Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse - Avril / Mai 2015

6 juin 2015 · julienschwartz

Crime : EDF largue délibérément son plutonium dans la Loire !

Révélations explo­sives grâce à “Spécial inves­ti­ga­tion” (Canal Plus)

Il est déjà insup­por­table que les ins­tal­la­tions nucléaires rejettent des matières radio­ac­tives et toxiques de façon acci­den­telle. Mais que dire lorsque de tels rejets sont opé­rés déli­bé­ré­ment, froi­de­ment, cri­mi­nel­le­ment  ?

Ceux qui s’intéressent de près au nucléaire savaient que la cen­trale de Saint-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) avait connu deux acci­dents graves (avec fusion par­tielle des coeurs) en 1969 et 1980. Et il sem­blait plus que pro­bable que des matières dan­ge­reuses aient été reje­tées dans l’environnement lors de ces évé­ne­ments.

Mais, même lorsqu’on connaît bien le cynisme et l’absence de scru­pule des ato­mistes, il est par­fai­te­ment sidé­rant d’apprendre, grâce à une nou­velle enquête remar­quable de « Spécial inves­ti­ga­tion » (Canal Plus), que EDF s’est déli­bé­ré­ment débar­ras­sé dans la Loire de diverses matières nucléaires, et en par­ti­cu­lier de plu­to­nium, et ce pen­dant au moins 5 ans  ! Or, l’eau potable de nom­breuses villes pro­vient de ce fleuve et rien n’a été fait pour la débar­ras­ser du plu­to­nium… vu que EDF s’était bien gar­dé d’en révé­ler la pré­sence.

Pour mémoire, le plu­to­nium n’existe qua­si­ment pas à l’état natu­rel et est créé sur Terre par les ins­tal­la­tions nucléaires. Et c’est assu­ré­ment un des pires poi­sons : un mil­lio­nième de gramme inha­lé ou ingé­ré suf­fit à vous assu­rer un can­cer. Michel Delpech ferait bien de faire démé­na­ger sa famille (écou­ter ici).

Pourquoi ces actes cri­mi­nels ? Tout sim­ple­ment pour pou­voir pré­tendre que les évé­ne­ments de 1969 et 1980 étaient ano­dins et que « La France n’a jamais connu d’accident nucléaire grave ». Cette der­nière phrase, répé­tée des mil­liers de fois par EDF, Areva, les poli­ti­ciens pro­nu­cléaires, mais aus­si de nom­breux édi­to­ria­listes, étaient donc basée sur un men­songe cri­mi­nel.

On note­ra pour­tant que, au lieu de pré­voir l’emprisonnement des pro­nu­cléaires, voire leur trans­port à Fukushima, la scé­lé­rate Loi sur le ren­sei­gne­ment vise en par­ti­cu­lier les anti­nu­cléaires. Valls est un Sarkozy de haut niveau, pro­ba­ble­ment même « meilleur » que le vrai !

Cependant, plu­to­nium oblige, l’Observatoire du nucléaire a deman­dé à son avo­cat de dépo­ser une plainte contre EDF et son PDG de l’époque, le dénom­mé Marcel Boiteux, res­pon­sable (cou­pable) de la construc­tion du parc nucléaire fran­çais. Il ne s’agit pas d’envoyer en pri­son ce ban­dit de 89 ans, mais déjà de l’obliger à recon­naître publi­que­ment ce crime, et pro­ba­ble­ment beau­coup d’autres.

Climat radioactif sur Paris 2015

Les “chefs éco­los” ont cau­tion­né Sarkozy et le nucléaire en 2007. Rebelote avec Hollande ?

Attention, lisez bien ceci : « Manuel Valls a attri­bué le label « grande cause natio­nale pour l’année 2015 » à la « Coalition Climat 21 », regrou­pe­ment d’associations, orga­ni­sa­tions, syn­di­cats, dont Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot, Oxfam France, le WWF ». Voilà qui rap­pelle furieu­se­ment le Grenelle de l’environnement ou le Sommet mon­dial du Climat à Copenhague, quand les chefs des « grandes ONG éco­lo­gistes » ont dérou­lé le tapis vert pour Sarkozy.

