironde), avec la mobi­li­sa­tion de l’association Tchernoblaye.

Lundi 15 octobre

**Effondrement clandestin du parc nucléaire français !

C’est une infor­ma­tion cru­ciale, et pour­tant elle ne fait la Une d’aucun média : les « per­for­mances » du parc nucléaire fran­çais sont catas­tro­phiques, et ce depuis des mois. Il ne s’agit pas ici de faire la pro­mo­tion du parc nucléaire des USA, com­po­sé de réac­teurs tout aus­si dan­ge­reux que ceux que l’on trouve en France, cepen­dant, à titre de com­pa­rai­son, son taux de dis­po­ni­bi­li­té est conti­nuel­le­ment aux alen­tours de 90% (cela signi­fie que, en moyenne, un réac­teur des USA fonc­tionne 9 jours sur 10).

Depuis des années, le parc nucléaire fran­çais a des per­for­mances bien plus faibles, aux envi­rons de 80%, avec même un pas­sage à 78% en 2009. Or, 10 à 12% de dis­po­ni­bi­li­té en moins, c’est tout sim­ple­ment gigan­tesque, sur­tout quand on sait qu’un réac­teur arrê­té pen­dant un jour coûte 1 mil­lion d’euros…

EDF a offi­ciel­le­ment pour objec­tif de remon­ter à 85%. Or, au détour d’un article (mer­ci à LaTribune.fr), on apprend que « pour le qua­trième mois consé­cu­tif, le coef­fi­cient de dis­po­ni­bi­li­té des cen­trales nucléaires fran­çaises se situe à un niveau par­ti­cu­liè­re­ment bas : 67,4 % ». Avec comme consé­quence le recours à des cen­trales au char­bon : la peste sau­vée par le cho­lé­ra ! 67% pen­dant 4 mois, c’est une dis­po­ni­bi­li­té d’une fai­blesse sidé­rante : le parc nucléaire fran­çais est en état de désa­gré­ga­tion ! Bien sûr, c’est à la fin de l’année que l’on aura le chiffre défi­ni­tif mais, comme par hasard, il est bien dif­fi­cile de trou­ver des don­nées sur le pre­mier semestre.

Pour ce qui est de la fin de l’année, nous signa­lions la semaine der­nière une dépêche de Reuters infor­mant que « En France, un tiers des cen­trales sont arrê­tées pour main­te­nance et les retards de remise en acti­vi­té s’accumulent depuis six mois » Cela signi­fie que la dis­po­ni­bi­li­té du parc fran­çais risque fort de res­ter très mau­vaise cet hiver, avec au menu, des risques de pénu­rie lorsqu’il fera froid, et dans tous les cas de lourdes pertes finan­cières pour la France. Et la ten­ta­tion pour EDF de faire fonc­tion­ner des réac­teurs qui devraient être arrê­tés suite à des inci­dents ou pour main­te­nance. Tout cela va (très) mal finir…

**Fermeture de Fessenheim : cherche personne qualifiée… et rapide !

Le nou­veau Président de la République a annon­cé que la cen­trale nucléaire de Fessenheim serait fer­mée au plus tard le 31 décembre 2016, c’est à dire dans 4 ans et quelques semaines. Problème, le chef actuel de l’Autorité de sûre­té nucléaire (ASN) annonce qu’il faut… 5 ans pour fer­mer léga­le­ment un réac­teur. Autant dire que c’est déjà trop tard !

Aux der­nières nou­velles, le gou­ver­ne­ment cher­che­rait jus­te­ment une per­son­na­li­té « qua­li­fiée » pour super­vi­ser la fer­me­ture de Fessenheim. Mais on ne connait pas pour le moment le pro­ces­sus de qua­li­fi­ca­tion. Un concours de saut à la perche ? Dans ce cas, atten­tion, le vain­queur serait pro­ba­ble­ment Jean Galfione, ex-champion per­chiste, aujourd’hui gras­se­ment rému­né­ré par Areva (ni l’argent ni la radio­ac­ti­vi­té n’ont d’odeur).

Un spé­cia­liste du 110 mètres haies serait pro­ba­ble­ment indi­qué, vu les embûches à pré­voir et du fait du délais déjà trop court. Mais le vain­queur serait alors Ladji Doucouré, lui aus­si ache­té par Areva, assu­ré­ment du fait de ses ori­gines afin pour pro­mou­voir la « beau­té » des mines d’uranium d’Areva en Afrique (Voir Raphaël Granvaud, Areva en Afrique - Une face cachée du nucléaire fran­çais)…

Dans tous les cas, il serait temps que la per­sonne « qua­li­fiée » soit rapi­de­ment connue, car bien­tôt il res­te­ra moins de 4 ans pour par­ve­nir à la fer­me­ture de Fessenheim, fer­me­ture de plus en plus vir­tuelle… (cf revues de presse précédentes)

**Dans les entrailles du premier cimetière nucléaire

Bravo au Monde pour ce repor­tage édi­fiant. On retien­dra en par­ti­cu­lier l’incommensurable suf­fi­sance du res­pon­sable de ce cime­tière nucléaire sou­ter­rain, qui écarte d’un revers de main tout risque, et ce pour des dizaines de mil­liers d’années. Cyniquement, il ajoute « Si on ne voit plus les déchets, la peur se dissipe ».

