Observatoire du nucléaire

Organisme indépendant de surveillance de l’industrie nucléaire

Revue de presse n°38

21 février 2013 · ana duarte

Note préa­lable : cette Revue de presse est dédiée à Jeffrey Lee, un cou­ra­geux Aborigène qui aurait pu deve­nir l’homme le plus riche d’Australie mais qui a refu­sé les mil­lions pro­po­sés par Areva. Au contraire, il a fait clas­ser sa région du Koongarra au patri­moine mon­dial de l’Unesco, anéan­tis­sant défi­ni­ti­ve­ment les pro­jets cri­mi­nels (mais lucra­tifs) de mines d’uranium. Une grande leçon qui, par son exem­pla­ri­té, pour­ra peut-être faire évo­luer vers la civi­li­sa­tion la tri­bu pri­mi­tive des pronucléaires.

On note­ra qu’aucun « grand » média fran­çais (à l’exception du blog « Big Browser » du Monde) n’a dai­gné évo­quer cet his­toire extra­or­di­naire, alors même (ou parce qu’) qu’elle implique une mul­ti­na­tio­nale de l’atome hexa­go­nal. Peut-être bien parce que l’info est venue d’un « minable orga­nisme sans la moindre cré­di­bi­li­té » (vous aurez recon­nu l’Observatoire du nucléaire !). Peut-être aus­si parce que les pages de pub d’Areva et d’EDF sont très lucratives…

Voir en détail plus bas à Lundi 18 février.

Rattrapage 13 février

**Meeting contre les arrestations d’antinucléaires au Japon

Le tota­li­ta­risme nucléaire monte en pres­sion au Japon où les mili­tants anti­nu­cléaires sont jetés en pri­son. Précisons qu’il ne s’agit pas de « dan­ge­reux acti­vistes » mais de citoyens ordi­naires qui se mêlent… de ce qui les regarde. Inutile de dire que ce sera exac­te­ment la même chose en Sarkhollande : ça va « Vallser » si le pire se produit.

Notons d’ailleurs une Conférence qui s’annonce par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sante le 9 mars pro­chain à Paris sur le thème « Fukushima, deux ans après : une catas­trophe nucléaire durable », avec divers inter­ve­nants très inté­res­sants dont l’excellent Kolin Kobayashi.

Vendredi 15 février

**THT - Pluralisme et vérité : dommage, Ouest-France n’avait plus la place

Dans un pre­mier temps, on est ten­té de féli­ci­ter Ouest-France qui, pro­ba­ble­ment par sou­ci de plu­ra­lisme, donne la parole même à des gens qui trichent et mentent, en l’occurrence la Préfecture de la Manche, offi­ciel­le­ment repré­sen­tante de l’État de Droit, dans les faits sous-traitante zélée de l’industrie de l’atome.

C’est ain­si qu’une prose nau­séa­bonde a été publiée par Ouest-France, bafouant des déci­sions de Justice qui ont don­né rai­son à de cou­ra­geux citoyens, les­quels ont refu­sé l’argent radio­ac­tif du Réseau de trans­port de l’électricité (RTE-EDF) et se sont oppo­sés à l’édification sur leur ter­rain de pylônes Très haute ten­sion (THT).

Logiquement, l’avocat de ces dignes per­sonnes a envoyé un droit de réponse à Ouest-France mais, pas de chance, il n’y avait plus la place pour faire ouvre de plu­ra­lisme et, sur­tout, pour réta­blir la véri­té. Nous n’irons pas jusqu’à pré­tendre que, ce fai­sant, Ouest-France a bien méri­té les lucra­tives pages de publi­ci­té que EDF ne man­que­ra pas de conti­nuer à acheter…

**Hollande en Inde : des antinucléaires arrêtés, le drapeau français brûlé

Les médias fran­çais en attestent, le grand chef de guerre François Hollande est accueilli par des foules en liesse par­tout où il passe. Il est pro­ba­ble­ment le meilleur Sarkozy que nous ayons eu depuis Sarkozy ! Après avoir libé­ré la moi­tié de l’Afrique, le voi­ci qui apporte la lumière (radio­ac­tive) aux foules déshé­ri­tées de l’Inde.