On admi­re­ra les sidé­rantes apti­tudes à la contor­sion de Greenpeace, ONG capable d’actions radi­cales d’un côté, et de signer de tels tor­chons d’autre part. Pour mémoire, Sarkozy avait tout accor­dé aux ONG « éco­lo­gistes », en par­ti­cu­lier des postes de para­sites sur­payés au Conseil éco­no­mique et social (et peut-être un petit extra avec Cécilia ?) à une condi­tion, accep­tée par tous sans état d’âme : ne pas cri­ti­quer le nucléaire.

A l’approche de la « COP21 », le som­met mon­dial du Climat en décembre pro­chain à Paris, le même pro­ces­sus se met en place. Certes, il y aura une belle annonce à affi­cher : la dimi­nu­tion à 50% de la part du nucléaire dans l’électricité fran­çaise « à l’horizon 2025 ». Or, à cet « hori­zon », Hollande sera à la retraite poli­tique, et ses pro­messes gra­tuites se seront envo­lées depuis long­temps. Pendant ce temps, l’Allemagne réduit le nucléaire ET les émis­sions de co2, ce n’est pas encore en France qu’on ver­ra ça.

Il n’y a donc rien à attendre de la COP21 (ni pour le cli­mat, ni contre le nucléaire), et encore moins de cette pathé­tique « coa­li­tion » où l’on trouve pour­tant quelques orga­ni­sa­tion esti­mables (dont on se demande ce qu’elles font dans cette galère) et d’autres fort nui­sibles, le tout regrou­pé der­rière l’impayable Nicolas Hulot. On note­ra tou­te­fois la pré­sence des YMCA qui met­tront peut-être un peu d’animation

Une France « 100% renouvelables » en 2050 ? Attention au piège !

Rendez-vous en 2050 pour voir si les pro­messes ont été tenues !

Étrange polé­mique début avril sur un rap­port de l’Ademe (agence d’Etat) recon­nais­sant que la France pour­rait fonc­tion­ner avec « 100% de renou­ve­lables » vers 2050. On n’est pas pour rien au pays de l’atome, le rap­port a dans un pre­mier temps et gar­dé secret, avant que des fuites n’obligent l’Ademe à en recon­naître l’existence puis à le publier.

Notons d’abord que ce rap­port ne concerne que la pro­duc­tion d’électricité, c’est à dire un petit cin­quième de la consom­ma­tion fran­çaise d’énergie, dont 70% pro­viennent du « trio car­bo­né » : pétrole-gaz-charbon. Mais le piège est ailleurs : rien d’étonnant à ce que l’affaire ait fait un buzz dans la plu­part des médias, même les plus conser­va­teurs.

En effet, 2050 c’est… dans 35 ans ! Alors, comme M. Jourdain pour faire de la prose et M Hollande pour pro­mettre de bais­ser la part du nucléaire, cha­cun peut y aller de son cou­plet pour célé­brer une France sans nucléaire… d’ici 2050 ! Pensez-donc, même le WWF, orga­ni­sa­tion « éco­lo­giste » finan­cée par les mul­ti­na­tio­nales, et qui n’a jamais levé le petit doigt contre l’atome, y va de son grain de sel.

Il faut donc rap­pe­ler que, du fait de la catas­trophe de Fukushima, le Japon a fer­mé ses 54 réac­teurs en UN AN, pas en 35 ans ! La France en compte un nombre équi­valent (58), elle peut donc faire de même, d’autant qu’elle compte deux fois moins d’habitants (65 mil­lions contre 130 mil­lions).

Malfaçons des cuves : le coup fatal pour l’EPR !

Encore un “exploit” d’Areva : les cuves des EPR sont défaillantes…

On croyait avoir tout vu grâce à EDF et Areva sur leurs chan­tiers EPR res­pec­tifs à Flamanville et en Finlande. Mais non, le nucléaire fran­çais est tou­jours capable d’être encore plus ridi­cule ! C’est ain­si que les cuves des EPR ont été fabri­quées avec de graves défauts qui pour­raient empê­cher leur uti­li­sa­tion.

Ce n’est pas une mince affaire : la cuve, une pièce de plus de 500 tonnes coû­tant des cen­taines de mil­lions d’euros, dans laquelle doit se pro­duire la réac­tion nucléaire, est un élé­ment essen­tiel du réac­teur. Il est théo­ri­que­ment pos­sible de chan­ger les cuves défaillantes, mais cela pren­drait des années car il fau­drait en construire de nou­velles.