Il n’explique cepen­dant pas com­ment nos arrière-arrière-arrière-…-arrière-petits-enfants pour­ront faire pour lui bot­ter les fesses, puisqu’il sera mort depuis long­temps. Le cynisme des pro­nu­cléaires est ici bien syn­thé­ti­sé : ils vont s’arranger avec leur conscience en lais­sant à proxi­mi­té de leur cime­tière nucléaire des dol­mens et des aver­tis­se­ments en plu­sieurs langues dont le Navajo. Sans rire.

Sachant la dif­fi­cul­té que nous avons eu à com­prendre les hié­ro­glyphes égyp­tiens, et sachant que les archéo­logues n’ont eu de cesse de cher­cher à péné­trer dans les pyra­mides et d’aller voir ce qu’elles cachaient, il n’est pas dif­fi­cile de devi­ner que nos des­cen­dants seront mis en grave dan­ger par les déchets radio­ac­tifs que leur laissent les pro­nu­cléaires d’aujourd’hui. Sans oublier que le drame pour­rait se pro­duire bien plus vite qu’on ne le pense (cf http://villesurterre.eu/)

**Cattenom et l’ « effet frontière »…

Le cynisme des pro­nu­cléaires étant sans limite, les cen­trales nucléaires sont très sou­vent ins­tal­lées près des fron­tières. Le cas le plus emblé­ma­tique reste celui de la cen­trale ukrai­nienne de Tchernobyl : c’est la Biélorussie voi­sine qui a été le pays le plus conta­mi­né ! Certes, une catas­trophe nucléaire touche un conti­nent entier, mais il est clair que plus on est près, plus on a de « chances » d’être gra­ve­ment contaminé.

En France, on se sou­vien­dra que Superphénix (Isère) était ins­tal­lé à proxi­mi­té de la Suisse et de l’Italie. Le dan­ger reste maxi­mal pour l’Allemagne et la Suisse à cause de la cen­trale de Fessenheim (Haut-Rhin). Les 6 réac­teurs de Gravelines (Nord) menacent direc­te­ment la Belgique et la Grande-Bretagne.

La cen­trale de Chooz (Ardennes) est, elle, incroya­ble­ment ins­tal­lée dans une enclave com­plè­te­ment cer­née par la Belgique !. Enfin, les Luxembourgeois (his­to­ri­que­ment très anti­nu­cléaires) vivent de plus en plus mal la pré­sence à leur fron­tière de la cen­trale de Cattenom (Moselle) qui semble vieillir encore plus mal que les autres cen­trales fran­çaises (c’est dire)…

**Humour : la France nucléaire compte exporter !

Essayez de ne pas vous étouf­fer de rire en lisant ceci : le Conseil de poli­tique nucléaire (CPN), pré­si­dé par François Hollande, « réaf­firme la confiance de la France dans sa tech­no­lo­gie et son indus­trie nucléaires ain­si que son ambi­tion de déve­lop­per une filière nucléaire à l’export, sur la base du plus haut niveau de sûreté ».

Pour mémoire, la France a ven­du un seul réac­teur en 20 ans, à ces mal­heu­reux Finlandais qui s’en mordent les doigts depuis. Les der­niers pays à avoir encore (pour com­bien de temps ?) des pro­jets de nou­veaux réac­teurs prennent bien soin d’écarter le réac­teur fran­çais EPR, comme der­niè­re­ment Abou Dhabi, les USA, la Tchéquie, la Finlande (for­cé­ment), etc. Que peut donc expor­ter M. Hollande et son CPN ? Des réac­teurs rui­neux et impos­sibles à construire, des cuves fis­su­rées, des taux de dis­po­ni­bi­li­té en chute libre, etc…

**Dramatique vague de suicides à Areva - La Hague

Difficile cette fois de rire face à une telle infor­ma­tion. Dans son ouvrage « L’insécurité nucléaire » (2006), l’auteur de la pré­sente revue de presse aler­tait déjà sur la dégra­da­tion du moral des tra­vailleurs du nucléaire, accom­pa­gnant celle des ins­tal­la­tions qu’ils essaient tant bien que mal d’entretenir. Cette situa­tion dra­ma­tique n’empêche pas Pôle emploi de pro­po­ser aux chô­meurs d’aller se faire irra­dier dans les cen­trales nucléaires voire même dans les sous-marins atomiques…