En réa­li­té, il y a eu de nom­breuses mani­fes­ta­tions contre les pro­jets que le pou­voir de New Delhi tente d’imposer à sa popu­la­tion avec la coopé­ra­tion de la France. Des anti­nu­cléaires ont été arrê­tés, mais il en reste en liber­té : va-t-on rap­pe­ler MAM pour for­mer la police indienne à la répres­sion ? (Rappel sur Rue89)

En réa­li­té, à l’occasion de la visite de Hollande, comme le rap­porte The Times of India, le dra­peau de « la-patrie-des-droits-de-l-homme » a été bru­lé en public, accu­sé à juste titre de ne repré­sen­ter que les inté­rêts d’Areva et pas ceux des peuples. Mais la réa­li­té n’existe que quand elle passe dans les médias et, prin­ci­pa­le­ment, dans les JT de 20h. Or, on n’y a rien vu de tout ça. Donc cela n’a pas eu lieu. CQFD.

**USA : Fuite radioactive et contaminations historiques à Hanford

Le lob­by nucléaire amé­ri­cain vaut bien le notre et ses conta­mi­na­tions his­to­riques (voir plus loin au 20 février). Le site ato­mique de Hanford (état de Washington) a été créé il y a 70 ans, pour pro­duire du plu­to­nium pour les bombes nucléaires amé­ri­caines. Tous les réac­teurs, à part un qui a fonc­tion­né jusqu’en 1987, sont arrê­tés… depuis 1971 ! Mais les conta­mi­na­tions, gigan­tesques, sont tou­jours là, bien sûr, et il y a régu­liè­re­ment des fuites, comme c’est à nou­veau le cas ces jours-ci. Merci aux cana­diens de publier des infor­ma­tions sur cette affaire, mais il est vrai que l’Etat de Washington est voi­sin de Vancouver, cela aide à se sen­tir concerné…

Samedi 16 février

**L’Iran ne veut pas de la bombe atomique… mais il pourrait en avoir envie !

Voilà qui nous fait un peu pen­ser au gou­ver­ne­ment du Niger qui « n’a pas tou­ché d’argent d’Areva et en plus ne s’est pas ser­vi de cet argent pour ache­ter un avion ». Cette fois c’est l’Iran qui s’amuse : « L’Iran n’a aucune inten­tion de se doter d’armes nucléaires, mais si tel devait être le cas, rien ne pour­rait l’en empê­cher », a décla­ré ce same­di le « Guide suprême de la révo­lu­tion ira­nienne », l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans le même genre, on a « La France n’intervient pas mili­tai­re­ment au Mali pour pro­té­ger les mines d’uranium d’Areva, bien qu’elles soient à proxi­mi­té immé­diate ». Ou alors « La cen­trale de Fessenheim va fer­mer bien que le PDG d’EDF, oppo­sé à cette fer­me­ture, soit lais­sé en place ». C’est déci­dé : fin 2013, nous décer­ne­rons le prix de l’Humour radioactif…

Dimanche 17 février

**Fuite radioactive à bord d’un sous-marin nucléaire britannique

Lancé en 1984, le sub­mer­sible HMS Tireless devait par­tir à la retraite cette année, mais il a été pro­lon­gé de quatre ans en rai­son du retard dans la sor­tie des nou­veaux sous-marins bri­tan­niques. (Sont-ils donc construits par EDF et Areva ?). On apprend au pas­sage que Londres ne peut plus comp­ter actuel­le­ment que sur cinq sous-marins en acti­vi­té alors que, parait-il, il fau­drait en avoir au moins sept. Voilà qui est bien embê­tant, non ? Cela dit, nous sommes très heu­reux de savoir que, mal­gré cette fuite radio­ac­tive, « il n’y a aucun risque pour le public, l’environnement ou l’équipage. » C’est fou le nombre d’accidents nucléaires qui n’ont stric­te­ment aucune conséquence…