Et il fau­drait aus­si détruire une par­tie des réac­teurs concer­nés car, Areva et EDF ayant igno­ré ou caché les mal­fa­çons, les cuves ont été ins­tal­lées à Flamanville et dans les deux réac­teurs de Taishan (Chine). La seule cuve d’EPR qui semble cor­recte est celle de Finlande… car elle n’a pas été fabri­quée par les Français mais sous-traitée au japo­nais Mitsubishi !

Des tests doivent être effec­tués dans les pro­chaines semaines pour connaître l’état exact des cuves : on ima­gine sans peine les pres­sions qui existent sur l’Autorité de sûre­té nucléaire pour la contraindre à esti­mer que, fina­le­ment, les défauts ne sont pas graves. Sans oublier l’inénarrable Ségolène Royale, spé­cia­liste renom­mée en résis­tance des maté­riaux, qui assure que l’EPR n’est pas condam­né…

Mais on ima­gine aus­si la fureur de Pékin, sur­tout s’il est avé­ré que EDF et Areva connais­saient les défauts des cuves avant leur ins­tal­la­tion et ont caché la véri­té aux Chinois. Pour mémoire, ils sont envi­ron 1400 mil­lions (et non 700), et peuvent donc faci­le­ment enva­hir la France pour se ven­ger. Il serait donc sage de prendre les devants et de leur livrer tout de suite les diri­geants et les cadres d’Areva et d’EDF : un petit stage dans les mines de sel leur fera le plus grand bien…

Le projet britannique d’EPR prend l’eau

le finan­ce­ment mafieux du pro­jet EPR bri­tan­nique

Depuis plu­sieurs années, contre vents et marées, et mal­gré les édi­tos dithy­ram­biques de la presse fran­çaise, nous assu­rons que les deux EPR que EDF pré­tend construire en Grande-Bretagne ne ver­ront jamais le jour. Pour mémoire, ce pro­jet est tel­le­ment défi­ci­taire que le pre­mier ministre Cameron a accor­dé à EDF des condi­tions tel­le­ment favo­rables (au détri­ment des citoyens et usa­gers bri­tan­niques) qu’il ne peut être que stu­pide ou cor­rom­pu.

Cameron a attri­bué à EDF un tarif de rachat de l’électricité nucléaire incroya­ble­ment éle­vé et ce pen­dant 35 ans ! Ce mon­tage mafieux est si gros­sier qu’il est atta­qué devant la jus­tice euro­péenne par la cou­ra­geuse Autriche (mal­gré les pres­sions et menaces de rétor­sion de la France et de la Grande-Bretagne) et par une coopé­ra­tive alle­mande de dis­tri­bu­tion d’électricité renou­ve­lable.

Mais, au fil du temps, de nom­breuses voix s’élèvent en Grande-Bretagne, y com­pris dans le camp de Cameron, pour remettre en cause le pro­jet et son mon­tage finan­cier. Qui plus est, l’affaire des cuves vient démul­ti­plier les doutes. Il appa­raît que, fina­le­ment, pas mal de gens seraient assez contents en Grande-Bretagne si la jus­tice euro­péenne annu­lait tout ça. A bon enten­deur…

D’ailleurs, EDF a déjà com­men­cé à licen­cier sur le fameux site de Hinkley Point. L’Observatoire du nucléaire, qui vole de suc­cès en triomphes, parie plus que jamais que ces deux EPR ne seront jamais construits. Une nou­velle vic­toire est en vue…

Nucléaire français ridicule : il n’y a pas que l’EPR !

Les nucléo­crates fran­çais, plus ridi­cules que jamais…

Les déboires inouïs des EPR ne sont pas les seules rai­sons de railler les nucléo­crates fran­çais, loin de là. Car, contrai­re­ment à une légende entre­te­nue par les médias domi­nants, l’industrie nucléaire hexa­go­nale n’a ces­sé depuis des décen­nies d’être gra­ve­ment défaillante.
L’Observatoire du nucléaire a déjà mis à jour les prin­ci­pales faillites de cette indus­trie, mais cer­taines autres affaires méritent d’être connues, comme le flop gigan­tesque d’Areva à Tchernobyl ou celui de Framatome en Hongrie.
D’autres chan­tiers en cours connaissent de graves contre-temps, comme ceux d’Iter et du Mégajoule (fusion nucléaire), évo­qués dans de pré­cé­dentes revues de presse. Mais aus­si celui du réac­teur Jules Horowitz en per­di­tion à Cadarache.
Enfin, alors que la pro­pa­gande assure que le nucléaire per­met de lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, c’est en réa­li­té l’inverse qui se pro­duit : le pré­sident Hollande en est réduit à sup­plier les Suisses de bien vou­loir lâcher de l’eau fraîche dans le Rhône dont l’eau est « trop chaude » l’été pour refroi­dir cor­rec­te­ment les nom­breuses cen­trales construites sur ses rives : Bugey, Saint-Alban, Cruas, Tricastin…