Mardi 16 octobre

**Mines d’uranium : Criirad ou Montebourg ?

Après s’être ridi­cu­li­sé en avan­çant que le nucléaire était « une éner­gie d’avenir », l’impayable « ministre du redres­se­ment pro­duc­tif » conti­nue dans les absur­di­tés : il veut main­te­nant ouvrir des mines en France. Il ne semble pas savoir que le ter­ri­toire fran­çais est tou­jours par­se­mé d’anciennes mines d’uranium qui conta­minent les ter­ri­toires, les lacs, les rivières, et que la pre­mière chose à faire serait de prendre en charge ces pro­blèmes pour essayer d’en limi­ter enfin les conséquences.

Justement, à l’initiative de la Criirad vient d’être lan­cé un « Collectif mines d’uranium » à tra­vers une « Déclaration com­mune des asso­cia­tions lut­tant contre les effets envi­ron­ne­men­taux et sani­taires des mines d’uranium en France et au Niger ». Car, faut-il le rap­pe­ler, l’industrie nucléaire fran­çaise n’a pas seule­ment conta­mi­né l’Hexagone, mais aus­si divers pays d’Afrique, en par­ti­cu­lier le Niger, et cela conti­nue aujourd’hui encore. Nous vous invi­tons à sou­te­nir la Criirad qui, une fois de plus, fait un remar­quable tra­vail citoyen.

Mercredi 17 octobre

**Pékin reconnaît que la « sûreté nucléaire » chinoise est défaillante !

La sur­prise n’est pas que les cen­trales nucléaires chi­noises soient dan­ge­reuses : elles le sont for­cé­ment… puisque ce sont des cen­trales nucléaires. Non, la sur­prise est que les auto­ri­tés chi­noises recon­naissent cette réa­li­té et, mieux, qu’elles le fassent publi­que­ment. Il faut bien sûr être pru­dent car, comme c’est le cas par exemple en France, les auto­ri­tés qui recon­naissent des défaillances le font en jurant que « tous les ensei­gne­ments seront tirés » et que la sûre­té sera bien­tôt « parfaite ».

Cependant, il semble que les diri­geants chi­nois soient réel­le­ment inquiets, moins d’ailleurs pour la popu­la­tion que pour leur main­tien au pou­voir. L’oligarchie de Pékin n’ignore pas que la catas­trophe nucléaire de Tchernobyl, si elle est loin d’être la seule cause de l’effondrement de l’URSS, a néan­moins joué un rôle cru­cial (et sou­vent sous-estimé) dans ce bou­le­ver­se­ment his­to­rique majeur (lire par exemple sur GlobalBrief)

Il est donc pos­sible que les diri­geants chi­nois veuillent vrai­ment s’éviter une catas­trophe nucléaire, sur­tout lorsque l’on sait que, même si tous les réac­teurs pro­gram­més sont vrai­ment construits (ce qui est de plus en plus impro­bable), l’atome ne pro­dui­ra pas plus de 5% de l’électricité chi­noise : une part fina­le­ment infime, qui cor­res­pond à peine à 1% de la consom­ma­tion d’énergie du pays.

Il est une nou­velle fois avé­ré que la contri­bu­tion du nucléaire à l’énergie d’un pays est inver­se­ment pro­por­tion­nelle au dan­ger qu’il crée. Rappelons enfin que la seule façon d’éviter une catas­trophe nucléaire est de stop­per au plus vite l’ensemble des cen­trales et autres ins­tal­la­tions atomiques…

Jeudi 18 octobre

**Iter, une victoire à la Pyrrhus pour la France

S’il on met de côté quelques for­mules ridi­cules comme « le savoir-faire fran­çais dans la filière nucléaire », cet article est inté­res­sant en ce qu’il recon­naît le désastre finan­cier que consti­tue pour la France la construc­tion du réac­teur ITER. L’auteur, pour­tant clai­re­ment favo­rable à Iter, n’en finit plus de lis­ter les sur­couts pour les finances fran­çaises et les oppor­tu­ni­tés… obte­nues par les autres pays, à com­men­cer par le Japon.

La vani­té sans limite des pro­nu­cléaires fran­çais est une fois de plus démon­trée, ain­si que celle des hommes et femmes poli­tiques qui les sou­tiennent, à com­men­cer par le dénom­mé Jacques Chirac qui a tant fait pour qu’Iter soit construit en France. On note­ra enfin que l’auteur se garde bien d’évoquer les pers­pec­tives scien­ti­fiques du pro­jet, se conten­tant d’avancer de façon floue qu’il s’agit « de faire pro­gres­ser la recherche ». En réa­li­té, avant même la construc­tion du réac­teur, l’échec scien­ti­fique est d’ores et déjà qua­si­ment cer­tain. Nous y reviendrons.