Lundi 18 février

**Enfouissement des déchets radioactifs : débats sur le débat

A Libération, sous la haute sur­veillance de la très radio­ac­tive Anne Lauvergeon (mais l’inverse n’est hélas pas vrai), les atomes sont (bien) gar­dés par Sylvestre Huet. Aujourd’hui, il parle du Débat public qui va avoir lieu sur l’enfouissement des déchets radio­ac­tifs. Notons déjà que, très dis­ci­pli­né, M Sylvestre uti­lise la ter­mi­no­lo­gie offi­cielle, il parle de « sto­ckage géo­lo­gique » : ça fait plus propre et plus sérieux.

Comme sou­vent, l’article com­mence cor­rec­te­ment, les « pros » et les « antis » sont ren­voyés dos à dos mais, rapi­de­ment, seuls les « antis » sont méchants. Le jour­na­liste par­vient même à trou­ver du charme au dis­cours creux et sté­réo­ty­pé de notre amie Delphine (oui, Batho, celle qui fait ministre !)

Enfin, M. Sylvestre se garde bien de faire la moindre réfé­rence à Michel Guéritte et son site Ville-sur-Terre, qui fait pour­tant un remar­quable tra­vail citoyen et met en lumière les lourdes inep­ties du pro­jet bap­ti­sé « Cigéo », un bien joli nom pour un véri­table crime.

**Gloire et honneur à Jeffrey Lee, l’homme qui a refusé les millions d’Areva pour sauver sa terre

Le 7 février 2013, une loi aus­tra­lienne a inté­gré la zone du Koongarra dans le parc natio­nal du Kakadu, lui-même clas­sé au patri­moine mon­dial de l’Unesco. Cette déci­sion condamne défi­ni­ti­ve­ment les pro­jets d’Areva d’ouvrir à Koongara une gigan­tesque mine d’uranium qui aurait cau­sé des dom­mages effroyables et irré­ver­sibles à l’environnement et mis en cause la san­té des êtres vivants.

Le mérite de cette vic­toire revient prin­ci­pa­le­ment à un homme admi­rable, le der­nier pro­prié­taire tra­di­tion­nel (Aborigène) de la région, Jeffrey Lee, qui aurait à ce titre pu deve­nir l’homme le plus riche d’Australie en accep­tant les mil­lions de dol­lars pro­po­sés Areva. Notons que cette der­nière aurait alors engran­gé des mil­liards, et non des mil­lions, en cas d’ouverture de la mine.

Lire la suite sur le site de l’Observatoire du nucléaire… et nulle part ailleurs : aucun « grand » média fran­çais n’a dai­gné évo­quer cet évé­ne­ment pour­tant extra­or­di­naire. Curieux non ? Cependant, Zone bourse note que « L’Observatoire du nucléaire accuse Areva d’avoir pro­po­sé d’importantes sommes d’argent à Jeffrey Lee pour qu’il aban­donne son com­bat ». Il sera peut-être pos­sible d’en « dis­cu­ter » avec Areva le 20 décembre !

**Envoyé spécial (France 2) atomise les renouvelables et déroule le tapis radioactif pour Lauvergeon

Souvent per­ti­nente, l’émission de repor­tages Envoyé spé­cial a sérieu­se­ment déra­pé same­di 9 février 2013 sur la ques­tion des éner­gies renou­ve­lables, tout en per­met­tant à Anne Lauvergeon de pro­mou­voir l’atome sans contra­dic­tion, en occul­tant Fukushima et en oubliant d’évoquer l’importation de l’uranium « fran­çais » depuis le Niger, avec otages et guerre au Mali à la clé. Cela fait beaucoup…

**Prix de l’électricité : les renouvelables accusées à tort !

Quelques jours après la tri­che­rie d’Envoyé spé­cial, c’est la Commission de régu­la­tion de l’énergie (CRE) qui a son­né la charge contre les éner­gies renou­ve­lables. La CRE est une « auto­ri­té admi­nis­tra­tive indé­pen­dante », offi­ciel­le­ment char­gée de veiller au « bon fonc­tion­ne­ment du mar­ché de l’énergie », mais son objet réel est de don­ner une appa­rente légi­ti­mi­té aux poli­tiques néo-libérales et anti-sociales.