La France nucléaire à genoux devant les Chinois

Le repré­sen­tant offi­ciel de l’industrie nucléaire dans la rédac­tion du Monde, M Bezat, tente une fois de plus de tour­ner les choses en faveur de l’atome hexa­go­nale, avec un article titré posi­ti­ve­ment « L’avenir du nucléaire fran­çais s’écrit en chi­nois ». En réa­li­té, il fal­lait titrer « Moribond, le nucléaire fran­çais fait allé­geance aux Chinois ». Ces der­niers sont assu­ré­ment de gen­tils amis - sur­tout avec l’affaire des cuves EPR ! - prêts à aider la France. Un peu comme la France a « aidé » le Niger ces 50 der­nières années, en le pillant, le conta­mi­nant…

Areva : l’heure du démantèlement !

Non, hélas, Areva ne déman­tèle pas les innom­brables ins­tal­la­tions nucléaires qui jonchent le ter­ri­toire de la France. Au contraire c’est Areva, en faillite, qui est en plein démon­tage. Ce mas­to­donte assem­blé jadis par la « reine de l’atome », Anne Lauvergeon, est décou­pé en mor­ceaux.
Les acti­vi­tés encore récu­pé­rables sont convoi­tées par EDF et Engie (ex-GDF-Suez), le reste - et en par­ti­cu­lier les dettes colos­sales de l’entreprise - sera à la charge de l’Etat, c’est à dire des citoyens de France qui vont une fois de plus payer les fac­tures inouïes du nucléaire : ce sont des cen­taines de mil­liards qui vont encore nous être volés…
Les syn­di­cats de l’atome, CGT en tête, se déses­pèrent de voir dis­pa­raître leur poule aux oeufs d’or, et appellent à une grève le 2 juin. Nous com­pa­tis­sons bien sûr concer­nant le sort des « sou­tiers » de l’atome, qui sont irra­diés et conta­mi­nés en échange de salaires plus que modestes.
Mais nous ne ver­se­rons pas une larme sur les flo­pées de cadres de l’atome qui sont gras­se­ment rému­né­rés depuis des décen­nies sur notre dos, au dépend de notre san­té et de celle de nos enfants. Qu’ils aillent donc à Fukushima, on manque de monde là-bas pour s’occuper de la cen­trale en per­di­tion…

Un Japon à 0% de nucléaire : une réalité… qui dure !

Beaucoup de bla-bla ces der­niers mois autour des réac­teurs japo­nais à l’arrêt, tant et si bien que pas mal de gens croient que cer­tains réac­teurs, voire tous, ont été réac­ti­vés. D’ailleurs, l’AFP a jugé utile de se fendre d’une dépêche pour faire savoir au monde entier que l’industrie nucléaire du Japon « se réjouit » : quelle infor­ma­tion cru­ciale !
Mais la réa­li­té est que le Japon fonc­tionne tou­jours actuel­le­ment, et depuis près de deux ans, avec 0% de nucléaire. Oui, ce pays ultra-industrialisé de 135 mil­lions d’habitants !
Rappelons que les 6 réac­teurs de Fukushima sont défi­ni­ti­ve­ment déclas­sés. Et qu’à ce jour, sur les 48 res­tants, seuls ceux de Takahama 3 et 4 et de Sendaï 1 et 2 sont éven­tuel­le­ment sus­cep­tibles de redé­mar­rer. Éventualité de plus en plus éloi­gnée pour les deux pre­miers, après un juge­ment confir­mé en appel.
Mais, effec­ti­ve­ment, après là aus­si une bataille juri­dique, il appa­raît que les deux réac­teurs de Sendaï pour­raient hélas être réac­ti­vés cet été. Ce serait certes une très mau­vaise nou­velle mais, objec­ti­ve­ment, on serait bien loin du « grand retour du nucléaire ».
Pourtant, tou­jours en pointe dans sa croi­sade pro-atome, le quo­ti­dien Les Échos titre sur « le redé­mar­rage du nucléaire » au Japon, lais­sant croire au lec­teur que l’ensemble du parc nucléaire va redé­mar­rer, ou l’a même déjà fait : les ato­mistes se nour­rissent de sub­ter­fuges, de trom­pe­ries et de men­songes. Mais ce n’est heu­reu­se­ment pas cela qui sau­ve­ra leur chère (très chère !) éner­gie nucléaire…

Fukushima : et ça continue encore et encore (refrain connu)

Olivia Newton-Jones a chan­té à Fukushima pour les vic­times du nucléaire

Olivia Newton-John n’est pas seule­ment une immense vedette de la chan­son, révé­lée au grand public en 1978 par le film Grease. Elle est aus­si la petite-fille du grand phy­si­cien alle­mand Max Born, deve­nu bri­tan­nique en 1939, et co-signataire en 1955 (avec diverses autres per­son­na­li­tés dont Albert Einstein) du mani­feste Russell-Einstein qui dénon­çait le dan­ger cau­sé par les armes nucléaires sans pour autant se lais­ser aller à la pro­mo­tion de l’atome pré­ten­du « civil ».
Olivia, tout à fait digne de son grand-père, s’engage car­ré­ment contre l’énergie nucléaire, à tel point qu’elle est allé chan­ter à Fukushima en soli­da­ri­té avec les vic­times de la catas­trophe com­men­cée le 11 mars 2011. Bravo !
Elle ne chante pas (à notre connais­sance) mais Janik Magne n’est pas moins active pour faire connaître les ravages du nucléaire au Japon où elle vit depuis 40 ans. Bravo aus­si à elle.
A ce sujet, les Japonais ont envoyé un robot dans un des réac­teurs acci­den­tés de Fukushima, mais il est tom­bé en panne après avoir par­cou­ru seule­ment dix mètres ! Heureusement, on sait faire aujourd’hui des robots qui se réparent eux-mêmes (cf Le Monde ). Et les cen­trales qui se réparent elles-mêmes, c’est pour quand ? Et celles qui répa­re­ront la nature et les gens irra­diés ?
Pendant ce temps, une par­tie de la radio­ac­ti­vi­té de Fukushima tra­verse l’océan Pacifique et conta­mine l’Amérique du Nord, comme le montrent Reuters et Netoyens, mais les auto­ri­tés nient ou mini­misent ce phé­no­mène : la conta­mi­na­tion est « trop faible pour repré­sen­ter un dan­ger ». On a déjà enten­du ça maintes fois…

En avril, c’est Tchernobyl

Nous lui sou­hai­tons un bon can­cer…

En avril, c’est Tchernobyl : autour de la date fati­dique du 26, des mani­fes­ta­tions ont lieu un peu par­tout dans le monde pour dénon­cer le nucléaire et com­mé­mo­rer la catas­trophe. Celle-ci, près de 30 ans après son com­men­ce­ment, n’en finit plus de s’aggraver.
Des mil­lions de gens consomment quo­ti­dien­ne­ment des pro­duits conta­mi­nés et, après les enfants, ce sont les petits-enfants de Tchernobyl qui sont vic­times : « A ce jour nous ne savons tou­jours pas quelle est l’origine de la conta­mi­na­tion des enfants de la deuxième géné­ra­tion. Mode de vie ? Régime ali­men­taire ? Génétique ? Tout autant de ques­tions qui res­tent sans réponses, vingt-neuf ans après la catas­trophe »
Pas de quoi inquié­ter une curieuse jeune femme qui fait le buzz sur le web en man­geant déli­bé­ré­ment des ali­ments conta­mi­nés dans la zone de Tchernobyl, assu­rant qu’il n’y a là aucun dan­ger, et fus­ti­geant les gens qui ont « peur pour rien ». Nous sou­hai­tons les pires can­cers et leu­cé­mies à cette andouille slave, mais la vie est par­fois mal faite et il arrive que les cra­pules s’en sortent sans dom­mage. Dommage !
Pendant ce temps, le drame conti­nue : de temps à autre (c’était déjà le cas en 2010), de gigan­tesques incen­dies frappent la végé­ta­tion des zones conta­mi­nées et remettent en sus­pen­sion d’innombrables par­ti­cules radio­ac­tives, empor­tées par les vents : c’est l’éternel retour du nuage de Tchernobyl