La CRE pré­pare ain­si l’opinion publique à accep­ter avec fata­lisme de bru­tales aug­men­ta­tions du prix de l’électricité, +30% annon­cés pour les 5 ans à venir. Mais, au lieu de dire que c’est le parc nucléaire fran­çais, vétuste, qui est la cause prin­ci­pale de ces aug­men­ta­tions, la CRE charge les éner­gies renouvelables.

Pourtant, lorsqu’on épluche le rap­port de la CRE, on s’aperçoit que les renou­ve­lables ne sont « cou­pables » que d’un cin­quième des 30% annon­cés. La com­mu­ni­ca­tion de la CRE en direc­tion des médias a été clai­re­ment trom­peuse : ceux-ci ont sau­té à pieds joints dans le piège relayant le pré­ten­du « coût exor­bi­tant des renouvelables ».

On n’a pas trou­vé grand monde pour réta­blir la véri­té et rap­pe­ler que des quan­ti­tés de plus en plus impres­sion­nantes d’électricité renou­ve­lable à bas prix arrivent en France depuis chez nos voi­sins. La CRE est clai­re­ment l’ « Envoyé spé­cial » du lob­by de l’atome…

**EPR / Grande-Bretagne : les pronucléaires tentent le tout pour le tout !

Nous l’avons sou­vent évo­qué ces der­nières semaines, l’électricité nucléaire est tel­le­ment chère à pro­duire que EDF hésite à construire des EPR en Grande-Bretagne, bien que ce soit dans ce but qu’elle a fait en 2008 l’acquisition de British ener­gy (et ses vieux réac­teurs nucléaire « graphite-gaz ») au tarif insen­sé de 15 milliards.

En fait, EDF ne construi­ra des réac­teurs que si le gou­ver­ne­ment bri­tan­nique prend en charge tous les risques finan­ciers, soit par sub­ven­tions directes, soit en fai­sant payer les usa­gers. Aux der­nières nou­velles, EDF demande à Londres de lui garan­tir le prix d’achat de l’électricité nucléaire… pour les 40 pro­chaines années !

Avec le nucléaire, les pires des mau­vaises sur­prises sont tou­jours pos­sibles, alors méfiance, mais a prio­ri des garan­ties aus­si inouïes ne devraient pas être accep­tées par la Commission euro­péenne. Attendons de voir mais, si tout va bien, ce der­nier coup de bluff d’EDF et de Cameron devrait se ter­mi­ner pas un superbe crash. (Voir nou­veaux élé­ments plus bas à Mercredi 20 février)

Mardi 19 février

**Responsabilité civile en cas d’accident nucléaire : une triste plaisanterie

Le gou­ver­ne­ment fran­çais nous prend pour des imbé­ciles en annon­çant qu’il compte aug­men­ter le mon­tant de la res­pon­sa­bi­li­té civile des exploi­tants en cas d’accident nucléaire. En France, la quasi-totalité des acti­vi­tés ato­miques sont le fait d’EDF, d’Areva et du Commissariat à l’énergie ato­mique (CEA), trois orga­nismes d’Etat.

Notons d’ailleurs que Tepco, exploi­tant de la cen­trale nucléaire de Fukushima, était une entre­prise pri­vée avant la catas­trophe. et a été natio­na­li­sée après : aucune entre­prise pri­vée ne peut sur­vivre à un tel drame. Donc, dans tous les cas, s’il se pro­duit un acci­dent nucléaire, c’est l’argent public qui est mis à contribution.