La blague du « grand retour du nucléaire » (suite)

Au début des années 2000, les ato­mistes ont inven­té la thèse du « grand retour du nucléaire » : Tchernobyl était pra­ti­que­ment oublié, la lutte contre les émis­sions de co2 com­men­çait à occu­per le devant de la scène et, du coup, les réac­teurs nucléaires allaient pous­ser comme des cham­pi­gnons par­tout sur la pla­nète. Bien dis­ci­pli­née, l’éditocratie a relayé cette thèse depuis 15 ans dans les grands médias de nom­breux pays et tout par­ti­cu­liè­re­ment en France.
Non seule­ment le phé­no­mène atten­du ne s’est jamais pro­duit mais, aujourd’hui, c’est l’inverse : l’industrie nucléaire s’effondre. Et pour­tant, cer­tains édi­to­ria­listes obtus conti­nuent à enton­ner la chan­son du mythique « grand retour » (cf revue de presse de février-mars). Mais c’est bien le « grand effon­dre­ment » qui conti­nue.
Longtemps pré­sen­tée comme la « preuve » qu’on ne pou­vait pas sor­tir du nucléaire, la Suède vient car­ré­ment de déci­der de fer­mer de façon anti­ci­pée deux réac­teurs pour­tant auto­ri­sés à fonc­tion­ner jusqu’en 2025. Et la Finlande, qui com­prend enfin dans quelle panade elle s’est mise en com­man­dant un EPR en 2003, vient sage­ment d’abandonner le pro­jet d’un réac­teur sup­plé­men­taire pré­vu à côté du chan­tier mau­dit d’Areva.
En France même, on com­mence à envi­sa­ger aus­si la vie sans le nucléaire. Un peu comme des alcoo­liques repen­tis, les tenants de l’atome vont de voir se sevrer. Bienvenue chez les « ato­mistes ano­nymes » !

Voiture électrique : voiture nucléaire et pollutions diverse

L’argent public cap­té par mil­liards pour que les pri­vi­lé­giés rechargent leurs jou­joux nucléaires…

C’est un scan­dale de la plus grande ampleur contre lequel hélas peu de gens pro­testent : des sommes astro­no­miques d’argent public, qui se comptent en dizaines de mil­liards d’euros, sont cap­tées pour… rem­pla­cer des voi­tures pol­luantes (ther­miques : essence ou die­sel) par d’autres voi­tures pol­luantes (élec­triques).

Nous avons déjà fait savoir que, du fait de la fabri­ca­tion de ses bat­te­ries, la voi­ture élec­trique est mas­si­ve­ment émet­trice de co2 (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013). Mais ce n’est pas tout : on apprend aus­si que « Les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de micro­par­ti­cules que le die­sel » : contrai­re­ment à tout ce qui est avan­cé pour « jus­ti­fier » l’injustifiable, la voi­ture élec­trique est donc aus­si for­te­ment émet­trice de ces fameuses par­ti­cules fines si nocives !

Pas de quoi frei­ner (sic) les diri­geants stu­pides d’EDF et, en par­ti­cu­lier, de la cen­trale nucléaire de Civaux (Vienne), les­quels aident ses sala­riés à s’équiper en voi­tures élec­triques, confir­mant bien que, en France, on peut véri­ta­ble­ment par­ler de voi­tures nucléaires. Et donc cri­mi­nelles (même sans acci­dent de la cir­cu­la­tion ! )

Ceci dit, mal­gré les mil­liards publics gas­pillés, le déve­lop­pe­ment de la voi­ture élec­trique se fait attendre (tant mieux !) et les décon­ve­nues s’accumulent : les Grenoblois ne les uti­lisent pas, Strasbourg ne tombe pas dans le piège de la pieuvre Bolloré, contrai­re­ment à Paris, Lyon, et Bordeaux.

D’ailleurs, à ce sujet, aucune nou­velle de la plainte dépo­sée contre l’Observatoire du nucléaire pour débran­cher et faire débran­cher les Autolib, Bluely et Bluecub en charge sur la voie publique : Bolloré n’est qu’un misé­rable couard qui, ins­truit de la défaite cui­sante infli­gée à Areva, semble renon­cer à atta­quer l’Observatoire du nucléaire. Dommage !