Mais le plus impor­tant est de com­prendre que, si un tel drame se pro­duit, les sommes inouïes d’argent public qui seront anéan­ties à cette occa­sion ne vau­dront rien en com­pa­rai­son des souf­frances phy­siques (décès et bles­sures par irra­dia­tions, conta­mi­na­tions, bous­cu­lades, etc) et morales (détresse et angoisse dues aux décès, à l’évacuation de cen­taines de mil­liers de per­sonnes pour des décen­nies, etc) infli­gées à des mil­lions de personnes.

La seule façon d’éviter une catas­trophe ato­mique est de fer­mer au plus vite l’ensemble des ins­tal­la­tions nucléaires. Suite au drame de Fukushima, le Japon a fer­mé ses 54 réac­teurs en envi­ron un an, c’est là l’exemple à suivre pour la France et ses 58 réac­teurs. mais le mieux serait de le faire avant la catas­trophe et non après.

Mercredi 20 février

**Le nucléaire est en train de ruiner la France

Si vous sui­vez régu­liè­re­ment l’actualité du nucléaire, par exemple avec la pré­sente Revue de presse, ce constat impla­cable ne vous sur­pren­dra pas. Mais cela va mieux en le disant, et en le lisant !

**Projets nucléaires d’EDF en Grande-Bretagne : les concurrents contestent, the Guardian révèle…

Nous avons vu que EDF et le gou­ver­ne­ment de Londres étaient dis­po­sés à faire payer par les citoyens bri­tan­niques la construc­tion de réac­teurs EPR, par des pré­lè­ve­ments sur les fac­tures d’électricité et par le biais de garan­ties insen­sées (sur 40 ans !) Logiquement, les autres pro­duc­teurs d’électricité contestent ces manoeuvres, à com­men­cer par RWE qui a récem­ment aban­don­né tout pro­jet nucléaire, consta­tant que cette éner­gie était condamnée.

The Guardian révèle pour sa part que 15 à 20 per­sonnes tra­vaillant pour l’industrie nucléaire ont été posi­tion­nées dans les minis­tères et orga­nismes stra­té­giques où sont pré­pa­rées les déci­sions de poli­tique éner­gé­tique. Certains étaient d’ailleurs payés par l’argent public : il n’y a pas de petit pro­fit pour l’industrie ato­mique. En tout cas, on ne s’étonnera plus que les auto­ri­tés bri­tan­niques envi­sagent de prendre des dis­po­si­tions dont les seuls béné­fi­ciaires seraient les gang­sters du nucléaire…

**Nucléaire trop cher : en Pologne aussi

Le sce­na­rio est désor­mais bien connu : les auto­ri­tés d’un pays, la Pologne en l’occurrence, annoncent à plu­sieurs reprises, avec tam­bours et trom­pettes, la construc­tion de réac­teurs nucléaires. Puis, fina­le­ment, le plus dis­crè­te­ment pos­sible, ces pro­jets sont annu­lés, pra­ti­que­ment tou­jours pour la même rai­son : trop cher ! Amis polo­nais, bien­ve­nue au club…

Jeudi 21 février

**Vaujours : la société Placo veut creuser sous l’ancien site contaminé par le CEA

Suite de l’affaire évo­quée dans la revue de presse n°34 : le Commissariat à l’énergie ato­mique (CEA) a fait au Fort de Vaujours (Seine-St-Denis) ce qu’il fait le « mieux » : conta­mi­ner, puis par­tir en lais­sant la m… der­rière lui. La socié­té BPB Placo (ex-Placoplâtre), filiale du géant de la pol­lu­tion Saint-Gobain, fait entre autres acti­vi­tés du busi­ness dans l’extraction du gypse, mine­rai uti­li­sé pour fabri­quer le plâtre, et que l’on trouve en quan­ti­té à Vaujours. L’extraction du gypse de Vaujours aurait toutes les « chances » de dis­sé­mi­ner les conta­mi­na­tions dues au CEA. Heureusement, grâce au tra­vail remar­quable du Collectif « Sauvons la Dhuis », Le Parisien s’intéresse à l’affaire. A suivre…